C'est mignon tout plein, mais c'est pas parce qu'une personne n'utilise pas Microsoft GitHub ou tout autre forge qu'il va y avoir un impact écologique.
La démarche est avant tout politique, en incitant notamment (au moins dans un premier temps) à réfléchir. De toute façon, mon jeu ne va en l'état être connu que par fort bien peu de monde (à part événement improbable), donc peu importe ma méthode de distribution pour l'impact écologique. Je m'en expliquerais un peu plus dans l'annonce de la version 1.0.1 (qui devrait être dans environ 1 mois et aussi sur LinuxFr, mais cette fois sur la forme de journal puisque ça a bien moins d'intérêt qu'une version qui apporte une chose significatives ou des choses du point de vue utilisateur·e).
Pour que le torrent marche, il faut que les gens laissent leurs PCs allumés et laissent le partage actif, est-ce réellement mieux ?
Les gens laissent de toute façon leurs PCs allumés pour faire d'autres choses. Avoir en même temps un client BitTorrent a un impact très faible, notamment si ce n'est pas pour télécharger et partager des trucs énormes.
Mis à part le côté partage, je souligne surtout le fait que développer quelque chose d'opensource sans la possibilité de contribuer facilement c'est légèrement contradictoire.
Je ne suis pas un partisan de l'open-source, mais du logiciel libre. Un logiciel libre confère des libertés, ce qui n'implique pas qu'il soit développé d'une manière communautaire. D'ailleurs, Richard Stallman et la Free Software Foundation ont commencé le projet GNU à une époque où Internet était inexistant ou quasi-inexistant. Du coup, avec la considération commune d'aujourd'hui de la facilité de contribution, ce serait probablement perçu comme difficile, et pourtant c'est le projet à l'iniative du mouvement et qui reste idéologiquement carré.
Les projets mednafen et lua sont open-source mais avec un développement fermés et c'est bien dommage. Pour envoyer un patch, tu sais pas si tu es sur la dernière version ou non (en ayant téléchargé une version snapshot) donc si ça se trouve ton patch est plus obsolète. Il n'y pas que la convivialité de voir le code en ligne et de ne pas attendre un temps variable de torrent, il y a la faculté de pouvoir cloner, mettre à jour, voir l'historique, créer des patch Mercurial ou git, etc. Surtout pour un projet qui est encore en travaux.
Gérer un projet communautaire peut vite demander du temps. Ce projet est un hobby et je n'ai nullement envie de m'embêter à la gestion d'une communauté autour de ça. Si une ou plusieurs autres personnes ont envie qu'il y en ait une, elles peuvent le faire, je n'y vois aucun inconvéniant, bien au contraire, mais il ne faudra pas compter sur moi pour l'initier et l'animer.
Par ailleurs, avec la manière devenue commune d'aborder les relations via Internet, et tristement d'une manière plutôt générale maintenant qu'il a acquis une place centrale dans bien des sociétés contemporaines, ça serait par plein de micro-messages (à entendre là dans un sens très générique : discussion, patch, émoticonne, etc.), ce qui est à la fois épuisant à traiter et écologiquement très néfaste. Ou alors il faudrait brider la fréquence et le type des interactions, mais ce serait alors majoritairement perçu comme contraignant et ça en rebuterait fort probablement la majorité. Donc faire ça en distanciel pour un petit jeu qui est un hobby, je m'y refuse. Mais même quelques contributions en présentiel ou fortement filtré par une barrière allant contre les tendances de l'époque, je n'en ai pas envie pour un projet de ce type, même si ça me serait fort moins problématique, autant d'un point de vue anthropologique qu'écologique.
On pourrait aussi alternativement se dire qu'en fait je le fais déjà. J'ai fait là une longue annonce et les éventuelles suivantes devraient être du même tonneau. De même pour les commentaires, longs et avec un délai non-négligeable (du moins selon la norme de normalité de l'époque, qui ne me va pas, autant anthropologiquement qu'écologiquement, que je refuse donc quand je le peux et quand c'est pour des petits enjeux, je suis par exemple bien moins strict dans mon militantisme collectivo-organisé qui m'est de loin bien plus important et touche autant au social d'une manière globale contrairement au librisme qu'à l'écologie).
Enfin, mon projet n'est pas en travaux. Il est là dans un état « final ». Oui, il est très basique, plein de choses sont améliorables, mais c'est totalement assumé. Malgré que des améliorations y seront peut-être apportées (il y aura au moins une version 1.0.1 qui corrige des bogues très mineurs et améliore le code source mais aussi la taille des binaires) et que je prévois un futur jeu qui utilisera son moteur après des modifications significatives (mais qui continueront d'en faire un moteur très basique et énormément améliorable), c'est utilisable et reprenable, donc « fini » d'un certain point de vue.
Pour conclure, c'est globalement ainsi et j'ai mes raisons. Et je suis tout à fait prêt à les exposer, comme je viens de le faire pour partie. Elles peuvent changer, je ne suis pas un fossile, mais mieux vaut ne pas trop espérer, et avoir des arguments dans ma logique ou la remettant en cause pour espérer que ça change de mon côté. Ça ne plait pas ? Tant pis, je n'en vis pas, et c'est cool de pouvoir faire des choses sans l'épée de Damoclès de la persévérance dans l'être. Si d'autres veulent reprendre ce que j'ai fait, qu'illes le fassent, je n'y vois aucun inconvéniant, tant qu'illes respectent l'attribution et surtout le gauche d'auteur·e, ainsi que de préférence l'esprit de ma création et les valeurs que j'y ai mises ou que j'ai voulu y mettre sans que ça ait été forcément un succès.
[^] # Re: forge et contribution, bis
Posté par GnouCat . En réponse à la dépêche Greycess Knight RPG : sortie de la première version !. Évalué à 1.
La démarche est avant tout politique, en incitant notamment (au moins dans un premier temps) à réfléchir. De toute façon, mon jeu ne va en l'état être connu que par fort bien peu de monde (à part événement improbable), donc peu importe ma méthode de distribution pour l'impact écologique. Je m'en expliquerais un peu plus dans l'annonce de la version 1.0.1 (qui devrait être dans environ 1 mois et aussi sur LinuxFr, mais cette fois sur la forme de journal puisque ça a bien moins d'intérêt qu'une version qui apporte une chose significatives ou des choses du point de vue utilisateur·e).
Les gens laissent de toute façon leurs PCs allumés pour faire d'autres choses. Avoir en même temps un client BitTorrent a un impact très faible, notamment si ce n'est pas pour télécharger et partager des trucs énormes.
Je ne suis pas un partisan de l'open-source, mais du logiciel libre. Un logiciel libre confère des libertés, ce qui n'implique pas qu'il soit développé d'une manière communautaire. D'ailleurs, Richard Stallman et la Free Software Foundation ont commencé le projet GNU à une époque où Internet était inexistant ou quasi-inexistant. Du coup, avec la considération commune d'aujourd'hui de la facilité de contribution, ce serait probablement perçu comme difficile, et pourtant c'est le projet à l'iniative du mouvement et qui reste idéologiquement carré.
Gérer un projet communautaire peut vite demander du temps. Ce projet est un hobby et je n'ai nullement envie de m'embêter à la gestion d'une communauté autour de ça. Si une ou plusieurs autres personnes ont envie qu'il y en ait une, elles peuvent le faire, je n'y vois aucun inconvéniant, bien au contraire, mais il ne faudra pas compter sur moi pour l'initier et l'animer.
Par ailleurs, avec la manière devenue commune d'aborder les relations via Internet, et tristement d'une manière plutôt générale maintenant qu'il a acquis une place centrale dans bien des sociétés contemporaines, ça serait par plein de micro-messages (à entendre là dans un sens très générique : discussion, patch, émoticonne, etc.), ce qui est à la fois épuisant à traiter et écologiquement très néfaste. Ou alors il faudrait brider la fréquence et le type des interactions, mais ce serait alors majoritairement perçu comme contraignant et ça en rebuterait fort probablement la majorité. Donc faire ça en distanciel pour un petit jeu qui est un hobby, je m'y refuse. Mais même quelques contributions en présentiel ou fortement filtré par une barrière allant contre les tendances de l'époque, je n'en ai pas envie pour un projet de ce type, même si ça me serait fort moins problématique, autant d'un point de vue anthropologique qu'écologique.
On pourrait aussi alternativement se dire qu'en fait je le fais déjà. J'ai fait là une longue annonce et les éventuelles suivantes devraient être du même tonneau. De même pour les commentaires, longs et avec un délai non-négligeable (du moins selon la norme de normalité de l'époque, qui ne me va pas, autant anthropologiquement qu'écologiquement, que je refuse donc quand je le peux et quand c'est pour des petits enjeux, je suis par exemple bien moins strict dans mon militantisme collectivo-organisé qui m'est de loin bien plus important et touche autant au social d'une manière globale contrairement au librisme qu'à l'écologie).
Enfin, mon projet n'est pas en travaux. Il est là dans un état « final ». Oui, il est très basique, plein de choses sont améliorables, mais c'est totalement assumé. Malgré que des améliorations y seront peut-être apportées (il y aura au moins une version 1.0.1 qui corrige des bogues très mineurs et améliore le code source mais aussi la taille des binaires) et que je prévois un futur jeu qui utilisera son moteur après des modifications significatives (mais qui continueront d'en faire un moteur très basique et énormément améliorable), c'est utilisable et reprenable, donc « fini » d'un certain point de vue.
Pour conclure, c'est globalement ainsi et j'ai mes raisons. Et je suis tout à fait prêt à les exposer, comme je viens de le faire pour partie. Elles peuvent changer, je ne suis pas un fossile, mais mieux vaut ne pas trop espérer, et avoir des arguments dans ma logique ou la remettant en cause pour espérer que ça change de mon côté. Ça ne plait pas ? Tant pis, je n'en vis pas, et c'est cool de pouvoir faire des choses sans l'épée de Damoclès de la persévérance dans l'être. Si d'autres veulent reprendre ce que j'ai fait, qu'illes le fassent, je n'y vois aucun inconvéniant, tant qu'illes respectent l'attribution et surtout le gauche d'auteur·e, ainsi que de préférence l'esprit de ma création et les valeurs que j'y ai mises ou que j'ai voulu y mettre sans que ça ait été forcément un succès.