Personnellement, je n'ai pas trouvé d'études sérieuses de ce type concernant la balance bénéfice/risque pour les profils majeurs de la population
Le fait que tu imagines être en mesure de juger le « sérieux » et la validité scientifique de ces études en dit déjà très long.
Ça aide un peu, pourtant, à comprendre ton état d'esprit : si tu crois vraiment que les personnes qui élaborent, réalisent et interprètent ces études, celles qui les évaluent avant publication, celles qui les lisent et les citent, celles qui les compilent pour proposer des actions de santé publique n'ont que des compétences, une expérience et des qualifications comparables aux tiennes, alors effectivement, on comprend qu'il y ait de quoi paniquer.
Mais ça ne s'arrête pas là :
Concernant l'innocuité, le signal (exemple des US) est en fait très mauvais [...] tant les victimes comme les médecins sont l'objet d'une certaine pression sociale.
Ce looong paragraphe est un formidable cas d'école.
Tu commences en appuyant tes certitudes sur un site qui précise pourtant explicitement que les informations qu'il collecte et publie, à elles seules, ne peuvent pas être utilisées pour déterminer si un vaccin a causé ou contribué à un effet indésirable ou une maladie (« VAERS reports alone cannot be used to determine if a vaccine caused or contributed to an adverse event or illness »), que ces informations sont au moins en partie « invérifiables », et que ça limite intrinsèquement leur utilité scientifique. Mais ça, de fait, tu l'éludes.
Tu empiles ensuite, sans aucun élément factuel documenté, une série d'affirmations et de généralisations arbitraires (« c'est la pharmacovigilance passive, habituellement fortement sous-estimée », « *la plupart des effets indésirables ne sont pas remontés », « la plupart des médecins ont [...] du mal à considérer l'hypothèse d'effet indésirable post-vaccinal »), et tu accumules du verbiage scientifique (« *D-dimères [...], CRP, CPK, troponine, ferritine ») qui, sans autre explication ou référence, n'apporte strictement rien à ton argumentaire, sinon une apparence de scientificité. Mais toute cette fumée prétentieuse ne masque pas la circularité du raisonnement, la pensée tautologique : en gros, si on ne rapporte en proportion que peu de dommages du vaccin, c'est bien la preuve qu'ils sont nombreux et qu'on nous les cache.
Le thème importe peu : c'est la mécanique argumentaire qui est caractéristique : on (qui ?) nous ment. Des milliers de chercheurs, de chercheuses, de médecins, d'épidémiologistes sont d'accord sur l'intérêt collectif de la vaccination : ils nous mentent. S'ils et elles prétendent que la vaccination protège tout le monde en diminuant le taux de reproduction du virus c'est, au mieux, qu'ils et elles manquent de « rigueur », au pire qu'ils et elles nous mentent. Et toi, Anaseto, tu le sais.
Tu agites doctement la « rigueur » : mais si tu savais de quoi tu parles, tes travaux seraient publiés.
[^] # Re: Important...
Posté par symp . En réponse au lien [The BMJ] Une chercheuse dénonce des problèmes d'intégrité de données dans l'essai clinique Pfizer. Évalué à 6.
Le fait que tu imagines être en mesure de juger le « sérieux » et la validité scientifique de ces études en dit déjà très long.
Ça aide un peu, pourtant, à comprendre ton état d'esprit : si tu crois vraiment que les personnes qui élaborent, réalisent et interprètent ces études, celles qui les évaluent avant publication, celles qui les lisent et les citent, celles qui les compilent pour proposer des actions de santé publique n'ont que des compétences, une expérience et des qualifications comparables aux tiennes, alors effectivement, on comprend qu'il y ait de quoi paniquer.
Mais ça ne s'arrête pas là :
Ce looong paragraphe est un formidable cas d'école.
Tu commences en appuyant tes certitudes sur un site qui précise pourtant explicitement que les informations qu'il collecte et publie, à elles seules, ne peuvent pas être utilisées pour déterminer si un vaccin a causé ou contribué à un effet indésirable ou une maladie (« VAERS reports alone cannot be used to determine if a vaccine caused or contributed to an adverse event or illness »), que ces informations sont au moins en partie « invérifiables », et que ça limite intrinsèquement leur utilité scientifique. Mais ça, de fait, tu l'éludes.
Tu empiles ensuite, sans aucun élément factuel documenté, une série d'affirmations et de généralisations arbitraires (« c'est la pharmacovigilance passive, habituellement fortement sous-estimée », « *la plupart des effets indésirables ne sont pas remontés », « la plupart des médecins ont [...] du mal à considérer l'hypothèse d'effet indésirable post-vaccinal »), et tu accumules du verbiage scientifique (« *D-dimères [...], CRP, CPK, troponine, ferritine ») qui, sans autre explication ou référence, n'apporte strictement rien à ton argumentaire, sinon une apparence de scientificité. Mais toute cette fumée prétentieuse ne masque pas la circularité du raisonnement, la pensée tautologique : en gros, si on ne rapporte en proportion que peu de dommages du vaccin, c'est bien la preuve qu'ils sont nombreux et qu'on nous les cache.
Le thème importe peu : c'est la mécanique argumentaire qui est caractéristique : on (qui ?) nous ment. Des milliers de chercheurs, de chercheuses, de médecins, d'épidémiologistes sont d'accord sur l'intérêt collectif de la vaccination : ils nous mentent. S'ils et elles prétendent que la vaccination protège tout le monde en diminuant le taux de reproduction du virus c'est, au mieux, qu'ils et elles manquent de « rigueur », au pire qu'ils et elles nous mentent. Et toi, Anaseto, tu le sais.
Tu agites doctement la « rigueur » : mais si tu savais de quoi tu parles, tes travaux seraient publiés.