J'avais pas pensé à wikipedia ; la réponse est dans la partie obtention où on distingue :
la fermentation pré-gastrique où on termine par « Dans le cadre de l'agriculture intensive, les vaches laitières ont un risque de carence en vitamines B, dont la vitamine B12 » (j'ai du inverser mentalement et penser que c'est du à l'activité humaine, donc pas naturelle, alors que c'est plutôt que l'activité humaine la contrecarre)
la coprophagie où le dernier paragraphe dit que « Beaucoup d'herbivores sont coprophages quand ils sont très jeunes : les poulains, les jeunes éléphants, pandas, koalas, hippopotames... puis abandonnent la coprophagie à l'état adulte, lorsque leur flore intestinale est établie. » (dois-je en déduire que la consommation des adultes n'est pas vraiment utile en fait ?)
les carnivore et les primates, avec pour les premiers : « Les carnivores, eux, obtiennent leur B12 à partir de la chair des herbivores. » et pour les second : « En dépit d'un régime frugivore ou végétal prédominant, les primates consomment naturellement des insectes et leurs larves. Le ouistiti et le saïmiri sont particulièrement friands d'insectes. La valeur nutritionnelle des insectes ne diffère guère des autres sources de viande. [...] Le babouin, le gibbon chassent et mangent de petits animaux. L'alimentation des chimpanzés est constituée d'une petite portion de produits d'origine animale (insectes, œufs d'oiseaux, miel, et à l'occasion des petits mammifères). »
Pour ta fille, je ne pense pas qu'il eut été nécessaire de manger une quinzaine d'œufs quotidiennement ni qu'elle aurait été carencée en si peu de temps (enfin en partant du principe que le confinement n'aurait pas duré un an et qu'elle avait de la réserve.) En effet, comme expliqué dans la section sur le métabolisme, dans la sous-section des réserves : « L'organisme humain stocke cette vitamine dans le foie, le pancréas, le cœur et le cerveau. Une partie de la vitamine B12 des réserves est plus ou moins bien recyclée selon la capacité de ré-absorption des individus. [...] Les besoins en vitamine B12 étant modestes (de 0,1 à 1 μg/j), une vraie carence n'apparait qu'après plusieurs années de déficit (5 à 6 ans par exemple) chez les personnes ayant suivi précédemment un régime alimentaire occidental standard. » La sous-section sur l'absorption digestive, précise aussi qu'on suppose qu'elle est en bonne santé (i.e. pas de souci empêchant la fixation et le stockage de la B12)
"It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume
[^] # Re: et la B12 ?
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Végan sur une île déserte. Évalué à 1.
J'avais pas pensé à wikipedia ; la réponse est dans la partie obtention où on distingue :
Pour ta fille, je ne pense pas qu'il eut été nécessaire de manger une quinzaine d'œufs quotidiennement ni qu'elle aurait été carencée en si peu de temps (enfin en partant du principe que le confinement n'aurait pas duré un an et qu'elle avait de la réserve.) En effet, comme expliqué dans la section sur le métabolisme, dans la sous-section des réserves : « L'organisme humain stocke cette vitamine dans le foie, le pancréas, le cœur et le cerveau. Une partie de la vitamine B12 des réserves est plus ou moins bien recyclée selon la capacité de ré-absorption des individus. [...] Les besoins en vitamine B12 étant modestes (de 0,1 à 1 μg/j), une vraie carence n'apparait qu'après plusieurs années de déficit (5 à 6 ans par exemple) chez les personnes ayant suivi précédemment un régime alimentaire occidental standard. » La sous-section sur l'absorption digestive, précise aussi qu'on suppose qu'elle est en bonne santé (i.e. pas de souci empêchant la fixation et le stockage de la B12)
"It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume