• [^] # Re: Sur Numerama

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Google is evil : ce qu’on trouve dans une plainte contre eux. Évalué à 7.

    Paragraphes extraits, sans les liens hypertextes :

    Comme l’explique la Cnil sur son site, le « header bidding » ou enchères d’en-tête est une technique utilisée par les éditeurs de contenus sur le web. Elle consiste à intégrer, dans les pages web, du code permettant de proposer les espaces publicitaires (bannières, etc.) à des plateformes de vente de ces espaces ou de mise en relation avec des annonceurs. « Cette méthode permet à l’éditeur d’organiser une mise en concurrence des différents réseaux publicitaires lors de la vente de son inventaire et donc de maximiser ses revenus », précise la Cnil.

    En 2016 et en 2017, Google aurait commencé à s’inquiéter sérieusement de voir arriver des sociétés susceptibles de menacer ses positions dans ce domaine. Il aurait alors cherché le moyen de contrer ses rivaux. « Google a illégalement évincé ses concurrents du marché du header bidding en convainquant son principal rival Tech, Facebook, de cesser de soutenir cette technologie », affirme la plainte. Le texte accuse les deux sociétés d’avoir conclu un accord illégal dans lequel Facebook aurait accepté de réduire son implication dans ce marché, si Google le favorisait sur les publicités dites web display et les enchères publicitaires in-app, et aidait « la régie publicitaire de Facebook, FAN _(ndlr Facebook Audience Network), à battre la concurrence_ ».

    Facebook acceptant de ne pas venir piétiner ses plates-bandes, Google aurait concédé en échange plusieurs avantages à la régie publicitaire de Mark Zuckerberg. Selon les procureurs américains, Google aurait fait « une grosse concession » et laissé le Facebook Audience Network enchérir directement dans son outil Open Bidding (voir notre encadré), sans passer par des places de marché tierces, comme doivent le faire les autres sociétés. Et au lieu de payer des commissions à ces places de marché, Facebook ne payait qu’une commission réduite (5 à 10 %). Le groupe de Mark Zuckerberg aurait en revanche eu l’interdiction de dévoiler qu’il bénéficiait de ce type de tarifs avantageux. Selon les procureurs qui ont rédigé le texte, « le fait qu’une place de marché comme celle de Facebook paye des commissions réduites, comparées à d’autres, constitue un désavantage pour les concurrents qui doivent s’acquitter de commissions plus élevées ».

    Merci pour l'article éclairant Anne Cagan,
    merci d'avoir partagé le lien antistress.

    "It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume