"y a eu des actes de vandalisme faits par des vegans donc les vegans sont des méchants dogmatiques intolérants".
Je n'ai pas dit "donc", j'ai dit "aussi" mais il manquait sans doute un terme pour exprimer sans ambiguïté ma pensée (le véganisme n'est pas que ..., c'est aussi PARFOIS un dogme). Le malentendu est de ma faute mais tu peux néanmoins retirer tout ce que tu dis à partir de ça.
Euh... ce que tu viens de décrire, c'est exactement le véganisme militant.
Je ne crois pas. Certes, j'imagine sans peine que les végans soutiennent ou s'inscrivent dans le militantisme écologique qui est ce dont je parle dans le paragraphe auquel tu réponds mais qui me paraît un truc plus large (à l'exception du refus de l'exploitation animale sous toutes ses formes qui est propre au véganisme).
Plus large parce que ne plus exploiter les animaux ne signifie pas nécessairement la fin de la malbouffe (l'industrie agro-alimentaire est sans doute déjà en train de nous concocter de bons petits plats "végans" avec des céréales truffées de pesticides), pas la fin de la réduction de la biodiversité et de la déforestation (qui ont bien d'autres causes en plus de l'élevage) ni la fin du réchauffement climatique.
En fait, je vais même jusqu'à penser qu'une (forte) réduction de notre consommation de viande/poisson suffirait pour participer efficacement - dans le domaine de l'alimentation - à la résolution du réchauffement climatique et de la réduction de la biodiversité (en plus évidemment de tout ce qu'il faudrait faire dans les autres domaines).
Un militantisme spécifiquement végan (et non juste écolo) serait pour moi orienté vers la problématique de l'exploitation animale. L'ambition première (originelle ?) du véganisme n'est-elle pas avant tout une démarche morale qui s'est ensuite trouvé des raisons objectives de partager le chemin de l'écologie ? Démarche morale qui paraît aujourd'hui extrême à la majorité mais qui nous semblera peut-être évidente dans le futur comme cela a été le cas avec l'esclavage.
Pour finir, les exemples cités par toi et Misc sur la nécessité et l'efficacité d'un certain radicalisme en parallèle d'une lente imprégnation des idées sont convaincants. Mais toutes les actions radicales ne se valent pas en terme d'efficacité (par exemple les vidéos de L412 vs le saccage de boucheries). J'imagine que c'est à ça que je pensais de façon un peu limitée quand je mettais en doute l'efficacité du radicalisme.
Bon, moi au départ je voulais juste faire un commentaire sur la problématique de la B12 sur une île déserte (vu que ma fille y avait été confrontée) et au final, de fil en aiguille, je me suis embarqué dans un débat sur un sujet que je ne connais pas vraiment, avec les préjugés que cela implique. Ceci dit, à part ton zéguingage en règle sur la base du malentendu dont je parle au début de ce commentaire, j'ai trouvé l'échange instructif.
[^] # Re: et la B12 ?
Posté par mahikeulbody . En réponse au lien Végan sur une île déserte. Évalué à 3.
Je n'ai pas dit "donc", j'ai dit "aussi" mais il manquait sans doute un terme pour exprimer sans ambiguïté ma pensée (le véganisme n'est pas que ..., c'est aussi PARFOIS un dogme). Le malentendu est de ma faute mais tu peux néanmoins retirer tout ce que tu dis à partir de ça.
Je ne crois pas. Certes, j'imagine sans peine que les végans soutiennent ou s'inscrivent dans le militantisme écologique qui est ce dont je parle dans le paragraphe auquel tu réponds mais qui me paraît un truc plus large (à l'exception du refus de l'exploitation animale sous toutes ses formes qui est propre au véganisme).
Plus large parce que ne plus exploiter les animaux ne signifie pas nécessairement la fin de la malbouffe (l'industrie agro-alimentaire est sans doute déjà en train de nous concocter de bons petits plats "végans" avec des céréales truffées de pesticides), pas la fin de la réduction de la biodiversité et de la déforestation (qui ont bien d'autres causes en plus de l'élevage) ni la fin du réchauffement climatique.
En fait, je vais même jusqu'à penser qu'une (forte) réduction de notre consommation de viande/poisson suffirait pour participer efficacement - dans le domaine de l'alimentation - à la résolution du réchauffement climatique et de la réduction de la biodiversité (en plus évidemment de tout ce qu'il faudrait faire dans les autres domaines).
Un militantisme spécifiquement végan (et non juste écolo) serait pour moi orienté vers la problématique de l'exploitation animale. L'ambition première (originelle ?) du véganisme n'est-elle pas avant tout une démarche morale qui s'est ensuite trouvé des raisons objectives de partager le chemin de l'écologie ? Démarche morale qui paraît aujourd'hui extrême à la majorité mais qui nous semblera peut-être évidente dans le futur comme cela a été le cas avec l'esclavage.
Pour finir, les exemples cités par toi et Misc sur la nécessité et l'efficacité d'un certain radicalisme en parallèle d'une lente imprégnation des idées sont convaincants. Mais toutes les actions radicales ne se valent pas en terme d'efficacité (par exemple les vidéos de L412 vs le saccage de boucheries). J'imagine que c'est à ça que je pensais de façon un peu limitée quand je mettais en doute l'efficacité du radicalisme.
Bon, moi au départ je voulais juste faire un commentaire sur la problématique de la B12 sur une île déserte (vu que ma fille y avait été confrontée) et au final, de fil en aiguille, je me suis embarqué dans un débat sur un sujet que je ne connais pas vraiment, avec les préjugés que cela implique. Ceci dit, à part ton zéguingage en règle sur la base du malentendu dont je parle au début de ce commentaire, j'ai trouvé l'échange instructif.
Bonne journée.