Il suffisait de refuser de catégoriser le vaccin comme une marchandise normale et le sortir du giron de prise de décision Européenne pour que l'on puisse statuer en France sur les vaccins à ADN comme Spoutnik ou le vaccin inactivé comme Sinovac
Alors, les questions relatives à la régulation des médicaments sont très loin de mon domaine, mais de ce que j’en sais, il n’y a nul besoin de « sortir du giron de prise de décision Européenne ».
L’agence européenne du médicament (EMA, European Medicines Agency) délivre une autorisation de mise sur le marché valable dans toute l’union, mais il existe une procédure autorisant les états membres à ne pas attendre l’avis de l’EMA et à délivrer des AMM via leurs agences nationales respectives (en France, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, ANSM). Il leur suffit de le vouloir.
C’est ce qu’a fait le Royaume-Uni fin 2020 pour autoriser les premiers vaccins avant l’EMA, lui permettant ainsi de commencer le programme de vaccination avant le reste de l’Europe. À l’époque, le Royaume-Uni était encore sous le régime de transition post-Brexit, et il aurait normalement du attendre l’autorisation de l’EMA (qui aurait été automatiquement valable au Royaume-Uni, régime de transition oblige).
Ironiquement, Boris Johnson a tenté de faire croire que c’est le Brexit qui permis au MHRA (Medicines & Healthcare products Regulatory Agency, l’équivalent britannique de l’ANSM) d’autoriser les vaccins au Royaume-Uni sans être ralenti par les lenteurs bureaucratiques des institutions européennes... alors que le Royaume-Uni n’a fait qu’utiliser une procédure parfaitement prévue par l’Union Européenne et utilisable par tous les états membres qui le souhaiteraient ! Le Brexit n’avait rien à voir là-dedans, mais bon, si on peut gagner quelques points dans les sondages en tapant sur la méchante Europe qui nous empêche de sauver des gens, on va pas se priver, hein ?
[^] # Re: ARN vs inactivés
Posté par gouttegd . En réponse au journal Moins d’un an pour un vaccin, est-ce surprenant ?. Évalué à 10.
Alors, les questions relatives à la régulation des médicaments sont très loin de mon domaine, mais de ce que j’en sais, il n’y a nul besoin de « sortir du giron de prise de décision Européenne ».
L’agence européenne du médicament (EMA, European Medicines Agency) délivre une autorisation de mise sur le marché valable dans toute l’union, mais il existe une procédure autorisant les états membres à ne pas attendre l’avis de l’EMA et à délivrer des AMM via leurs agences nationales respectives (en France, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, ANSM). Il leur suffit de le vouloir.
C’est ce qu’a fait le Royaume-Uni fin 2020 pour autoriser les premiers vaccins avant l’EMA, lui permettant ainsi de commencer le programme de vaccination avant le reste de l’Europe. À l’époque, le Royaume-Uni était encore sous le régime de transition post-Brexit, et il aurait normalement du attendre l’autorisation de l’EMA (qui aurait été automatiquement valable au Royaume-Uni, régime de transition oblige).
Ironiquement, Boris Johnson a tenté de faire croire que c’est le Brexit qui permis au MHRA (Medicines & Healthcare products Regulatory Agency, l’équivalent britannique de l’ANSM) d’autoriser les vaccins au Royaume-Uni sans être ralenti par les lenteurs bureaucratiques des institutions européennes... alors que le Royaume-Uni n’a fait qu’utiliser une procédure parfaitement prévue par l’Union Européenne et utilisable par tous les états membres qui le souhaiteraient ! Le Brexit n’avait rien à voir là-dedans, mais bon, si on peut gagner quelques points dans les sondages en tapant sur la méchante Europe qui nous empêche de sauver des gens, on va pas se priver, hein ?