L'autre membre du couple à pu démissionner pour suivre...
Tout ça c'est quand même lié à la fluidité du marché du travail. Devoir déménager quand on change de boîte c'est bien parce que tu n'as pas trouvé un boulot convenable dans ton bassin d'emploi.
Le fait que l'investisseur veuille une rentabilité a 20% n'a aucun sens,
Ça a du sens pour l'investisseur, non? Il veut maximimser son profit. En règle générale, les investisseurs veulent à la fois optimiser la rentabilité immédiate et la rentabilité à long terme, puisque le long terme conditionne aussi ce qu'il pourra éventuellement retirer de ses actions quand il les vendra.
tout ça car la doctrine dit qu'il faut une masse salariale minimum.
La mauvaise gestion n'a pas attendu les investisseurs gourmands, c'est partout pareil, y compris dans la fonction publique qui n'a pas d'actionnaires à satisfaire.
les conseils de directions s'assoient sur des notions simple comme l'éthique ou l'écologie,
L'éthique et l'écologie sont, à ton avis, des notions simples?
D'une manière générale, tu es en train de prétendre qu'une entreprise devrait maximiser tout un tas de critères qui ne sont pas liés à son profit. On sait comment essayer d'aligner les intérêt des entreprises avec les intérêts de la société : par la loi (rendre illégal des choses qui sont contraires à l'intérêt commun) et par l'incitation (avantages fiscaux quand on fait quelque chose que la société considère comme positif).
Après, il n'est pas impossible en effet que les entreprises aient des objetifs qui ne sont pas liés à leur profit. La plupart en ont, de tels objectifs, que tu pourrais étiqueter, selon tes critères, positifs ou négatifs. Les dirigeants et les cadres des entreprises sont des êtres humains qui ont tous des convictions, et qui peuvent (ou non) les faire coïncider avec leur boulot. Mais je n'arrive juste pas à comprendre comment tu voudrais imposer ça de l'extérieur des entreprises. Tu voudrais qu'un marchant d'armes agisse éthiquement? Genre, arrêter de vendre des armes? En pratique, ça se passerait comment?
On peut aussi ajouter les constructeurs automobiles qui vont truquer les tests anti-pollutions au détriment de la santé globale
Ça c'est de la fraude, c'est déja interdit. Tu voudrais que ça soit encore plus interdit?
Déjà si on imposaient qu'une boite devait verser des primes aux salariés (répartie en fonction du nombre d'heure travaillées, et non du salaire) d'un montant au moins équivalent aux dividendes,
Beaucoup d'entreprises le font déja, soit par des primes d'intéressement aux résultats, soit par la distribution d'actions. Mais ça fait partie du salaire (un employé qui quitte la boîte perd ces bénéfices), tout comme les divers avantages (tickets restaurants, voiture de fonction...).
Si tu l'imposes, les boîtes arrêteraient peut-être de verser des dividendes et rachèteraient leurs actions par exemple, et tu retournerais au point de départ. Et la boîte peut dégager beaucoup d'argent mais tout réinvestir par exemple, dans ce cas tu ne verses pas de primes? De toutes manières, toute législation contraignante sur le coût du travail va entrainer une migration vers l'externalisation. Avec ton système par heure de travail, tu voudrais récompenser les bas salaires, mais le résultat va être que les gusses qui vident les poubelles vont, s'ils ne le sont pas déja, être remplacés par des intérimaires embauchés par un prestataire, et pfiout, fini la prime.
Il y a une logique derrière le fonctionnement de l'économie; c'est une logique que tu n'aimes peut-être pas, mais tu ne peux pas affirmer que ça n'a aucun sens. Le capital est rémunéré par ce qu'il rapporte à son propriétaire, le travail est rémunéré comme un service. Comment voudrais-tu rémunérer le travail par ce qu'il rapporte? Dans une entreprise de 1000 salariés, comment savoir qui rapporte quoi? Certains services ne rapportent rien (par exemple la compta), les salariés ne devraient pas être rémunérés? Les fonctionnaires ne devraient pas être payés?
Un des seuls avantages de vivre dans une société libérale, c'est que toi aussi tu peux monter une entreprise et décider d'être éthique, écologique, de rémunérer tes employés autant que tes actionnaires; tout ça ,tu es libre de le faire avec ton argent. Évidemment, ce que tu proposes, en fait, tu ne veux pas le faire avec ton argent, mais tu veux le faire avec l'argent des autres. Rassure-toi, j'ai aussi beaucoup d'idées de trucs à faire avec l'argent des autres! On en est tous là. Ça n'est pas une histoire de classe sociale d'ailleurs; les ouvriers ont plein d'idées sur ce que les actionnaires devraient faire avec leur argent, et les bourgeois ont plein d'idées sur ce que les ouvriers devraient faire (ou surtout ne pas faire) avec leur argent. Même au sein d'une classe sociale c'est très répandu ("tu ne devrais pas acheter chez Amazon")... Et les politiques (pourtant même supposément libéraux) ont la même attitude : il faudrait acheter Made in France, les Polonais devraient acheter des avions Français... C'est une maladie universelle. Je ne trouve pas l'économie libérale attirante éthiquement : elle est simplement amorale. En économie, il n'y a pas de bien ni de mal, il y a juste des acteurs qui font ce qui leur chante (dans les limites de la loi, qui préserve les libertés des acteurs). Je ne pense pas qu'on puisse moraliser quelque chose qui est fondamentalement amoral. S'il n'y a pas de raison de payer plus les gens, alors toute contrainte sera facilement contournée. Tu tapes trop fort sur les grosses boîtes? Tu vas Uberiser la société. Tu bureaucratises l'entreprise pour empêcher les "petits" de contourner les règles sociales? Tu vas favoriser les multinationales. Pour réformer quelque chose, il faut y aller de manière très, très précise, c'est très difficile de ne pas tout péter, et si ça déséquilibre trop le système, ça va être contourné.
[^] # Re: Si je me souviens bien ...
Posté par arnaudus . En réponse au journal la monnaie libre présentée par son créateur. Évalué à 0.
Tout ça c'est quand même lié à la fluidité du marché du travail. Devoir déménager quand on change de boîte c'est bien parce que tu n'as pas trouvé un boulot convenable dans ton bassin d'emploi.
Ça a du sens pour l'investisseur, non? Il veut maximimser son profit. En règle générale, les investisseurs veulent à la fois optimiser la rentabilité immédiate et la rentabilité à long terme, puisque le long terme conditionne aussi ce qu'il pourra éventuellement retirer de ses actions quand il les vendra.
La mauvaise gestion n'a pas attendu les investisseurs gourmands, c'est partout pareil, y compris dans la fonction publique qui n'a pas d'actionnaires à satisfaire.
L'éthique et l'écologie sont, à ton avis, des notions simples?
D'une manière générale, tu es en train de prétendre qu'une entreprise devrait maximiser tout un tas de critères qui ne sont pas liés à son profit. On sait comment essayer d'aligner les intérêt des entreprises avec les intérêts de la société : par la loi (rendre illégal des choses qui sont contraires à l'intérêt commun) et par l'incitation (avantages fiscaux quand on fait quelque chose que la société considère comme positif).
Après, il n'est pas impossible en effet que les entreprises aient des objetifs qui ne sont pas liés à leur profit. La plupart en ont, de tels objectifs, que tu pourrais étiqueter, selon tes critères, positifs ou négatifs. Les dirigeants et les cadres des entreprises sont des êtres humains qui ont tous des convictions, et qui peuvent (ou non) les faire coïncider avec leur boulot. Mais je n'arrive juste pas à comprendre comment tu voudrais imposer ça de l'extérieur des entreprises. Tu voudrais qu'un marchant d'armes agisse éthiquement? Genre, arrêter de vendre des armes? En pratique, ça se passerait comment?
Ça c'est de la fraude, c'est déja interdit. Tu voudrais que ça soit encore plus interdit?
Beaucoup d'entreprises le font déja, soit par des primes d'intéressement aux résultats, soit par la distribution d'actions. Mais ça fait partie du salaire (un employé qui quitte la boîte perd ces bénéfices), tout comme les divers avantages (tickets restaurants, voiture de fonction...).
Si tu l'imposes, les boîtes arrêteraient peut-être de verser des dividendes et rachèteraient leurs actions par exemple, et tu retournerais au point de départ. Et la boîte peut dégager beaucoup d'argent mais tout réinvestir par exemple, dans ce cas tu ne verses pas de primes? De toutes manières, toute législation contraignante sur le coût du travail va entrainer une migration vers l'externalisation. Avec ton système par heure de travail, tu voudrais récompenser les bas salaires, mais le résultat va être que les gusses qui vident les poubelles vont, s'ils ne le sont pas déja, être remplacés par des intérimaires embauchés par un prestataire, et pfiout, fini la prime.
Il y a une logique derrière le fonctionnement de l'économie; c'est une logique que tu n'aimes peut-être pas, mais tu ne peux pas affirmer que ça n'a aucun sens. Le capital est rémunéré par ce qu'il rapporte à son propriétaire, le travail est rémunéré comme un service. Comment voudrais-tu rémunérer le travail par ce qu'il rapporte? Dans une entreprise de 1000 salariés, comment savoir qui rapporte quoi? Certains services ne rapportent rien (par exemple la compta), les salariés ne devraient pas être rémunérés? Les fonctionnaires ne devraient pas être payés?
Un des seuls avantages de vivre dans une société libérale, c'est que toi aussi tu peux monter une entreprise et décider d'être éthique, écologique, de rémunérer tes employés autant que tes actionnaires; tout ça ,tu es libre de le faire avec ton argent. Évidemment, ce que tu proposes, en fait, tu ne veux pas le faire avec ton argent, mais tu veux le faire avec l'argent des autres. Rassure-toi, j'ai aussi beaucoup d'idées de trucs à faire avec l'argent des autres! On en est tous là. Ça n'est pas une histoire de classe sociale d'ailleurs; les ouvriers ont plein d'idées sur ce que les actionnaires devraient faire avec leur argent, et les bourgeois ont plein d'idées sur ce que les ouvriers devraient faire (ou surtout ne pas faire) avec leur argent. Même au sein d'une classe sociale c'est très répandu ("tu ne devrais pas acheter chez Amazon")... Et les politiques (pourtant même supposément libéraux) ont la même attitude : il faudrait acheter Made in France, les Polonais devraient acheter des avions Français... C'est une maladie universelle. Je ne trouve pas l'économie libérale attirante éthiquement : elle est simplement amorale. En économie, il n'y a pas de bien ni de mal, il y a juste des acteurs qui font ce qui leur chante (dans les limites de la loi, qui préserve les libertés des acteurs). Je ne pense pas qu'on puisse moraliser quelque chose qui est fondamentalement amoral. S'il n'y a pas de raison de payer plus les gens, alors toute contrainte sera facilement contournée. Tu tapes trop fort sur les grosses boîtes? Tu vas Uberiser la société. Tu bureaucratises l'entreprise pour empêcher les "petits" de contourner les règles sociales? Tu vas favoriser les multinationales. Pour réformer quelque chose, il faut y aller de manière très, très précise, c'est très difficile de ne pas tout péter, et si ça déséquilibre trop le système, ça va être contourné.