Mais justement l'anglais est un très mauvais choix objectivement par rapport à ces enjeux.
En anglais il y a des sonorités n'existant dans aucune autre langue à part l'arabe : les 2 sons associés au "th". La façon de prononcer les "r" est aussi unique et difficile à reproduire pour les locuteurs étrangers.
La polysémie est endémique et rend la langue très difficile à maîtriser dans toutes ses nuances :
To make -> fabriquer
Up -> en haut ou vers le haut
To make up -> au choix : inventer, se décider, se maquiller, être redevable de quelque chose à quelqu'un, se rouler une pelle...
Pour quelqu'un pratiquant peu, les contre-sens peuvent être légion.
En anglais la plupart des mots sont en plus mono- ou di-syllabiques. En communication orale c'est très handicapant : une porte claque, on loupe une syllabe et donc un mot. En italien on aurait encore 4 syllabes de plus pour se "rattraper" (je caricature), en espéranto 1 ou 2 en moyenne.
L'anglais puise ses racines dans les langues latines et germaniques, et a donc souvent plusieurs mots issus de ces différentes branches pour les mêmes concepts (brotherly/fraternal).
L'orthographe de l'anglais est dénué de toute logique : "ghoti" pourrait se prononcer "fish" : "gh" se pronoce "f" dans "enough", "o" se prononce "i" dans "women", et "ti" se pronce "sh" dans "construction".
Impossible donc de deviner la prononciation d'un mot à partir de son orthographe et vice-versa. Il faut tout apprendre par coeur !
Une étude a estimé qu'un quart des accidents d'avion seraient dus à une mauvaise compréhension de l'anglais par les pilotes pour toutes ces raisons.
Conclusion : le côté "pratique" de l'anglais comme langue internationale est vrai avant tout pour les anglophones natifs.
[^] # Re: Limiter l'usage pratique de la CI sans avoir honte de rien
Posté par Papey . En réponse au lien Nouvelle carte d'identité bilingue : l'Académie française prête à saisir le Conseil d'Etat. Évalué à 10. Dernière modification le 08 janvier 2022 à 14:50.
Mais justement l'anglais est un très mauvais choix objectivement par rapport à ces enjeux.
En anglais il y a des sonorités n'existant dans aucune autre langue à part l'arabe : les 2 sons associés au "th". La façon de prononcer les "r" est aussi unique et difficile à reproduire pour les locuteurs étrangers.
La polysémie est endémique et rend la langue très difficile à maîtriser dans toutes ses nuances :
To make -> fabriquer
Up -> en haut ou vers le haut
To make up -> au choix : inventer, se décider, se maquiller, être redevable de quelque chose à quelqu'un, se rouler une pelle...
Pour quelqu'un pratiquant peu, les contre-sens peuvent être légion.
En anglais la plupart des mots sont en plus mono- ou di-syllabiques. En communication orale c'est très handicapant : une porte claque, on loupe une syllabe et donc un mot. En italien on aurait encore 4 syllabes de plus pour se "rattraper" (je caricature), en espéranto 1 ou 2 en moyenne.
L'anglais puise ses racines dans les langues latines et germaniques, et a donc souvent plusieurs mots issus de ces différentes branches pour les mêmes concepts (brotherly/fraternal).
L'orthographe de l'anglais est dénué de toute logique : "ghoti" pourrait se prononcer "fish" : "gh" se pronoce "f" dans "enough", "o" se prononce "i" dans "women", et "ti" se pronce "sh" dans "construction".
Impossible donc de deviner la prononciation d'un mot à partir de son orthographe et vice-versa. Il faut tout apprendre par coeur !
Une étude a estimé qu'un quart des accidents d'avion seraient dus à une mauvaise compréhension de l'anglais par les pilotes pour toutes ces raisons.
Conclusion : le côté "pratique" de l'anglais comme langue internationale est vrai avant tout pour les anglophones natifs.