En tant que mécanicien pratiquant l'impression 3D et ayant des rudiments de conception assistée par ordinateur (CAD) et de réalisation de pièces, je vais me permettre de te donner mon avis. Je laisse l'aspect logistique à d'autres.
Il y a des parties réalisables. Des pièces non soumises à une charge mécanique importantes qui cassent, ou s'il n'y a pas de contraintes d'encombrement peuvent être facilement refaites en 3D avec du PLA. C'est le premier cas d'étude.
Il faut être capable d'utiliser un soft de CAD (FreeCAD, OpenSCAD, OnShape, CATIA, Fusion 360, ...), faire des formes primaires à partir des surfaces fonctionnelles et grossir l'ensemble pour que les limites de l'impression 3D soient négligeable doit permettre d'arriver à un résultat rapidement.
Il faut par contre se faire des des outils de mesures, car les assemblages dans les pièces mécanique, ne sont pas toujours fait dans l'électroménager avec des pièces standards. Il faut faire aussi attention, si il y a de la chaleur, alors les matériaux du FDM sont inutilisables (fluage à température faible), il faut plutôt s'orienter vers de la résine, qui est plus exigeante en terme d'utilisation et que l'on trouve moins en FabLab. Je pense que cela peut correspondre à quelques cas d'utilisation.
Sur les parties soumises à des efforts mécaniques, par exemple un coupleur de couteaux avec l'arbre moteur pour un mixer ou moulin, ces pièces sont faites en injection avec des matériaux ad-hoc, il est illusoire de vouloir les refaire, l'encombrement est décisif, la qualité du matériau fondamental tant pour la mécanique que pour l'aspect sanitaire, car avoir des bouts de plastique dont on ignore tout dans son assiette semble à éviter ...
Les propriétés des matériaux semblent aussi un frein majeur, refaire un tuyau d'aspirateur, par exemple semble non trivial ... Ce ne sont que quelques exemple pour illustrer que le pb est complexe et ne peut probablement pas se faire si simplement.
Si on passe à ce qui utilise des capteurs ou des actionneurs, alors c'est encore pire.
Dans bien des cas, les pièces d'électroniques de puissance cassées peuvent être identifiées par contrôle visuel, donc si la référence est encore visible il est possible d'acheter de composant et le remplacer en sachant souder. Si ce n'est pas le cas, il faut être capable de faire une analyse électrique avec un multimètre, ce qui peut nous ramener au cas précédent.
Si on prend les éléments de chauffe, c'est bien souvent les résistances qui se mettent en court-circuit, toutes ces resistances sont faites sur mesure pour l'appareil, en faire une manuellement serait un travail qui couterait très cher par rapport au prix de l'appareil sans l'assurance d'avoir la bonne température, car cela dépend du type de matériau et aller identifier ces propriétés thermiques et électriques ne semble pas réaliste dans le contexte d'une réparation.
Si une carte électro(tech)nique lache et que l'on n'identifie pas le composant, certaines utilisent directement le 220V (quasiment tout l'électroménager), donc manipuler ce types de circuit peut potentiellement être mortel, pas sûr que cela vaille le coût ...
Les réparateurs, changent ce genre de cartes, il est assez rare qu'ils s'engagent à sur des composant pouvant prendre feu ou pouvant occasionner des risques électriques.
Les repair-cafés sont des lieux ou des gens ayant beaucoup d'expertise se réunissent pour aider à réparer tant que possible, mais je suis assez dubitatif sur les aspects responsabilité civile d'une telle oeuvre ... Tant qu'il n'y a pas d'accident, on n'en parlera pas, je ne voudrais pas être le gars qui a aidé et expliqué et dont la personne se serait blessée chez elle avec l'objet réparé avec ou sans bidouillage aval.
Par contre, je trouve qu'il est vraiment dommage de ne pas avoir de ressourcerie générale qui permettrait à des professionnels de mettre à disposition des pièces détachées qui partent à la benne chaque année ... Il faudrait contraindre les industriels à avoir ds référencement explicites sur les produits permettant à des ouvriers de créer ces ressourcerie pour créer des catalogues de pièces détachées d'occasion issues des déchets des gens qui ne veulent pas recycler et avoir des ressources à disposition que l'on pourrait réemployer dans des FabLab ou il est possible de concevoir de manière dédiée aux pièces de ressourcerie tant sur l'aspect mécanique, électronique, électrotechnique.
Quand on voit le prix que l'on doit payer pour une enceinte, des moteurs, des roulettes, pour concevoir un nouveau produit, c'est clairement un frein à l'innovation !
Je serais prêt à ce que mes impôts concernant la déchetterie, si je pouvais aller chercher gratuitement des pièces bien classées dans une ressourcerie municipale !
Il faudrait de l'emploi beaucoup d'emploi pour le réemploi !
# Assez complexe en général
Posté par freejeff . En réponse au journal À la recherche des pièces détachées. Comment mieux (p)réparer notre futur, en réparant nos appareils. Évalué à 10.
Salut,
En tant que mécanicien pratiquant l'impression 3D et ayant des rudiments de conception assistée par ordinateur (CAD) et de réalisation de pièces, je vais me permettre de te donner mon avis. Je laisse l'aspect logistique à d'autres.
Il y a des parties réalisables. Des pièces non soumises à une charge mécanique importantes qui cassent, ou s'il n'y a pas de contraintes d'encombrement peuvent être facilement refaites en 3D avec du PLA. C'est le premier cas d'étude.
Il faut être capable d'utiliser un soft de CAD (FreeCAD, OpenSCAD, OnShape, CATIA, Fusion 360, ...), faire des formes primaires à partir des surfaces fonctionnelles et grossir l'ensemble pour que les limites de l'impression 3D soient négligeable doit permettre d'arriver à un résultat rapidement.
Il faut par contre se faire des des outils de mesures, car les assemblages dans les pièces mécanique, ne sont pas toujours fait dans l'électroménager avec des pièces standards. Il faut faire aussi attention, si il y a de la chaleur, alors les matériaux du FDM sont inutilisables (fluage à température faible), il faut plutôt s'orienter vers de la résine, qui est plus exigeante en terme d'utilisation et que l'on trouve moins en FabLab. Je pense que cela peut correspondre à quelques cas d'utilisation.
Sur les parties soumises à des efforts mécaniques, par exemple un coupleur de couteaux avec l'arbre moteur pour un mixer ou moulin, ces pièces sont faites en injection avec des matériaux ad-hoc, il est illusoire de vouloir les refaire, l'encombrement est décisif, la qualité du matériau fondamental tant pour la mécanique que pour l'aspect sanitaire, car avoir des bouts de plastique dont on ignore tout dans son assiette semble à éviter ...
Les propriétés des matériaux semblent aussi un frein majeur, refaire un tuyau d'aspirateur, par exemple semble non trivial ... Ce ne sont que quelques exemple pour illustrer que le pb est complexe et ne peut probablement pas se faire si simplement.
Si on passe à ce qui utilise des capteurs ou des actionneurs, alors c'est encore pire.
Dans bien des cas, les pièces d'électroniques de puissance cassées peuvent être identifiées par contrôle visuel, donc si la référence est encore visible il est possible d'acheter de composant et le remplacer en sachant souder. Si ce n'est pas le cas, il faut être capable de faire une analyse électrique avec un multimètre, ce qui peut nous ramener au cas précédent.
Si on prend les éléments de chauffe, c'est bien souvent les résistances qui se mettent en court-circuit, toutes ces resistances sont faites sur mesure pour l'appareil, en faire une manuellement serait un travail qui couterait très cher par rapport au prix de l'appareil sans l'assurance d'avoir la bonne température, car cela dépend du type de matériau et aller identifier ces propriétés thermiques et électriques ne semble pas réaliste dans le contexte d'une réparation.
Si une carte électro(tech)nique lache et que l'on n'identifie pas le composant, certaines utilisent directement le 220V (quasiment tout l'électroménager), donc manipuler ce types de circuit peut potentiellement être mortel, pas sûr que cela vaille le coût ...
Les réparateurs, changent ce genre de cartes, il est assez rare qu'ils s'engagent à sur des composant pouvant prendre feu ou pouvant occasionner des risques électriques.
Les repair-cafés sont des lieux ou des gens ayant beaucoup d'expertise se réunissent pour aider à réparer tant que possible, mais je suis assez dubitatif sur les aspects responsabilité civile d'une telle oeuvre ... Tant qu'il n'y a pas d'accident, on n'en parlera pas, je ne voudrais pas être le gars qui a aidé et expliqué et dont la personne se serait blessée chez elle avec l'objet réparé avec ou sans bidouillage aval.
Par contre, je trouve qu'il est vraiment dommage de ne pas avoir de ressourcerie générale qui permettrait à des professionnels de mettre à disposition des pièces détachées qui partent à la benne chaque année ... Il faudrait contraindre les industriels à avoir ds référencement explicites sur les produits permettant à des ouvriers de créer ces ressourcerie pour créer des catalogues de pièces détachées d'occasion issues des déchets des gens qui ne veulent pas recycler et avoir des ressources à disposition que l'on pourrait réemployer dans des FabLab ou il est possible de concevoir de manière dédiée aux pièces de ressourcerie tant sur l'aspect mécanique, électronique, électrotechnique.
Quand on voit le prix que l'on doit payer pour une enceinte, des moteurs, des roulettes, pour concevoir un nouveau produit, c'est clairement un frein à l'innovation !
Je serais prêt à ce que mes impôts concernant la déchetterie, si je pouvais aller chercher gratuitement des pièces bien classées dans une ressourcerie municipale !
Il faudrait de l'emploi beaucoup d'emploi pour le réemploi !
Personnellement, j'y suis très favorable !