Le truc c’est qu’en cas de décroissance faudrait aussi détruire de la monnaie pour que le raisonnement tienne. Ça doit pouvoir se faire techniquement.
Je pense d'ailleurs que ça se fait automatiquement. En cas de décroissance, il y aura une baisse des investissements, donc une baisse des emprunts bancaires. Le remboursement des emprunts existants va donc détruire de la monnaie. Je ne sais pas si le processus est équilibré ou non et si ça peut être transitoirement catastrophique (style, manque de monnaie?).
Je ne suis pas macro-économiste, mais j'ai quand même l'impression qu'il existe maintenant une sorte de consensus sur la déconnexion entre la masse monétaire et les prix. Pendant longtemps on a pensé qu'injecter de la monnaie (par exemple, par la planche à billets) faisait augmenter les prix (d'où inflation (étymologiquement, augmentation de la quantité d'argent en circulation) <=> augmentation des prix), mais depuis 20 ans la masse monétaire augmente démesurément en Europe et aux US, alors que l'augmentation des prix est très limitée. J'ai cru comprendre que c'était parce que la nouvelle monnaie allait directement dans des bulles spéculatives (l'économie réelle n'étant pas vraiment rentable) et ne rentrait pas vraiment dans le circuit.
La mauvaise rentabilité de l'économie réelle semble être la cause des dérives délirantes de la finance, quand on a des sous à placer quelque part, mieux vaut investir dans des trucs débiles (produits spéculatifs, monnaies virtuelles, bulles immobilières...) que dans une entreprise. Paradoxalement, il y a une (juste) demande des citoyens à taxer les bénéfices des entreprises.... mais ça ne va que favoriser la spéculation, puisque ça va encore plus faire baisser la rentabilité de l'économie réelle.
[^] # Re: Si je me souviens bien ...
Posté par arnaudus . En réponse au journal la monnaie libre présentée par son créateur. Évalué à 3.
Je pense d'ailleurs que ça se fait automatiquement. En cas de décroissance, il y aura une baisse des investissements, donc une baisse des emprunts bancaires. Le remboursement des emprunts existants va donc détruire de la monnaie. Je ne sais pas si le processus est équilibré ou non et si ça peut être transitoirement catastrophique (style, manque de monnaie?).
Je ne suis pas macro-économiste, mais j'ai quand même l'impression qu'il existe maintenant une sorte de consensus sur la déconnexion entre la masse monétaire et les prix. Pendant longtemps on a pensé qu'injecter de la monnaie (par exemple, par la planche à billets) faisait augmenter les prix (d'où inflation (étymologiquement, augmentation de la quantité d'argent en circulation) <=> augmentation des prix), mais depuis 20 ans la masse monétaire augmente démesurément en Europe et aux US, alors que l'augmentation des prix est très limitée. J'ai cru comprendre que c'était parce que la nouvelle monnaie allait directement dans des bulles spéculatives (l'économie réelle n'étant pas vraiment rentable) et ne rentrait pas vraiment dans le circuit.
La mauvaise rentabilité de l'économie réelle semble être la cause des dérives délirantes de la finance, quand on a des sous à placer quelque part, mieux vaut investir dans des trucs débiles (produits spéculatifs, monnaies virtuelles, bulles immobilières...) que dans une entreprise. Paradoxalement, il y a une (juste) demande des citoyens à taxer les bénéfices des entreprises.... mais ça ne va que favoriser la spéculation, puisque ça va encore plus faire baisser la rentabilité de l'économie réelle.