• [^] # Re: Ô que je te comprend

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Merci Linuxfr, aujourd'hui je fais mes valises. Évalué à 8.

    Ce n'est pas comme si on n'avait pas vécu le LancetGate.

    Il faut arrêter avec cette histoire, le processus a été suivi et l'article retiré. C'est exactement ce qui est attendu de la démarche scientifique en ce sens.

    Personne dans les ministères n'a remis en cause ses analyses, ils ont même fait une précision sur les chiffres qu'ils avaient manipulés pour faire dire ce qu'ils voulaient.

    Le soucis n'est pas la justesse des chiffres dans nombre d'analyses statistiques, c'est leur interprétation.
    Par exemple anaseto m'avait ressorti l'analyse du gars de France Soir sur les hospitalisations moyennes plus basse en 2020 par rapport à 2019 par exemple. Ce qui démontrerait l'absence de saturation hospitalière.

    En quoi le gars se goure malgré ces chiffres justes ?

    Déjà car la surcharge hospitalière a été par vague et non toute l'année, donc quelques semaines sur l'année seulement. Avec une moyenne annuelle, tu ne le vois pas forcément.

    De plus, un patient aux soins intensifs ça demande plus de temps, de personnel et de matériel qu'un hospitalisé lambda. Si demain je vais me faire une opération de la cloison nasale, le lendemain je peux sortir de l'hôpital. Si je suis en soins intensifs pour le COVID, c'est plusieurs semaines après. Donc là où avec des opérations classiques tu pouvais enchainer les patients pour un lit sur plusieurs semaines, avec un patient COVID grave tu n'en as qu'un pour le même lit sur la même durée.

    Résultat, avec moins d'hospitalisés sur l'année, avec le COVID tu peux avoir une surcharge hospitalière ! C'est contre intuitif de prime abord. Mais le gars conclu quand même sans réfléchir ou sans poser la question au personnel du terrain.

    L'analyse statistique du gars est donc complètement hors sol et déconnecté de la réalité du terrain et commet de fait des erreurs d'interprétations grossières malgré des chiffres exactes. Donc son travail n'a aucune valeur. Donc si, pour faire des analyses statistiques sur la médecine, il faut quand même impliquer des médecins dans le processus, pas pour le calcul, mais donner du contexte aux chiffres et les interpréter.