• [^] # Re: Mouais...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Des panneaux solaires low-tech, ça existe ? Ils ont peut-être été inventés en... 1900 !. Évalué à 10.

    • le coût final est bien supérieur à celui annoncé à chaque fois, cet argent aurait-il pu être mieux utilisé ? C'est facile de dire que c'est le seul truc efficace quand la majorité de la recherche s'est passée là, sans réelles concertations...

    Le coût de tous les projets d'envergure est toujours sous estimé. On considère souvent qu'il faut appliquer un "facteur pi" aux estimations initiales pour avoir une estimation plus réaliste. Ça marche aussi pour les grands chantiers éoliens et les grandes centrales solaires. L'EPR bât tous les records, c'est vrai. Signe de la perte de compétences peut-être ?

    • quid des risques ? si faible soient-ils, est-on prêt à les prendre à tout prix ?

    À comparer avec le risque lié au réchauffement climatique. D'un côté un risque certain et global, irréversible à notre échelle de temps. De l'autre un risque faiblement probable et local, irréversible à notre échelle de temps. On peut quantifier celà plus et comparer des scénarios plus précis, mais l'important c'est de réaliser que "pas de nucléaire" veut dire autre chose. Ça peut être des énergies émettrices de CO2 (au moins pour l'intermittence), de la surproduction et du stockage, accepter l'intermittence (ce qui veut dire tarifs variables selon la disponibilité d'électricité et coupures possibles) ... Malheureusement on a pas de solution pilotable qui ne soit pas émettrice de CO2 et que l'on puisse développer à volonté (l'hydro-électrique est déjà presque à saturation)

    • quid des déchets ?

    Quid du CO2? Quid du lithium et autres composants des batteries pour le stockage? Les solutions qu'on a pour l'instant pour les déchets nucléaires ne sont pas si mal que ça.

    La position de Greenpeace et Les Verts avait du sens dans les années 80 où effectivement, il y'avait eu pas mal de merdes et d'abus (balancer des déchets de faible activité dans l'océan par exemple) mais de nos jours en France, leur position anti-nucléaire systématique est purement idéologique. Le fait que toutes les technologies nucléaires (ancien rédacteur à fission, nouveaux réacteurs à fission, SMR, fusion ...) finissent dans le même sac alors qu'elles ont des caractéristiques très différentes en est un symptôme. Le fait qu'aucun membre (à ma connaissance) ne prenne de position divergente sur ce sujet (alors que sur d'autres ils n'hésitent pas) en est un autre.