• [^] # Re: Idéogrammes et 8%

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien The Most Frequently Used Emoji of 2021. Évalué à 1.

    Dans mes cours d'histoire en classe primaire (ça remonte à loin donc souvenirs imprécis, et ce n'est pas forcément de l'histoire très détaillé), on nous présentait les alphabets comme des évolutions ou successeurs de systèmes plus primitifs qu'étaient entre — entre autre — les systèmes d'écriture à base de clous (cunéiformes) ou d'idéogrammes (par exemple l'égyptien antique). C'est aussi ainsi que sont apparus dans l'histoire très récente (coloniale notamment) nombre de systèmes d'écriture indigènes, et là il s'agit d'histoire suffisamment proche pour prétendre à une certaine valeur scientifique.

    Plus récemment que l'école primaire, dans des lectures sur wikipedia, il m'a semblé comprendre que les écritures à base d'idéogrammes sont effectivement des catastrophes au sens ou très difficiles à apprendre. La métaphore de l'apprentissage de l'Anglais pour un français permet de bien comprendre pourquoi : si l'Anglais écrit est extrêmement simple, l'Anglais oral ne peut se maîtriser qu'au contact de la population de locuteurs cible : par exemple des Cockneys, des NewYorkais, des Texans, des Australiens... Ceci étant dû à l'absence de lien stricte entre écriture alphabétique et prononciation. Ce problème paraît logiquement renforcé pour une écriture purement idéographique (c'est-à-dire non phonétique). Il me semble d'ailleurs que cette problématique n'est pas totalement étrangère à l'apparition du chinois simplifié.

    Tout ceci étant entièrement basé sur de vieux souvenirs, des lectures, et cætera, ça n'a pas plus de prétention ou de valeur que les sources citées. Peut-être avez-vous des avis plus éclairés sur le sujet ?

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace