• [^] # Re: la rapidité de mise au point, ok, mais quid de la rapidité de validation ?

    Posté par . En réponse au journal Moins d’un an pour un vaccin, est-ce surprenant ?. Évalué à 10.

    On peut juste comparer les risques: On a déjà vu des virus donner un cancer 20 ans plus tard, comme le papilloma

    Sans aller jusqu’au cancer, on peut donner l’exemple du virus de la varicelle, qui cause la... varicelle, justement, lors de l’infection initiale mais qui peut aussi, des dizaines d’années après l’infection, causer un zona.

    On s’apercevra peut-être d’ici dix ou vingt ans que le SARS-CoV-2 nous a aussi réservé quelques surprises de ce genre...

    Est-ce que les vaccins pourraient aussi avoir des effets à long terme de ce genre ? Formellement, il est impossible de l’exclure. La différence, c’est que dans le cas des vaccins il n’y a aucune raison de penser que ça pourrait arriver, alors que dans le cas des virus, on sait que ça peut arriver.

    Globalement, aucun essai clinique ne permettra jamais d’exclure

    • des effets secondaires très rares (un essai clinique de phase III, c’est au mieux quelques dizaines milliers de patients ; un effet secondaire qui ne surviendrait que dans 0.001% des cas n’a statistiquement aucune chance d’être détecté pendant cette phase) ;
    • des effets secondaires à long terme.

    La détection des effets rares ou de long terme, c’est le rôle de la pharmacovigilance, pas des essais cliniques. C’est valable pour toutes les drogues et tous les vaccins, les vaccins contre le SARS-CoV-2 ne font pas exception.

    Si on ne devait accepter que des drogues qui ont été testées pendant vingt ans sur 20 millions de personnes, les pharmacies seraient vides.