À mon avis, ce n’est pas tant une question de hype technologique que le fait qu’on tend de nos jours à préférer les approches où on ne dépend pas de l’utilisation du pathogène d’origine.
J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de fantasmes sur les vaccins « classiques ».
L’atténuation ou l’inactivation d’un pathogène pour en faire un vaccin, ça a longtemps été un processus d’essais et erreurs où on soumet un pathogène à toutes sortes de traitement physico-chimiques jusqu’à ce qu’on en trouve un qui produit l’effet escompté — parfois sans qu’on sache comment cet effet est obtenu.
Et ce n’est pas comme si on avait maintenant une méthode d’atténuation ou d’inactivation qui fonctionne à tous les coups et qu’on pourrait utiliser sur tous les pathogènes. La recherche d’une méthode efficace et sûre doit être faite pour chaque pathogène, parce que chaque pathogène est différent et une méthode qui fonctionne sur le pathogène X ne va pas forcément fonctionner sur le pathogène Y.
Du coup, l’utilisation d’une approche plus « classique » ne garantit absolument pas d’obtenir un vaccin plus rapidement. Si les laboratoires chinois ont réussi à produire des vaccins à virus inactivés en moins d’un an, c’est parce que, exactement comme les laboratoires ayant utilisé d’autres approches (ARN, adénovirus, etc,), ils ont bénéficié des quinze dernières années de recherche sur le SARS-CoV-1 (exemple de recherches préliminaires pour un vaccin à base de SARS-CoV-1 inactivé en 2010).
[^] # Re: Question
Posté par gouttegd . En réponse au journal Moins d’un an pour un vaccin, est-ce surprenant ?. Évalué à 7. Dernière modification le 16 janvier 2022 à 23:30.
À mon avis, ce n’est pas tant une question de hype technologique que le fait qu’on tend de nos jours à préférer les approches où on ne dépend pas de l’utilisation du pathogène d’origine.
J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de fantasmes sur les vaccins « classiques ».
L’atténuation ou l’inactivation d’un pathogène pour en faire un vaccin, ça a longtemps été un processus d’essais et erreurs où on soumet un pathogène à toutes sortes de traitement physico-chimiques jusqu’à ce qu’on en trouve un qui produit l’effet escompté — parfois sans qu’on sache comment cet effet est obtenu.
Et ce n’est pas comme si on avait maintenant une méthode d’atténuation ou d’inactivation qui fonctionne à tous les coups et qu’on pourrait utiliser sur tous les pathogènes. La recherche d’une méthode efficace et sûre doit être faite pour chaque pathogène, parce que chaque pathogène est différent et une méthode qui fonctionne sur le pathogène X ne va pas forcément fonctionner sur le pathogène Y.
Du coup, l’utilisation d’une approche plus « classique » ne garantit absolument pas d’obtenir un vaccin plus rapidement. Si les laboratoires chinois ont réussi à produire des vaccins à virus inactivés en moins d’un an, c’est parce que, exactement comme les laboratoires ayant utilisé d’autres approches (ARN, adénovirus, etc,), ils ont bénéficié des quinze dernières années de recherche sur le SARS-CoV-1 (exemple de recherches préliminaires pour un vaccin à base de SARS-CoV-1 inactivé en 2010).