Pourtant l'exploitation des poules est aussi assez terrible.
J'aurais dû préciser "ça lui a semblé acceptable dans les conditions où elles étaient élevées dans la hacienda (c'est-à-dire en plein air la journée et en petit nombre)".
Le véganisme n'est pas que le fruit d'un raisonnement objectif sur notre intérêt à manger moins de produits animaux (je simplifie) et/ou l'anticipation d'une évolution morale à venir en ce qui concerne nos rapport avec les animaux. C'est aussi, pour certains, un nouveau dogme. Or dogmatisme rime souvent avec intolérance et mauvaise foi (au nom d'une cause dite juste) et s'exprime via un militantisme actif. On retrouve quand même moins ça chez ceux qui consomment bio ou pratiquent le zéro-déchet, la comparaison ne me paraît pas pertinente.
Je me demande d'ailleurs si le véganisme militant (celui qui tente d'imposer sa vision, pas celui pratiqué dans son coin) n'est pas contre-productif : il semble y avoir une réelle nécessité de consommer moins de viande pour lutter contre le réchauffement climatique et assurer l'alimentation de 9 milliards de personnes, mais ce premier pas est déjà une grosse marche à franchir. Y ajouter simultanément l'exigence d'une évolution aussi radicale de notre exploitation animale risque de provoquer le rejet des deux à la fois. Ce qui n'empêche pas d'essayer de diminuer les souffrances inutiles/évitables (cette étape-là me paraît en bonne voie dans l'esprit des gens, du moins ici en France).
[^] # Re: et la B12 ?
Posté par mahikeulbody . En réponse au lien Végan sur une île déserte. Évalué à 4.
J'aurais dû préciser "ça lui a semblé acceptable dans les conditions où elles étaient élevées dans la hacienda (c'est-à-dire en plein air la journée et en petit nombre)".
Le véganisme n'est pas que le fruit d'un raisonnement objectif sur notre intérêt à manger moins de produits animaux (je simplifie) et/ou l'anticipation d'une évolution morale à venir en ce qui concerne nos rapport avec les animaux. C'est aussi, pour certains, un nouveau dogme. Or dogmatisme rime souvent avec intolérance et mauvaise foi (au nom d'une cause dite juste) et s'exprime via un militantisme actif. On retrouve quand même moins ça chez ceux qui consomment bio ou pratiquent le zéro-déchet, la comparaison ne me paraît pas pertinente.
Je me demande d'ailleurs si le véganisme militant (celui qui tente d'imposer sa vision, pas celui pratiqué dans son coin) n'est pas contre-productif : il semble y avoir une réelle nécessité de consommer moins de viande pour lutter contre le réchauffement climatique et assurer l'alimentation de 9 milliards de personnes, mais ce premier pas est déjà une grosse marche à franchir. Y ajouter simultanément l'exigence d'une évolution aussi radicale de notre exploitation animale risque de provoquer le rejet des deux à la fois. Ce qui n'empêche pas d'essayer de diminuer les souffrances inutiles/évitables (cette étape-là me paraît en bonne voie dans l'esprit des gens, du moins ici en France).