• [^] # Re: Praticiens

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal À quoi bon le libre. Évalué à 8.

    Mais surtout la surmédication française est un mal connu et bien documenté.

    La France est aussi grande consommatrice d'homéopathie, donc on en conclut quoi ?

    C'est quand même étonnant de croire qu'on règle un problème de surmédication en prescrivant des pilules sans effet. Si on veut que les gens arrêtent de prendre tout et n'importe quoi, il faut surtout les habituer à changer d'attitudes et accepter qu'il n'y a pas besoin de toujours consommer un produit quelconque pour aller mieux.

    En ce sens l'homéopathie est un problème car il maintient ce réflexe problème de santé = médicament même si le médicament est factice. D'ailleurs pour avoir été dans une famille où l'homéopathie était employée dans ma jeunesse, le moindre problème à la con = cachet. Oui même pour une égratignures où il suffisait de désinfecter et attendre. Et j'ai l'impression que ma famille où l'homéopathie circulait n'est pas un cas isolé dans cette dérive.

    Si tu as quelques souvenirs de la campagne "Les antibiotiques, c'est pas automatique", demande-toi pourquoi elle a été nécessaire.

    Il y avait le problème pour beaucoup de patients de croire qu'un antibiotique réglait toute infection et en demandait même pour des pathologies où ça ne servait à rien comme un rhume car d'origine virale. Le soucis n'était pas que la surmédication, c'était aussi qu'on associait l'utilité de l'antibiotique à un champ d'action trop large qui était inefficace, et même nuisible car ça coûte à la Sécu et ça augmente aussi la résistance aux antibiotiques.