Et c'est bien le sens de ma réponse : strictement parlant, oui, il faut l'accord de tous. Et tu auras autant de réponses que d'interprétation des licences, voir plus.
Aller au delà, c'est prendre position sur la valeur de la contribution, et n'étant pas juriste, je souligne juste que se borner aux règles établies évite tout problème.
Tu pars au début du principe que c'est juste un commit d'une ligne constitué d'un mot clef, alors bon, hein, on peut bien s’asseoir dessus... je t'ai (volontairement) poussé à l'admettre : ce n'est peut-être pas simplement cosmétique. Ça pose des problèmes : où est la limite si l'on fait des distinctions de valeur ? Qui juge la valeur au final ? Quelle serait la licence de ce même ajout si c'était un robot qui l'avait introduit automatiquement, par apprentissage à partir d'autres exemples de code ? (je charrie un peu, là...)
C'est un cas assez limite, certes, mais c'est ouvrir la voie à d'autres petits arrangements. Puis d'autres, parce qu'en fait, le précédent n'arrangeait pas tant que ça, et ainsi de suite. Ça crée un précédent, dit autrement :) Et le projet LLVM a pas mal de visibilité, ce qui est "assez" gênant, pour des défenseurs d'une application stricte du droit. Le problème sera donc non pas de convaincre uniquement tous les détenteurs de droits de changer de licence, mais aussi d'ignorer la licence d'autres contributeurs, au risque de voir les voir demander un retrait de leur contribution au projet, si celui-ci suit cette voie non stricte (bin oui, s'ils n'adhèrent plus aux valeurs, ça peut changer leur vision des choses et l'accord) ;)
Comme je l'indiquais plus haut, cette pratique d'un petit commit est plus ou moins un moyen de verrouiller un outil à une licence, pour le meilleur ou le pire. Même si ce n'est probablement pas totalement vrai, je pense que c'est très compliqué dès le premier petit commit minime de changer une licence. Du coup, ce ne sont plus seulement les gros blocs qui vont poser problème, mais chaque petit détail également, à traiter plus ou moins individuellement.
Pour faire un autre parallèle plus gros, c'est comme si l'avis des personnes qui corrigent des fautes d'orthographe dans la documentation ne comptait pas. C'est déjà pas facile d'avoir de la documentation, si en plus leur boulot est écarté car non utile fonctionnellement, bon courage pour recruter de futurs contributeurs...
C'est avant tout un problème éthique, donc. Avec son paquet de complexité associé :) Il n'y a pas de bonne et unique réponse à ta question, à mon avis.
[^] # Re: Résumé
Posté par _kaos_ . En réponse au lien Changement de licence pour LLVM et appel à l'aide. Évalué à 2. Dernière modification le 22 novembre 2021 à 23:06.
Et c'est bien le sens de ma réponse : strictement parlant, oui, il faut l'accord de tous. Et tu auras autant de réponses que d'interprétation des licences, voir plus.
Aller au delà, c'est prendre position sur la valeur de la contribution, et n'étant pas juriste, je souligne juste que se borner aux règles établies évite tout problème.
Tu pars au début du principe que c'est juste un commit d'une ligne constitué d'un mot clef, alors bon, hein, on peut bien s’asseoir dessus... je t'ai (volontairement) poussé à l'admettre : ce n'est peut-être pas simplement cosmétique. Ça pose des problèmes : où est la limite si l'on fait des distinctions de valeur ? Qui juge la valeur au final ? Quelle serait la licence de ce même ajout si c'était un robot qui l'avait introduit automatiquement, par apprentissage à partir d'autres exemples de code ? (je charrie un peu, là...)
C'est un cas assez limite, certes, mais c'est ouvrir la voie à d'autres petits arrangements. Puis d'autres, parce qu'en fait, le précédent n'arrangeait pas tant que ça, et ainsi de suite. Ça crée un précédent, dit autrement :) Et le projet LLVM a pas mal de visibilité, ce qui est "assez" gênant, pour des défenseurs d'une application stricte du droit. Le problème sera donc non pas de convaincre uniquement tous les détenteurs de droits de changer de licence, mais aussi d'ignorer la licence d'autres contributeurs, au risque de voir les voir demander un retrait de leur contribution au projet, si celui-ci suit cette voie non stricte (bin oui, s'ils n'adhèrent plus aux valeurs, ça peut changer leur vision des choses et l'accord) ;)
Comme je l'indiquais plus haut, cette pratique d'un petit commit est plus ou moins un moyen de verrouiller un outil à une licence, pour le meilleur ou le pire. Même si ce n'est probablement pas totalement vrai, je pense que c'est très compliqué dès le premier petit commit minime de changer une licence. Du coup, ce ne sont plus seulement les gros blocs qui vont poser problème, mais chaque petit détail également, à traiter plus ou moins individuellement.
Pour faire un autre parallèle plus gros, c'est comme si l'avis des personnes qui corrigent des fautes d'orthographe dans la documentation ne comptait pas. C'est déjà pas facile d'avoir de la documentation, si en plus leur boulot est écarté car non utile fonctionnellement, bon courage pour recruter de futurs contributeurs...
C'est avant tout un problème éthique, donc. Avec son paquet de complexité associé :) Il n'y a pas de bonne et unique réponse à ta question, à mon avis.
Matricule 23415