ta réflexion est pertinente dans le cadre d’un développement ad-hoc pour un client où la connexion permanente fait partie du cahier des charges.
Pour les logiciels grand-public, cela revient à exclure toute une partie du monde : ceux qui n’ont pas de connexion permanente pour raison financière ou pour raison d’infrastructure (beaucoup de régions sont encore mal couvertes, je t’invite à lire les liens que j’ai mis dans le journal).
C’est de nouveau la notion de privilège : l’homme blanc occidental sans handicap visuel à une connexion permanente, un écran retina et un nouveau processeur et voit donc toute optimisation pour un autre cas d’usage comme une perte de temps. Ce qui va exclure une partie de la population et mettre une pression terrible à une autre (aller une fois par jour se connecter au wifi du café du coin, on va payer 50€/mois pour une connexion permanente, 100€/mois pour des nouveaux téléphones et vu qu’on a payé cette box qui vient avec abonnement télé, on va en profiter pour que les enfants regardent des dessins animés tandis que nous on est sur nos téléphones).
Ces simples choix par facilités de la classe privilégiée ont, en fait, un impact incroyable social et écologique. Je ne crois pas trop me tromper en disant d’ailleurs que toute la crise climatique actuelle peut se résumer à "une partie privilégiée du monde a pris et continue à prendre des choix qui sont plus faciles à court terme pour elle, nonobstant l’impact sur le reste du monde".
Pourquoi est-ce que de nombreuses applications ne tournent pas sur un système relativement ancien ? Parce que les développeurs ont considéré que tout le monde avait de toutes façons un nouveau système. Pourquoi est-ce que tout le monde a un nouveau système ? Parce que les nouvelles apps ne tournent pas sur l’ancien. (cercle vicieux alimenté, en plus de cela, par le marketing évidemment).
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: pas étonnant
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un réseau offline "delay-tolerant" avec NNCP. Évalué à 8.
ta réflexion est pertinente dans le cadre d’un développement ad-hoc pour un client où la connexion permanente fait partie du cahier des charges.
Pour les logiciels grand-public, cela revient à exclure toute une partie du monde : ceux qui n’ont pas de connexion permanente pour raison financière ou pour raison d’infrastructure (beaucoup de régions sont encore mal couvertes, je t’invite à lire les liens que j’ai mis dans le journal).
C’est de nouveau la notion de privilège : l’homme blanc occidental sans handicap visuel à une connexion permanente, un écran retina et un nouveau processeur et voit donc toute optimisation pour un autre cas d’usage comme une perte de temps. Ce qui va exclure une partie de la population et mettre une pression terrible à une autre (aller une fois par jour se connecter au wifi du café du coin, on va payer 50€/mois pour une connexion permanente, 100€/mois pour des nouveaux téléphones et vu qu’on a payé cette box qui vient avec abonnement télé, on va en profiter pour que les enfants regardent des dessins animés tandis que nous on est sur nos téléphones).
Ces simples choix par facilités de la classe privilégiée ont, en fait, un impact incroyable social et écologique. Je ne crois pas trop me tromper en disant d’ailleurs que toute la crise climatique actuelle peut se résumer à "une partie privilégiée du monde a pris et continue à prendre des choix qui sont plus faciles à court terme pour elle, nonobstant l’impact sur le reste du monde".
Pourquoi est-ce que de nombreuses applications ne tournent pas sur un système relativement ancien ? Parce que les développeurs ont considéré que tout le monde avait de toutes façons un nouveau système. Pourquoi est-ce que tout le monde a un nouveau système ? Parce que les nouvelles apps ne tournent pas sur l’ancien. (cercle vicieux alimenté, en plus de cela, par le marketing évidemment).
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html