Tu as de la chance si c'est le cas dans ton coin. Ici les consultations sont entre 5 et 15 minutes, indépendamment des 4 médecins généralistes disponibles dans un rayon de 1h de route.
Il semble donc que tu sois dans un désert médical (4 généralistes pour 1h de route à la ronde, c'est très peu), ce qui est évidemment navrant et ne devrait pas exister.
Mais clairement ces médecins sont de fait débordés en général.
Dans le sud de la France comme en Belgique, dans des endroits avec pas mal de médecins, mes rdv se passaient bien avec généralistes comme spécialistes. On prend le temps nécessaire, il y a de l'écoute, des conseils. Il y a eu quelques cas de mauvais médecins qui ne prenaient pas le temps ou n'écoutaient pas, mais c'était clairement une minorité dans mon cas.
Et j'en ai vu pas mal.
Ils sont tous très bien, mais non, ils n'ont pas le temps d'écouter les malades. Lorsqu'on sort du tryptique grippe-cancer-hypocondrie, trouver le diagnostic peut être long voir fatal.
Après le généraliste n'est pas là pour poser tous les diagnostics de la terre. En dehors des cas courant qu'ils rencontrent fréquemment comme certains cancers, les soucis thyroïdiens ou le diabète, ou les cas plus bénins comme les maladies hivernales, etc. ils sont vite à court d'idée. Et c'est normal, ils ne peuvent pas tout savoir, ni tout gérer.
Par contre ils doivent être capable de te diriger vers un spécialiste adapté pour creuser quand ils ne savent pas quoi faire. Ce que mes médecins ont toujours su faire jusqu'ici.
Certaines régions manquent vraiment de médecins, ces derniers sont surchargés et ne peuvent prendre le temps de bavarder avec leurs patients ; ce qui est malheureusement nécessaire pour comprendre un tableau complexe.
C'est un vrai problème, je le conçois tout à fait, mais cela est indépendant de la pratique médicale : s'il manque de médecins quelque part, la solution est politique.
Les médecins ne sont pas formés à l'écoute. Certains décident de le faire, ou ont des capacités naturelles dans le domaine, mais cela ne fait pas vraiment partie de leur cursus de base.
De ce que j'ai compris les médecins sont mieux formés sur ces questions qu'avant. Je n'ai pas le détail de leur formation mais mon entourage qui baigne dans le milieu m'a témoigné de certains changements dans le cursus à ce sujet justement.
Mais c'est peut être très récent, et même pour les plus âgés beaucoup restent attentionnés pour leurs patients. De mon expérience.
La médecine homéopathique, par sa méthode, est là pour faire causer le patient. Donc, oui, un homéopathe en principe prends plus de temps pour ça. Et ça reste un médecin, donc quelqu'un capable de savoir quand il va être nécessaire de se passer d'homéopathie pour une médecine plus concrète. Après on trouve de tout chez ces praticiens, les allumés qui font des trucs sans rapport avec la science et des vrais médecins qui utilisent le placebo et l'écoute quand ça suffit pour guérir les patients, et qui donnent des vrais traitements quand il y a besoin. Mais j'ai le même constat chez les généralistes classiques, on y trouve aussi des allumés, des gens plein de croyances bizarres (y compris des antivax, ce que je ne comprends pas), et des gens géniaux.
Évidemment qu'il peut y avoir de bons médecins homéopathes et de mauvais médecins qui ne pratiquent pas l'homéopathie. Il y a de tout.
Mais, de mon expérience et de ce qui semble sortir malgré tout dans les médias : les homéopathes sont très souvent convaincus malgré l'évidence de l'efficacité des pilules qui donnent, au delà du placebo. Donc si pour un sujet aussi étudié ils ne font pas confiance aux études du domaine, cela ne donne pas confiance pour le reste.
Beaucoup de médecins homéopathes baignent dans le milieu des médecines alternatives aux effets non démontrés scientifiquement. Ce qui est évidemment un problème, cela mène des patients dans un cercle fermé de mauvaises pratiques médicales.
Le fait que l'homéopathie soit toujours reconnue aux yeux de l'État légitime ces pratique et donne de mauvaises croyances aux patients qui gobent du coup le discours contre Big pharma et sont convaincus de l'efficacité réelle de traitements qui n'ont pourtant aucun effet au delà d'un placebo. Cela renforce aussi la méfiance de ces patients envers le reste de la médecine et des traitements qu'elle propose.
Non pas que la médecine traditionnelle et l'industrie pharmaceutique sont parfaits, sans reproches ou ce qu'on veut. Mais il est dangereux malgré tout de croire qu'ils sont au contraire diaboliques et néfastes.
L'homéopathie n'est pas la source de tous els maux dans la Santé publique en France, mais il n'y a aucune raison réelle de soutenir cette pratique.
Je préfère que ça reste des médecins, et que les gens n'aillent pas voir uniquement des "guérisseurs" sans aucune formation médicale réelle, parce que dans les vraies maladies, il reste une chance que ce soit détecté et traité avec de vrais traitements.
Par exemple ma mère qui raffolait de l’hémopathie et allait voir des médecins homéopathes est allée aussi voir des guérisseur, magnétiseurs en tout genre. L'homéopathie mène souvent à ces dérives en distillant une méfiance à l'égard de la médecine et pensant qu'il y a une autre voie qui fonctionne.
Bref, je ne pense pas que l'homéopathie soit un rempart contre les charlatants, au contraire même.
Oui, l'homéopathie et autres placebos restent utiles face aux hypocondriaques de tout poil qui ont besoin de "prendre quelque chose" ; je préférerais que les placebos en question soit faits en collaboration avec les pharmaciens locaux, mais en attendant, il existe divers placebos vendus par les labo (dont l'homéopathie) qui ont ce mérite de rassurer des gens sans les surmédicamenter de façon inutile.
Qu'on vende du placebo ne me choque pas : mais il ne doit pas être remboursé par la Sécurité sociale (ce qui est enfin le cas), et vendu comme telle ce qui n'est pas le cas. Les médecins homéopathes vendent ça comme un vrai traitement ce qui est malhonnête.
[^] # Re: Praticiens
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal À quoi bon le libre. Évalué à 3.
Il semble donc que tu sois dans un désert médical (4 généralistes pour 1h de route à la ronde, c'est très peu), ce qui est évidemment navrant et ne devrait pas exister.
Mais clairement ces médecins sont de fait débordés en général.
Dans le sud de la France comme en Belgique, dans des endroits avec pas mal de médecins, mes rdv se passaient bien avec généralistes comme spécialistes. On prend le temps nécessaire, il y a de l'écoute, des conseils. Il y a eu quelques cas de mauvais médecins qui ne prenaient pas le temps ou n'écoutaient pas, mais c'était clairement une minorité dans mon cas.
Et j'en ai vu pas mal.
Après le généraliste n'est pas là pour poser tous les diagnostics de la terre. En dehors des cas courant qu'ils rencontrent fréquemment comme certains cancers, les soucis thyroïdiens ou le diabète, ou les cas plus bénins comme les maladies hivernales, etc. ils sont vite à court d'idée. Et c'est normal, ils ne peuvent pas tout savoir, ni tout gérer.
Par contre ils doivent être capable de te diriger vers un spécialiste adapté pour creuser quand ils ne savent pas quoi faire. Ce que mes médecins ont toujours su faire jusqu'ici.
C'est un vrai problème, je le conçois tout à fait, mais cela est indépendant de la pratique médicale : s'il manque de médecins quelque part, la solution est politique.
De ce que j'ai compris les médecins sont mieux formés sur ces questions qu'avant. Je n'ai pas le détail de leur formation mais mon entourage qui baigne dans le milieu m'a témoigné de certains changements dans le cursus à ce sujet justement.
Mais c'est peut être très récent, et même pour les plus âgés beaucoup restent attentionnés pour leurs patients. De mon expérience.
Évidemment qu'il peut y avoir de bons médecins homéopathes et de mauvais médecins qui ne pratiquent pas l'homéopathie. Il y a de tout.
Mais, de mon expérience et de ce qui semble sortir malgré tout dans les médias : les homéopathes sont très souvent convaincus malgré l'évidence de l'efficacité des pilules qui donnent, au delà du placebo. Donc si pour un sujet aussi étudié ils ne font pas confiance aux études du domaine, cela ne donne pas confiance pour le reste.
Beaucoup de médecins homéopathes baignent dans le milieu des médecines alternatives aux effets non démontrés scientifiquement. Ce qui est évidemment un problème, cela mène des patients dans un cercle fermé de mauvaises pratiques médicales.
Le fait que l'homéopathie soit toujours reconnue aux yeux de l'État légitime ces pratique et donne de mauvaises croyances aux patients qui gobent du coup le discours contre Big pharma et sont convaincus de l'efficacité réelle de traitements qui n'ont pourtant aucun effet au delà d'un placebo. Cela renforce aussi la méfiance de ces patients envers le reste de la médecine et des traitements qu'elle propose.
Non pas que la médecine traditionnelle et l'industrie pharmaceutique sont parfaits, sans reproches ou ce qu'on veut. Mais il est dangereux malgré tout de croire qu'ils sont au contraire diaboliques et néfastes.
L'homéopathie n'est pas la source de tous els maux dans la Santé publique en France, mais il n'y a aucune raison réelle de soutenir cette pratique.
Par exemple ma mère qui raffolait de l’hémopathie et allait voir des médecins homéopathes est allée aussi voir des guérisseur, magnétiseurs en tout genre. L'homéopathie mène souvent à ces dérives en distillant une méfiance à l'égard de la médecine et pensant qu'il y a une autre voie qui fonctionne.
Bref, je ne pense pas que l'homéopathie soit un rempart contre les charlatants, au contraire même.
Qu'on vende du placebo ne me choque pas : mais il ne doit pas être remboursé par la Sécurité sociale (ce qui est enfin le cas), et vendu comme telle ce qui n'est pas le cas. Les médecins homéopathes vendent ça comme un vrai traitement ce qui est malhonnête.