• [^] # Re: Qu'à moitié étonné

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien SNCF plébiscite son passage dans le Cloud d’Amazon. Évalué à 4.

    L'article ne parle pas de la SNCF mais de sa filiale, oui.sncf, qui est une agence de voyages, SAS filiale de la SNCF.
    Du coup, sa valeur ajoutée et son cœur de métier, c'est la fourniture de «services de réservation et activités connexes». Donc la vente de billets en lignes. Donc c'est une entreprise d'informatique.

    La valeur ajoutée est le site web et l'applicatif, pas l'hébergement de ce service dans un datacenter qui est une autre compétence.

    Le coût n'est pas un critère. La colonne dans laquelle ranger le coût est bien plus importante. Au lieu d'avoir des immobilisations matérielles pour X€ et des salaires pour Y,ドル on préfère payer Z€ en frais de prestation de services, quitte à ce que Z soit largement supérieur à X + Y (ou alors oui.sncf est une exception) ... Parce que la logique comptable, la logique de dirigeants d'entreprises privées, n'est pas basée sur un coût mais sur sa classification.

    Il faut déjà démontrer que Z > X + Y, ce n'est pas si simple.
    Oui Amazon marge, mais on le sait bien que ce secteur d'activité fonctionne avec des pics et des creux. Il y a des périodes où oui.scnf reçoit beaucoup de requêtes (en journée en France et à l'approche des vacances) et d'autres où c'est le néant comme la nuit en France.

    Donc pour gérer ces pics de charge, oui.sncf doit surdimensionner son infra. Ou renoncer à servir convenablement les clients durant ces pics (c'est un choix mais coûteux aussi). De plus il a besoin d'une armée d'admin sys capables de gérer une telle infra dans les règles de l'art, ce n'est pas si facile à trouver.

    Amazon (ou un autre prestataire du genre) peut mutualiser les machines entre différents clients pour gérer les pics des différents clients sans trop surdimensionner l'ensemble. Donc on réduit les coûts en matériel, en énergie et en espace. De plus, de part leur métier avec AWS, ils ont les compétences en interne pour maintenir cette infra. C'est leur boulot et le feront probablement mieux que n'importe quelle équipe constituée par oui.sncf de manière adhoc.

    Donc oui, j'insiste : chacun son métier, l'intégration verticale ça peut fonctionner mais ce n'est pas un absolu.