• [^] # Re: Transport en commun

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le pétrole, le GPL, la voiture électrique, et mon portefeuille. Évalué à 10.

    Oui, les franciliens exagèrent beaucoup l'inconfort dans les transports en commun.

    S'il y a bien un problème fondamental de différences entre Paris et banlieue en terme de densité du réseau, de fréquence et de retards, pour le reste, j'ai l'impression qu'on adore détester les transports en commun (peut-être pour justifier à soi-même l'utilisation de la voiture).

    Il y a un nombre incalculable de gens qui se plaignent du bruit, des odeurs (!) et de l'inconfort. A ces gens-là, j'ai envie de demander si nous vivons dans la même région. J'utilise beaucoup moins les transports en commun qu'avant[1], mais j'ai pris métro et/ou RER quotidiennement pendant un peu moins de dix ans, sur beaucoup de lignes différentes, et vivant toujours en petite couronne. J'ai passé l'essentiel de mes trajets (aux heures de pointe) à lire, sans ressentir particulièrement de nuisances. Certaines lignes bondées, comme la 13, sont pénibles, mais pour le reste, RAS.
    Les seuls trajets pénibles (agressions, violence verbale, nuisances sonores) ont été en bus de nuit.

    [1] Je suis passé au vélo ("musculaire") pour les trajets de moins d'une heure trente, été comme hiver, et le fait de pouvoir lire en me déplaçant me manque beaucoup. Cela mis à part, le vélo est de plus en plus agréable en Île-de-France. Ce qui m'a le plus frappé, c'est à quel point un grand nombre de gens sont paresseux. Presque tous mes trajets, même "longs" (~ 30 km), sont un peu plus rapides que si je les effectuais en transports en commun. Mais je ne compte plus le nombre de gens (ni très âgés ni en mauvaise santé) qui ne me croient pas quand je leur dis que je fais tel ou tel trajet "long" à vélo. Ou qui me disent que les dénivelés sont "insoutenables", quand je fais au plus, à tout casser 100 mètres (autrement dit rien, même pour quelqu'un qui n'est pas sportif du tout).