réduisant l'immunité innée des individus (en opposition à l'immunité induite par les vaccins).
C'est une fausse dichotomie que de séparer l'immunité innée et l'immunité vaccinale
C’est surtout, soit une incompréhension totale de ce qu’est l’immunité innée, soit dans le meilleur des cas une utilisation incorrecte du terme.
Les mots ont un sens, et « immunité innée » en a un bien précis, qui n’est pas « l’opposé de l’immunité induite par les vaccins ».
L’immunité innée, ce sont tous les mécanismes de défense qui ne dépendent pas d’une quelconque exposition préalable au pathogène (ou à quelque chose qui ressemble au pathogène, comme un vaccin). Ces mécanismes détectent des motifs « génériques », communs à beaucoup de pathogènes que l’espèce humaine (et les autres vertébrés avec qui on partage ce système d’immunité innée) a rencontré au cours de son évolution. Par exemple, il y a un mécanisme qui détecte de l’ADN double-brin et déclenche une inflammation en sa présence — cette molécule n’est pas censée se trouver dans une cellule humaine, sa présence révèle quelque chose d’anormal, comme une infection virale par exemple (l’ARN double-brin est un intermédiaire dans la réplication du génome de certains virus, comme les coronavirus).
Cette immunité est dite « innée » parce qu’elle est, pour employer une métaphore de programmeur, « codée en dur » dans le génome de notre espèce. Tout le monde l’a à sa naissance, et elle fonctionne contre des pathogènes que l’individu n’a jamais rencontré de sa vie.
Elle s’oppose à l’immunité dite « acquise », qui repose sur la production d’anticorps et de cellules T capables de reconnaître très précisément un pathogène précis — mais qui n’est disponible qu’après que l’individu a rencontré le pathogène (ou quelque chose qui y ressemble, aka un vaccin) au moins une fois.
Dans la discussion présente, il me semble que Nibel veut opposer « immunité acquise induite par le pathogène d’origine » (ce qu’il appelle « immunité innée ») à « immunité acquise induite par un vaccin » (ce qu’il appelle « immunité vaccinale »). Pourquoi pas, mais merci dans ce cas de ne pas utiliser le terme « immunité innée » dans ce contexte, puisqu’il désigne quelque chose qui n’a rien à voir.
[^] # Re: On est sur RussiaLinuxSoirNews ?
Posté par gouttegd . En réponse au lien Vaccination Covid-19 : les effets indésirables graves augmentent de manière exponentielle. Évalué à 10.
C’est surtout, soit une incompréhension totale de ce qu’est l’immunité innée, soit dans le meilleur des cas une utilisation incorrecte du terme.
Les mots ont un sens, et « immunité innée » en a un bien précis, qui n’est pas « l’opposé de l’immunité induite par les vaccins ».
L’immunité innée, ce sont tous les mécanismes de défense qui ne dépendent pas d’une quelconque exposition préalable au pathogène (ou à quelque chose qui ressemble au pathogène, comme un vaccin). Ces mécanismes détectent des motifs « génériques », communs à beaucoup de pathogènes que l’espèce humaine (et les autres vertébrés avec qui on partage ce système d’immunité innée) a rencontré au cours de son évolution. Par exemple, il y a un mécanisme qui détecte de l’ADN double-brin et déclenche une inflammation en sa présence — cette molécule n’est pas censée se trouver dans une cellule humaine, sa présence révèle quelque chose d’anormal, comme une infection virale par exemple (l’ARN double-brin est un intermédiaire dans la réplication du génome de certains virus, comme les coronavirus).
Cette immunité est dite « innée » parce qu’elle est, pour employer une métaphore de programmeur, « codée en dur » dans le génome de notre espèce. Tout le monde l’a à sa naissance, et elle fonctionne contre des pathogènes que l’individu n’a jamais rencontré de sa vie.
Elle s’oppose à l’immunité dite « acquise », qui repose sur la production d’anticorps et de cellules T capables de reconnaître très précisément un pathogène précis — mais qui n’est disponible qu’après que l’individu a rencontré le pathogène (ou quelque chose qui y ressemble, aka un vaccin) au moins une fois.
Dans la discussion présente, il me semble que Nibel veut opposer « immunité acquise induite par le pathogène d’origine » (ce qu’il appelle « immunité innée ») à « immunité acquise induite par un vaccin » (ce qu’il appelle « immunité vaccinale »). Pourquoi pas, mais merci dans ce cas de ne pas utiliser le terme « immunité innée » dans ce contexte, puisqu’il désigne quelque chose qui n’a rien à voir.