• [^] # Re: On est sur RussiaLinuxSoirNews ?

    Posté par . En réponse au lien Vaccination Covid-19 : les effets indésirables graves augmentent de manière exponentielle. Évalué à 1. Dernière modification le 05 janvier 2022 à 15:07.

    C'est une fausse dichotomie que de séparer l'immunité innée et l'immunité vaccinale, vu qu'il n'y a qu'un système immunitaire, et je ne pense pas qu'avoir l'une change grand chose sur l'autre.

    L'immunité acquise (dans ce cas précis, parce que ce n'est pas toujours le cas) offre à notre système immunitaire la clé pour combattre un type précis de virus (en l'occurrence, pour détecter et combattre le péplomère propre au SARS-CoV-2). Si la clé évolue, alors le système immunitaire est moins apte à combattre le corps étranger. C'est ce qui se passe avec Omicron.

    L'immunité innée entraîne le système immunitaire à se battre contre la totalité du corps étranger. Avec évidemment les risques que ça comporte. Ca rend le système immunitaire plus apte à combattre les éventuels variants (même si ça ne le rend pas pour autant infaillible, évidemment).

    L'immunité acquise affecte l'immunité innée de fait en ne lui permettant pas pleinement de s'exprimer. C'est en ça que je les oppose.

    Il n'est pas question de "mémoire immunitaire" mais plutôt de processus immunitaire différents ayant chacun leurs avantages et leurs inconvénients. L'idéal étant évidemment de les rendre le plus complémentaire possible.

    On a aussi des contre exemples, comme la variole, qu'on a éradiqué non pas grâce à l'immunité collective, mais par la vaccination.

    Tout à fait mais dans un contexte totalement différent. La vaccination s'est faite très progressivement, hors pandémie et s'est étalée sur un très longue période de temps : plus de 3 siècles. Même si ça reste le meilleur exemple de l'efficacité de la vaccination, il est également le seul ayant atteint l'ultime but d'éradication complète de la maladie.

    Si on regarde les autres vaccins, aucun autre n'a réussi à atteindre ce but. Même si la quasi-totalité ont énormément fait reculer les maladies, indéniablement.

    À contrario, on a des exemples ou on a décidé de ne pas sortir le grand jeu et laisser l'immunité collective (les rotavirus divers et variés, cause de la gastro), et que je sache, ça n'a pas disparu (même si ça a vachement diminué quand on a commencé à se laver les mains). Ou justement la rougeole, qui fait son retour par la réduction de la vaccination ici et la.

    Egalement oui. Mais tu as aussi des exemples qui montrent que l'immunité collective a bien fonctionné à terme : la grippe espagnole (oui, avec des pertes humaines colossales avant de l'atteindre) et que la maladie a été totalement éradiquée.

    Il n'y a pas un seul scénario possible avec les virus, l'histoire médicale nous le montre.

    C'est pour ces raisons que je suis sur une position "vaccination pour les plus fragiles, non-vaccination pour les individus jeunes et en bonne santé". L'objectif étant de limiter les pertes humaines tout en limitant l'émergeance de nouveaux variants. Et c'est ce qui me rend aussi détestable pour les pro-vax et pour les anti-vax.

    Je pense qu'un point important qui n'a pas l'air d'être abordé dans la discussion, c'est le coût financier.

    Tout à fait, j'ai volontairement mis de côté le coût financier pour me concentrer sur le coût humain. Mais c'est évidemment un paramètre à prendre en compte. Maintenant mon inclinaison naturelle me fait favoriser le coût humain avant le coût financier, "quoi qu'il en coûte" comme dirait le Président de la République Française.

    La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.