Je pense que la question a été réglé, c'est lors de la reproduction que se produit une mutation (vu que c'est une copie foireuse), pas la vaccination.
Je ne pense pas justement.
Nos vaccins visent le péplomère (appelé généralement "protéine Spike") et ont clairement fait preuve d'efficacité à ce niveau.
Aujourd'hui le variant dominant semble être Omicron. Ce variant a notamment un nombre élevé de mutations... sur le péplomère, le rendant de fait plus résistant aux vaccins. Environ 26 mutations d'acides aminées du péplomère par rapport à Alpha et Béta (23 substitutions, deux délétions et une insertion).
Alors que les mutations de substitution et de suppression sont apparues dans des lignées antérieures de SARS-CoV-2, la mutation d'insertion (INS214EPE) n'a pas été observée auparavant dans une lignée de SARS-CoV-2 autre qu'Omicron. Cette mutation d'insertion pourrait être le résultat d'un hôte ayant des cellules à la fois contaminées par le SARS-CoV-2 et un coronavirus plus commun, entraînant une forme grippale.
En d'autres termes, au sein d'une cellule, un variant aurait acquis une séquence d'un coronavirus de la grippe habituelle, lui conférant un probable avantage en terme de contagiosité. Il est possible que ce soit ce mécanisme qui est à l'origine de la domination d'Omicron.
Est-ce que nos vaccins ont favorisé ces mutations sur le péplomère par effet de pression ou est-ce que c'est juste un coup de pas de chance ? Personne n'en sait rien et le sujet n'est pas évoqué parmi l'opinion publique et reste cantonné aux sphères d'experts (dont je ne fais pas parti).
Et c'est inquiétant. Inquiétant parce que la stratégie du "tous vaccinés", pour laquelle je n'ai aucun doute de l'efficacité immédiate, est peut-être une très mauvaise stratégie à moyen/long terme.
Traduction de la conclusion :
"Nous montrons ici de manière expérimentale que l'immunisation des poulets contre le virus de la maladie de Marek augmente la valeur adaptative des souches les plus virulentes, rendant possible la transmission des souches hyperpathogènes. L'immunité provoquée par la vaccination directe ou par la vaccination maternelle prolonge la survie de l'hôte mais n'empêche pas l'infection, la réplication virale ou la transmission, prolongeant ainsi les périodes infectieuses de souches autrement trop létales pour persister. Nos données montrent que les vaccins anti-maladie qui n'empêchent pas la transmission peuvent créer des conditions qui favorisent l'émergence de souches pathogènes qui provoquent des maladies plus graves chez les hôtes non vaccinés."
Alors aujourd'hui, on ne peut pas conclure qu'on se dirige vers ce type de scénario encore. Mais on ne peut pas non plus l'écarter d'un revers de main. Et l'évaluer sérieusement avant de se jeter à corps perdu dans la stratégie "tous vaccinés" ne me semble pas déraisonnable. Je le disais déjà sur ce même site il y a quelques mois, je maintiens toujours cette position aujourd'hui, au diable le karma.
La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.
[^] # Re: On est sur RussiaLinuxSoirNews ?
Posté par Nibel . En réponse au lien Vaccination Covid-19 : les effets indésirables graves augmentent de manière exponentielle. Évalué à 3. Dernière modification le 05 janvier 2022 à 02:52.
Je ne pense pas justement.
Nos vaccins visent le péplomère (appelé généralement "protéine Spike") et ont clairement fait preuve d'efficacité à ce niveau.
Aujourd'hui le variant dominant semble être Omicron. Ce variant a notamment un nombre élevé de mutations... sur le péplomère, le rendant de fait plus résistant aux vaccins. Environ 26 mutations d'acides aminées du péplomère par rapport à Alpha et Béta (23 substitutions, deux délétions et une insertion).
Alors que les mutations de substitution et de suppression sont apparues dans des lignées antérieures de SARS-CoV-2, la mutation d'insertion (INS214EPE) n'a pas été observée auparavant dans une lignée de SARS-CoV-2 autre qu'Omicron. Cette mutation d'insertion pourrait être le résultat d'un hôte ayant des cellules à la fois contaminées par le SARS-CoV-2 et un coronavirus plus commun, entraînant une forme grippale.
En d'autres termes, au sein d'une cellule, un variant aurait acquis une séquence d'un coronavirus de la grippe habituelle, lui conférant un probable avantage en terme de contagiosité. Il est possible que ce soit ce mécanisme qui est à l'origine de la domination d'Omicron.
Est-ce que nos vaccins ont favorisé ces mutations sur le péplomère par effet de pression ou est-ce que c'est juste un coup de pas de chance ? Personne n'en sait rien et le sujet n'est pas évoqué parmi l'opinion publique et reste cantonné aux sphères d'experts (dont je ne fais pas parti).
Et c'est inquiétant. Inquiétant parce que la stratégie du "tous vaccinés", pour laquelle je n'ai aucun doute de l'efficacité immédiate, est peut-être une très mauvaise stratégie à moyen/long terme.
Ce type de scénario a été prouvé par l'expérience et l'observation il y a 6 ans :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC4516275/
Traduction de la conclusion :
"Nous montrons ici de manière expérimentale que l'immunisation des poulets contre le virus de la maladie de Marek augmente la valeur adaptative des souches les plus virulentes, rendant possible la transmission des souches hyperpathogènes. L'immunité provoquée par la vaccination directe ou par la vaccination maternelle prolonge la survie de l'hôte mais n'empêche pas l'infection, la réplication virale ou la transmission, prolongeant ainsi les périodes infectieuses de souches autrement trop létales pour persister. Nos données montrent que les vaccins anti-maladie qui n'empêchent pas la transmission peuvent créer des conditions qui favorisent l'émergence de souches pathogènes qui provoquent des maladies plus graves chez les hôtes non vaccinés."
Alors aujourd'hui, on ne peut pas conclure qu'on se dirige vers ce type de scénario encore. Mais on ne peut pas non plus l'écarter d'un revers de main. Et l'évaluer sérieusement avant de se jeter à corps perdu dans la stratégie "tous vaccinés" ne me semble pas déraisonnable. Je le disais déjà sur ce même site il y a quelques mois, je maintiens toujours cette position aujourd'hui, au diable le karma.
La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.