Depuis le début, la question de fond, c'est qu'un modèle en lui-même ne constitue une preuve de rien et qu'il faut donc le confronter à l'expérience (données d'observation). Lorsque tu écris :
Tu noteras que les pics d'hospitalisation ont été justement assez courtes grâce aux mesures fortes qui ont été prises.
Dans cette affirmation tu utilises comme argument l'hypothèse du modèle qui est justement sujet à débat. Tu réitères plus loin en supposant que le confinement a permis de « diminuer drastiquement » les contaminations. La conclusion est dans les hypothèses à chaque fois. Tu nies l'éventualité d'autres explications possibles (pourtant le sujet de la discussion !), tu affirmes de nouveau « l'efficacité » du confinement, puis tu vas jusqu'à produire une fausse dichotomie surprenante : soit le confinement est efficace, soit il faudrait des « preuves solides » que se laver les mains suffit (je ne sais pas comment tu en es arrivé à une dichotomie aussi originale).
Ta confusion est illustrée par un raisonnement circulaire tautologique à la Ferguson, ce qui se voit d'ailleurs dans les autres arguments que tu apportes : tu passes de raisonnements scientifiques à un niveau microscopique sur le covid (qui en soit sont corrects avec les connaissances actuelles), à l'efficacité d'une mesure au niveau macroscopique à l'échelle de la société. C'est exactement ce que font les modèles. C'est exactement ce qu'on veut confronter à l'expérience.
Depuis le début, toute la question est dans la complexité de ce passage du micro à la société par un modèle. Un modèle qui ne colle pas aux observations ou qu'il n'est pas possible de confronter aux observations, ça n'a aucune valeur. Les modélisations covid ayant notoirement échoué jusqu'à présent, il y a peu de chances que celles sur l'efficacité du confinement (qui font les mêmes hypothèses plus d'autres) valent mieux.
Tout ça, c'est du factuel. Ensuite, d'un point de vue interprétatif (donc peut-être faux), la cause probable de l'échec des modèles est que la propagation exponentielle échoue en pratique, car les conditions réelles dans la société et le comportement des personnes ne correspondent visiblement pas à leur modélisation idéalisée imaginée à travers une loupe, au point qu'une modélisation simple à base de températures moyennes donne de meilleures corrélations. Je suis totalement ouvert ici à d'autres explications (comme probablement les auteurs des divers articles).
Mais il faut, au minimum, savoir de quoi on parle. Discuter de l'efficacité ou non du confinement avec quelqu'un en utilisant de façon répétée la conclusion en tant qu'argument, ça ne peut pas marcher ;-)
[^] # Re: tests pcr
Posté par anaseto . En réponse au lien Le résultat ne correspond pas à ta théorie fumeuse? Ben facile, change juste la façon de mesurer.. Évalué à -6.
Depuis le début, la question de fond, c'est qu'un modèle en lui-même ne constitue une preuve de rien et qu'il faut donc le confronter à l'expérience (données d'observation). Lorsque tu écris :
Dans cette affirmation tu utilises comme argument l'hypothèse du modèle qui est justement sujet à débat. Tu réitères plus loin en supposant que le confinement a permis de « diminuer drastiquement » les contaminations. La conclusion est dans les hypothèses à chaque fois. Tu nies l'éventualité d'autres explications possibles (pourtant le sujet de la discussion !), tu affirmes de nouveau « l'efficacité » du confinement, puis tu vas jusqu'à produire une fausse dichotomie surprenante : soit le confinement est efficace, soit il faudrait des « preuves solides » que se laver les mains suffit (je ne sais pas comment tu en es arrivé à une dichotomie aussi originale).
Ta confusion est illustrée par un raisonnement circulaire tautologique à la Ferguson, ce qui se voit d'ailleurs dans les autres arguments que tu apportes : tu passes de raisonnements scientifiques à un niveau microscopique sur le covid (qui en soit sont corrects avec les connaissances actuelles), à l'efficacité d'une mesure au niveau macroscopique à l'échelle de la société. C'est exactement ce que font les modèles. C'est exactement ce qu'on veut confronter à l'expérience.
Depuis le début, toute la question est dans la complexité de ce passage du micro à la société par un modèle. Un modèle qui ne colle pas aux observations ou qu'il n'est pas possible de confronter aux observations, ça n'a aucune valeur. Les modélisations covid ayant notoirement échoué jusqu'à présent, il y a peu de chances que celles sur l'efficacité du confinement (qui font les mêmes hypothèses plus d'autres) valent mieux.
Tout ça, c'est du factuel. Ensuite, d'un point de vue interprétatif (donc peut-être faux), la cause probable de l'échec des modèles est que la propagation exponentielle échoue en pratique, car les conditions réelles dans la société et le comportement des personnes ne correspondent visiblement pas à leur modélisation idéalisée imaginée à travers une loupe, au point qu'une modélisation simple à base de températures moyennes donne de meilleures corrélations. Je suis totalement ouvert ici à d'autres explications (comme probablement les auteurs des divers articles).
Mais il faut, au minimum, savoir de quoi on parle. Discuter de l'efficacité ou non du confinement avec quelqu'un en utilisant de façon répétée la conclusion en tant qu'argument, ça ne peut pas marcher ;-)