Et c'est un des aspects les plus mal compris au sujet des taxes pétrolières par le public, je pense. Le rôle de ces taxes est de faire en sorte que sur ce prix du pétrole final, une partie finisse dans notre poche, enfin, dans la poche de notre état pour ses finances, plutôt que dans les poches de l'Arabie Saoudite, de la Russie, ou de Total.
A savoir que si on baissait les taxes, ça donnerais surtout plus de marge pour les cartels de pétrolier pour augmenter les prix, en gros, dans un jeu complexe qui mêle les intérêts de firmes particuliérement puissantes, à ceux d'états souvent corrompu jusqu’à l'os.
Je n'ai pas l'impression que ce soit ça. Après tout dans les pays où le pétrole est peu taxé, le prix de vente du pétrole n'est pas spécialement élevé. Même en Europe, le pétrole n'est pas très taxé suivant les usages : le carburant de chauffage, routier (détaxé), le kérosène, etc.
Je pense que le but est surtout de mettre un incitant pour en consommer moins depuis les chocs pétroliers. Comme en Europe on dépend en approvisionnement majoritairement de pays éloignés et avec des valeurs et une stabilité politique différentes de chez nous, on essaye d'avoir un mode de vie qui soit moins sensible à ce qui s'y passe tout en finançant notre système social. Cela a forcé les européens à faire des efforts pour consommer moins : passage au nucléaire en France, petites voitures qui consomment moins que les américaines, plus de transports en commun. Et globalement ça a fonctionné, un européen a besoin en moyenne de bien moins de carburant qu'un américain aujourd'hui.
C'est un atout pour demain, en cas de manque de pétrole, ou dans la lutte pour le climat, l'Europe aura un effort moindre à faire que les pays qui n'ont rien fait. Cela ne nous rend pas plus malin qu'eux, mais la contrainte en approvisionnement pour nous nous a incité à faire des choix de restrictions qui sont aujourd'hui sans doute un atout pour nous.
On est d'ailleurs en théorie moins sensible à un prix haut. Comme une partie de la taxe est proportionnelle au prix de vente (comme la TVA), en cas de hausse tu peux réduire ces taxes temporairement pour avoir une facture plus proche de la normale pour le consommateur sans pénaliser les rentrées de l'État. Dans un pays où le prix de vente est le prix du marché, toute hausse se répercute en proportion bien plus fortement sans marges de manœuvre possible.
[^] # Re: Sur les taxes des produits pétrolier.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Le pétrole, le GPL, la voiture électrique, et mon portefeuille. Évalué à 4.
Je n'ai pas l'impression que ce soit ça. Après tout dans les pays où le pétrole est peu taxé, le prix de vente du pétrole n'est pas spécialement élevé. Même en Europe, le pétrole n'est pas très taxé suivant les usages : le carburant de chauffage, routier (détaxé), le kérosène, etc.
Je pense que le but est surtout de mettre un incitant pour en consommer moins depuis les chocs pétroliers. Comme en Europe on dépend en approvisionnement majoritairement de pays éloignés et avec des valeurs et une stabilité politique différentes de chez nous, on essaye d'avoir un mode de vie qui soit moins sensible à ce qui s'y passe tout en finançant notre système social. Cela a forcé les européens à faire des efforts pour consommer moins : passage au nucléaire en France, petites voitures qui consomment moins que les américaines, plus de transports en commun. Et globalement ça a fonctionné, un européen a besoin en moyenne de bien moins de carburant qu'un américain aujourd'hui.
C'est un atout pour demain, en cas de manque de pétrole, ou dans la lutte pour le climat, l'Europe aura un effort moindre à faire que les pays qui n'ont rien fait. Cela ne nous rend pas plus malin qu'eux, mais la contrainte en approvisionnement pour nous nous a incité à faire des choix de restrictions qui sont aujourd'hui sans doute un atout pour nous.
On est d'ailleurs en théorie moins sensible à un prix haut. Comme une partie de la taxe est proportionnelle au prix de vente (comme la TVA), en cas de hausse tu peux réduire ces taxes temporairement pour avoir une facture plus proche de la normale pour le consommateur sans pénaliser les rentrées de l'État. Dans un pays où le prix de vente est le prix du marché, toute hausse se répercute en proportion bien plus fortement sans marges de manœuvre possible.