Le problème, c'est que l'épidémie un peu virtuelle de grippe A une dizaine d'années avant avait été l'occasion de prendre des mesures préventives intéressantes. Mon lycée par exemple était dépositaire d'un million de masques, considérés comme un "stock stratégique" pour les établissements scolaires du secteur en cas de crise.
Quand je suis arrivé dans l'établissement en 2014 et que j'ai découvert ce stock un peu étrange et bien encombrant, on m'a signalé qu'ils étaient déjà "périmés". J'ai résisté pendant deux ou trois ans à ceux qui me disaient qu'il fallait les jeter, en pensant que je ne pouvais pas faire une chose pareille sans avoir d'instructions de la part de ceux qui avaient fourni ce matériel.
Mais voilà : tout le monde s'en foutait, et la mesure de prudence, la prévision de la crise, le maintien d'une capacité industrielle de fabrication des masques (on l'a vu aussi pour l'oxygène médical...), holala tout ça c'est cher et pas intéressant. Quand la crise est arrivée, j'avais gardé deux boîtes de 50 pour les jours où mes gars jouaient de la perceuse...
En fin de compte c'est tellement honteux que je comprends qu'au gouvernement, ils se sentaient couverts de pipi quand on prononçait le mot "masque". Et en fin de compte ils ont dit n'importe quoi, après avoir fait n'importe quoi.
[^] # Re: Merci
Posté par L'intendant zonard (site web personnel) . En réponse au journal Moins d’un an pour un vaccin, est-ce surprenant ?. Évalué à 4.
Le problème, c'est que l'épidémie un peu virtuelle de grippe A une dizaine d'années avant avait été l'occasion de prendre des mesures préventives intéressantes. Mon lycée par exemple était dépositaire d'un million de masques, considérés comme un "stock stratégique" pour les établissements scolaires du secteur en cas de crise.
Quand je suis arrivé dans l'établissement en 2014 et que j'ai découvert ce stock un peu étrange et bien encombrant, on m'a signalé qu'ils étaient déjà "périmés". J'ai résisté pendant deux ou trois ans à ceux qui me disaient qu'il fallait les jeter, en pensant que je ne pouvais pas faire une chose pareille sans avoir d'instructions de la part de ceux qui avaient fourni ce matériel.
Mais voilà : tout le monde s'en foutait, et la mesure de prudence, la prévision de la crise, le maintien d'une capacité industrielle de fabrication des masques (on l'a vu aussi pour l'oxygène médical...), holala tout ça c'est cher et pas intéressant. Quand la crise est arrivée, j'avais gardé deux boîtes de 50 pour les jours où mes gars jouaient de la perceuse...
En fin de compte c'est tellement honteux que je comprends qu'au gouvernement, ils se sentaient couverts de pipi quand on prononçait le mot "masque". Et en fin de compte ils ont dit n'importe quoi, après avoir fait n'importe quoi.
Intendant, donc méchant, mais libre !