Alors certes, un labo s'en met plein les fouilles avec "juste du sucre", mais je préfère quelqu'un qui se gave de sucre que quelqu'un qui se gave de produits avec des risques d'effets secondaires. La France étant - hélas - ultra-médicamentée, l'homéopathie est un moindre mal, et c'est préférable à des entrées aux urgences pour surmédicamentation...
Cet argument me paraît douteux.
Déjà l'homéopathie a peu de lien avec les urgences, les gens qui vont aux urgences pour des choses bénignes n'y vont pas parce qu'ils n'ont pas eu d'homéopathie par leur généraliste : c'est parfois pour des raisons financières, parfois par manque de connaissance du parcours de soin adapté à leur cas, par manque de disponibilité de leur médecin (en particulier la nuit et le weekend, ou en cas d'un problème sérieux qui ne peut pas attendre le prochain rendez-vous), etc.
Ensuite, je pense que l'homéopathie justement renforce le côté j'ai un problème, je prends un cachet. Heureusement l'homéopathie ne fait rien biologiquement, Mais il entretien le réflexe de sortir d'une consultation pour un problème bénin avec la prescription d'un médicament. Alors qu'il faudrait plutôt considérer l'inverse comme normal : tu as un petit problème sans traitement potable ? Sors avec rien du tout.
Restent quelques produits dont les effets me semble concrets ; l'Arnica (avec des dosages le permettant, c'est à dire moins de 10 CH) a donné de bons résultats chez moi sur mes enfants, notamment pour les poussées dentaires. Là, c'est peut-être l'excipient plus que la molécule soi-disant active, mais est-ce vraiment important ?
L'arnica est aussi efficace que le reste de l'homéopathie. Cela fonctionne ainsi chez toi, tant mieux, mais tu es dans l'effet placebo.
Par contre ça me pose problème éthiquement qu'on vende un traitement sur base d'un mensonge. L'homéopathie ne fonctionne pas, il doit être vendu comme tel. Entretenir le doute et le flou pour l'effet placebo me semble être un bien mauvais choix.
[^] # Re: Praticiens
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal À quoi bon le libre. Évalué à 10.
Cet argument me paraît douteux.
Déjà l'homéopathie a peu de lien avec les urgences, les gens qui vont aux urgences pour des choses bénignes n'y vont pas parce qu'ils n'ont pas eu d'homéopathie par leur généraliste : c'est parfois pour des raisons financières, parfois par manque de connaissance du parcours de soin adapté à leur cas, par manque de disponibilité de leur médecin (en particulier la nuit et le weekend, ou en cas d'un problème sérieux qui ne peut pas attendre le prochain rendez-vous), etc.
Ensuite, je pense que l'homéopathie justement renforce le côté j'ai un problème, je prends un cachet. Heureusement l'homéopathie ne fait rien biologiquement, Mais il entretien le réflexe de sortir d'une consultation pour un problème bénin avec la prescription d'un médicament. Alors qu'il faudrait plutôt considérer l'inverse comme normal : tu as un petit problème sans traitement potable ? Sors avec rien du tout.
L'arnica est aussi efficace que le reste de l'homéopathie. Cela fonctionne ainsi chez toi, tant mieux, mais tu es dans l'effet placebo.
Par contre ça me pose problème éthiquement qu'on vende un traitement sur base d'un mensonge. L'homéopathie ne fonctionne pas, il doit être vendu comme tel. Entretenir le doute et le flou pour l'effet placebo me semble être un bien mauvais choix.