C'est fou comme les gens se permettent d'avoir des avis super tranchés sur des choses qu'ils ne connaissent pas.
1) les racines des mots sont hétérogènes et arbitraires. C'est un peu comme imaginer qu'alterner des mots de plusieurs langues permettait d'en créer une nouvelle: For ejemplo, mélanger English, espanol, et French en la same fraseo...
C'est vrai qu'une langue qui mélangerait des racines latines, germaniques, grec, etc. Serait forcément moche et ingérable. Euh attends, c'est pas le cas du français et de l'anglais ? La différence de l'espéranto c'est que son initiateur a pris soin de prendre les racines les plus répandue dans le monde occidentale. Par exemple, Europe, mathématique, linguiste ou évangile sont des mots présents et compris dans quasiment toutes les langues européennes. Il n'y aura pas beaucoup d'efforts à faire pour comprendre les mots : Eŭropo, Matematiko, Lingvisto, Evangelio. Et surtout en espéranto la prononciation et l'orthographe sont homogènes, ce qui évite les horreurs de la prononciation anglaise qui n'a quasiment plus rien à voir avec l'écrit.
2) dans une langue artificielle, il faut forcément une grammaire simple. Où Zamenhof a-t'il pu aller chercher l'idée d'ajouter des déclinaisons? Il picolait ou quoi?
Pas plus que toi en tout cas : il n'y a pas de déclinaison en espéranto ! Alors tu vas me dire, oui mais il y a un accusatif. Certes, mais il n'y a pas de tableau de déclinaison à apprendre. La lettre finale est toujours « n ». On a la même situation en anglais avec le génitif et la lettre « s »: the teacher’s book. Je ne vois pas en quoi ça rend la grammaire difficile ? D'ailleurs l’anglais a aussi de l'accusatif dans certains cas : I/me he/him she/her à comparer à l'esperanto Mi/Min Li/Lin Ŝi/Ŝin.
Utiliser une langue existante (la langue de la culture dominante) semble de mon point de vue bien plus pragmatique que d'inventer une langue qui n'existe pas.
Je comprends que l'on soit contre l'espéranto, ou que l'on considère que l'effort n'en vaut pas la peine, mais il est inutile d'inventer des arguments contre.
L'espéranto n'a aucune chance de s'imposer pour la même raison que l'on est impuissant face au réchauffement climatique. Après on peut rationaliser cette impuissance comme le renard de la fable de la Fontaine qui déclare que les raisins qu'ils n'arrivaient pas à atteindre sont trop vert. On peut même appeler ça pragmatisme si tu veux, mais ne nous mentons pas. En vrai nous n'avons pas le choix et c'est surtout ça le problème.
[^] # Re: Limiter l'usage pratique de la CI sans avoir honte de rien
Posté par Diagonale de Cantor (site web personnel) . En réponse au lien Nouvelle carte d'identité bilingue : l'Académie française prête à saisir le Conseil d'Etat. Évalué à 10.
C'est fou comme les gens se permettent d'avoir des avis super tranchés sur des choses qu'ils ne connaissent pas.
C'est vrai qu'une langue qui mélangerait des racines latines, germaniques, grec, etc. Serait forcément moche et ingérable. Euh attends, c'est pas le cas du français et de l'anglais ? La différence de l'espéranto c'est que son initiateur a pris soin de prendre les racines les plus répandue dans le monde occidentale. Par exemple, Europe, mathématique, linguiste ou évangile sont des mots présents et compris dans quasiment toutes les langues européennes. Il n'y aura pas beaucoup d'efforts à faire pour comprendre les mots : Eŭropo, Matematiko, Lingvisto, Evangelio. Et surtout en espéranto la prononciation et l'orthographe sont homogènes, ce qui évite les horreurs de la prononciation anglaise qui n'a quasiment plus rien à voir avec l'écrit.
Pas plus que toi en tout cas : il n'y a pas de déclinaison en espéranto ! Alors tu vas me dire, oui mais il y a un accusatif. Certes, mais il n'y a pas de tableau de déclinaison à apprendre. La lettre finale est toujours « n ». On a la même situation en anglais avec le génitif et la lettre « s »: the teacher’s book. Je ne vois pas en quoi ça rend la grammaire difficile ? D'ailleurs l’anglais a aussi de l'accusatif dans certains cas : I/me he/him she/her à comparer à l'esperanto Mi/Min Li/Lin Ŝi/Ŝin.
Je comprends que l'on soit contre l'espéranto, ou que l'on considère que l'effort n'en vaut pas la peine, mais il est inutile d'inventer des arguments contre.
L'espéranto n'a aucune chance de s'imposer pour la même raison que l'on est impuissant face au réchauffement climatique. Après on peut rationaliser cette impuissance comme le renard de la fable de la Fontaine qui déclare que les raisins qu'ils n'arrivaient pas à atteindre sont trop vert. On peut même appeler ça pragmatisme si tu veux, mais ne nous mentons pas. En vrai nous n'avons pas le choix et c'est surtout ça le problème.