• [^] # Re: Mouais...

    Posté par . En réponse au journal Des panneaux solaires low-tech, ça existe ? Ils ont peut-être été inventés en... 1900 !. Évalué à 8.

    Ça c'est les promesses des vendeurs d'OGM, on attend toujours des études indépendantes sur la non nocivité des OGM.

    C'est totalement absurde. Il y a des milliers d'études réalisées sur des centaines d'OGM, nombre d'entre elles sont le fait d'organismes de recherche et d'université indépendants. Il n'y a de toutes manières aucune raison théorique pour imaginer que les OGM, de manière générale, auraient un effet systématique sur la santé. Par exemple, un OGM qui syntéhtise une vitamine (comme le golden rice) ne peut avoir aucun autre effet que d'augmenter la prise orale de vitamine. Quelqu'un qui prétend le contraire n'a aucune idée de ce qu'est un OGM.

    Quels scientifiques ?

    La méthode scientifique n'est pas une question de personnes, et prétendre que le consensus scientifique dépend de l'obédience des personnes qui publient les résultats est un préjugé complètement délétère au débat. Bien sûr, les conflits d'intérêt existent, et bien sûr, certains groupes de pression (entreprises ou ONG) font de gros efforts politiques ou économiques pour trouver des experts qui penchent de leur côté. Mais ça, c'est pour l'affichage, le lobbying, et BFM-TV. La réalité scientifique est très différente, et une grande partie des équipes de recherche sont honnêtes et cherchent réellement à déterminer si les effets recherchés existent ou non.

    Le déni des résultats scientifiques est une rhétorique de l'extrême, et c'est souvent celle de ceux qui nient la réalité. Souvent de "bonne foi" d'ailleurs : ces personnes sont typiquement sur des raisonnements de type "cherry picking" et "faites votre recherche vous-mêmes" (déni de l'expertise), et imaginent que les autres fonctionnent de la même manière (puisque c'est le seul raisonnement qu'ils connaissent).

    C'est facile de dire que c'est le seul truc efficace quand la majorité de la recherche s'est passée là,

    De la recherche publique. De toutes manières, on peut sortir toutes les explications historiques qu'on veut, le nucléaire est le plus efficace actuellement. Rien n'empêche d'investir en R&D dans d'autres sources d'énergie (d'ailleurs c'est ce qui est fait, puisque 40% de l'investissement public est consacré aux énergies renouvelables, qui représentent 13% de l'énergie consommée en France...).

    quid des risques ? si faible soient-ils, est-on prêt à les prendre à tout prix ?

    Je ne comprends pas cette question. On parle de gestion des risques, ou bien c'est juste une manière de distiller une peur irrationnelle?

    Les risques liés au réchauffement climatiques sont énormes, globaux, et certains. Les risques liés au nucléaire sont faibles, locaux, et hypothétiques. Bien sûr qu'une centrale peut péter, mais ça n'empêche personne de raisonnable de dormir. Les conséquences d'un accident nucléaire civil sont locales, et les risques pour la santé des habitants sont réduits; il y a probablement beaucoup de sites industriels qui sont bien plus dangereux qu'une centrale nucléaire.

    quid des déchets ?

    Personnellement, j'aime bien l'idée de les diluer dans l'océan (les effets seraient négligeables par rapport à la radioactivité naturelle), mais ça n'est pas très écolo-friendly :-) L'enfouissement me semble une bonne solution, compatible avec la trouille collective de la radioactivité.

    Sans dec, pourquoi les gens ont-ils si peur de la radioactivité? C'est à cause des usages militaires? La radioactivité, il y en a partout; des rayonnements, on en mange dans les régions granitiques, quand on prend l'avion, et un peu tous les jours pour plein de raisons. À moins d'une exposition majeure (manipulation de produits radioactifs...), la radioactivité d'origine artificielle dans l'environnement est vraiment faible; les doses autorisées pour les travailleurs du nucléaire sont raisonnables, et il n'y a aucune raison d'avoir cette peur panique du moindre atome radioactif. C'est comme tout, il faut surveiller, faire des études épidémiologiques, réajuster les seuils d'exposition si besoin, mais les précautions autour des déchets (par exemple sur les déchets faiblement radioactifs) semblent vraiment disproportionnées. Et ça, c'est probablement dû au lobbying intensif des "marchands de peur". Parce qu'en parallèle, de nombreuses molécules cancérigènes restent sur le marché et exposent la population à des doses toxiques sans que personne ne s'en émeuve (à commencer par l'éthanol, par exemple), parce qu'on a tellement l'habitude d'avoir de tels produits dans son environnement, son assiette, ou dans son verre, qu'on ne voit pas le danger. Le récent débat sur la règlementation de l'huile essentielle de lavande est typique : "comment, interdire un produit naturel, ça ne va pas? On ne va pas commencer à interdire tout ce qui peut potentiellement causer un risque. Par contre, les variétés crées par mutagénèse devraient être interdites! On ne sait jamais, principe de précaution."