Puisqu'on est dans le rappel à l'histoire : de nombreux ghettos aux États-unis se sont constitués par la construction d'autoroutes urbaines, en morcelant des quartiers et en confisquant de l'espace de vie (parfois même délibérément). Démolir ces autoroutes, ou les rétrograder en boulevard, ou y substituer des lignes de transport en commun, pourrait-il avoir l'effet inverse et, justement, ne pas faire peser sur les plus faibles le poids du report modal, ou de l'allongement du trajet (et d'ailleurs, l'augmentation du temps de trajet est-elle si "massive" que tu le dis, si on arrive à faire disparaître les bouchons) ?
Dit autrement, et si on reprend cet exemple de l'article de The Conversation : qu'est-il arrivé au 13 400 Rouennais "non retrouvés" pendant la fermeture du pont Mathilde ? Se sont-ils retrouvés ghettoïsés ?
(le sujet m'intéresse d'autant plus que mon trajet maison-bureau passe par les affreux tronçons A7/A51 entre Marseille et Aix, un des endroits les plus embouteillés de France, et que j'attends avec impatience l'inauguration de la voie dédiée aux cars pour mesurer son impact sur mon temps de trajet.)
[^] # Re: Perspective
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Et si on supprimait des autoroutes pour éviter les embouteillages ? - numerama. Évalué à 10. Dernière modification le 07 décembre 2021 à 12:41.
Puisqu'on est dans le rappel à l'histoire : de nombreux ghettos aux États-unis se sont constitués par la construction d'autoroutes urbaines, en morcelant des quartiers et en confisquant de l'espace de vie (parfois même délibérément). Démolir ces autoroutes, ou les rétrograder en boulevard, ou y substituer des lignes de transport en commun, pourrait-il avoir l'effet inverse et, justement, ne pas faire peser sur les plus faibles le poids du report modal, ou de l'allongement du trajet (et d'ailleurs, l'augmentation du temps de trajet est-elle si "massive" que tu le dis, si on arrive à faire disparaître les bouchons) ?
Dit autrement, et si on reprend cet exemple de l'article de The Conversation : qu'est-il arrivé au 13 400 Rouennais "non retrouvés" pendant la fermeture du pont Mathilde ? Se sont-ils retrouvés ghettoïsés ?
(le sujet m'intéresse d'autant plus que mon trajet maison-bureau passe par les affreux tronçons A7/A51 entre Marseille et Aix, un des endroits les plus embouteillés de France, et que j'attends avec impatience l'inauguration de la voie dédiée aux cars pour mesurer son impact sur mon temps de trajet.)