• [^] # Re: Ô que je te comprend

    Posté par . En réponse au journal Merci Linuxfr, aujourd'hui je fais mes valises. Évalué à 3.

    J’imagine que c’est des coups à ce que quand ton état s’aggrave malgré le traitement il y a perte de chance si t’es pas déjà à l’hôpital ... et qu’il faut réagir très vite non ?

    Il y a deux phases, la phase fièvre, due au virus et la réplication du virus, à un moment, le virus n'est plus trop présent, mais il peut avoir l'orage cytokinique ce qui a été mon cas.

    La difficulté est de savoir si l'anti-inflammatoire ne va pas favoriser la propagation du virus, c'est donc compliqué en effet.

    Il est assez simple par contre de faire des suivi avec prises de sang et monitoring de différentes constantes, cela peut se faire à domicile par infirmier.e ou médecin à domicile.
    Il y a une forte suspicion que ce soit cet orage qui ait tué la majeure partie des gens. Il est connu, que l'oxygène en réduit drastiquement la force, donc rien qu'avoir de l'oxygène à domicile aiderait. Il aurait été possible de prescrire des anti-inflammatoire et des contrôles à domicile, ça coûterait moins cher qu'une hospitalisation et permettrait de traiter les patients qui ont de vraies difficultés pulmonaires plus tôt.

    Visiblement, lorsque le virus reste longtemps dans les voies hautes, on perd le goût et l'odorat, s'il descend tôt, le risque d'orage cytokinique est plus important, évidement, ce n'est systématique, mais ça permet tout de même d'évaluer d'envisager la prise d'anti-inflammatoires avant une forte dégradation conduisant à une hypoxie importante.

    Il est absolument certain que si on avait traité les malades plus tôt, il y en aurait eu beaucoup moins en réanimation.

    Donc même, si le protocole Raoult n'est pas le bon, avoir celui là aurait tout de même donné de meilleurs résultats que partout ailleurs en France (selon IHU, je ne suis pas en capacité de vérifier, j'ai cherché les stats, et je ne les ai pas trouvées) parce qu'ils traitaient les malades tout au long de la maladie à partir du moment où il les avaient détectés positifs.

    Ensuite refiler des anti-inflammatoires à tout le monde dés qu’il y a une suspicion de Covid c’est ptete pas une bonne idée ...

    Non, mais quand tu as tout les signes de l'orage cytokinique et que l'on te laisse chez toi en refusant d'entendre que ça va pas, c'est logique que dans le lot, il y ait des gens qui arrivent trop tard à l'hôpital.
    Avoir une douleur aiguë dans les poumons arrive avant l'hypoxie et traiter à ce moment là sauverait des vies, c'est certain.

    Sachant qu'il y a eu 13% d'hospitalisation en moins, il n'était pas impossible de mettre les gens en surveillance dans des unités très légères, leur donner de l'oxygène et si tout se passe bien avec les anti-inflammatoires les renvoyer chez eux.

    Mon point, c'est que c'est incompréhensible d'avoir eu une baisse de fréquentation des hôpitaux et une prise en charge si tardive des covideux en détresse. Pour avoir appeler le SAMU 4 fois, en ne pouvant plus du tout respirer sans tousser avec une très grande douleur, je reste toujours bien en colère de traitement du SAMU, qui respecte les consignes de ne pas engorger les hôpitaux ... Est-ce qu'il vaut mieux occuper des unités légères ou saturer les réanimations ...

    Tu as raison, ce n'est pas simple, mais on devrait savoir mieux gérer ces choses même si elles sont complexes.