Oui, et indépendamment du problème écologique, il y a le problème économique. Le pétrole est une énergie plutôt rentable (même très rentable). Son taux de retour énergétique (les méthodes de calcul différent beaucoup) est généralement assez bon du fait qu'il n'y pas beaucoup d'effort à faire pour l'extraire de l'environnement. En gros, même si c'est un indicateur dont il faut se méfier quand on compare des énergies, on comprend bien qu'il est plutôt bon car il y a une phase d'extraction, une phase de raffinage, une phase de distribution (tout ça consomme relativement peu énergie) et la le carburant est alors directement prête à l'emploi. (l’ordre de grandeur c'est 10% d’énergie utilisé pour réalisé cette mise à disposition). C'est lié au fait que la phase énergivore lié a la fabrication de ce combustible fossile a eu lieu pendant longtemps, il y a très longtemps (fabrication et décomposition de matière organique, elle même ayant en quelque sorte "capturé" de l’énergie solaire pendant des millions d'années).
Dans le cas de ce kérosène vert, la phase d'extraction est remplacé par tout un empilage difficile à démêler. En gros, on a de l’électricité (qu'on ne peut pas extraire de l'environnement, il faut la produire, et là il faut regarder comment), qu'on transforme en hydrogène, elle même "raffiné" ensuite avec du carbone, lui pour le coût extrait de environnement (et il faut voir aussi comment), pour produire un hydrocarbure qui pourrait être utilisé comme kérosène pour des avions.
économiquement, c'est évident que ça va coûter beaucoup plus cher, déjà et écologiquement, comment dire, il y deux problèmes, comment on produit l’électricité nécessaire à l'hydrolyse et à l'extraction du carbone atmosphérique puis au "raffinage" et ensuite, ben ce carbone qu'on s'est évertué à retirer de l’atmosphère, ben, on va l'y relâcher de nouveau (enfin, c'est pas précisé, mais si c'est utilisé comme kéro dans un avion, je vois mal comment on va le récupérer). Alors, certes, sur le papier on a un impact carbone nul (du moins, si on est sur que l'énergie utilisée pour fabriquer ce carburant à elle-même un bilan carbone nul), puisque le carbone relâché n'est pas du carbone fossile, mais du carbone retiré de l’atmosphère. Mais, est-ce pour autant une bonne idée de l'y remettre ? Est-ce que ce serait pas plus intelligent de le séquestrer, vu ce que cela nous a coûté pour l'extraire ?
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Le kérosène vert sérieux ?
Posté par Big Pete . En réponse au lien La première usine de kérosène synthétique 100 % renouvelable du monde. Évalué à 4.
Oui, et indépendamment du problème écologique, il y a le problème économique. Le pétrole est une énergie plutôt rentable (même très rentable). Son taux de retour énergétique (les méthodes de calcul différent beaucoup) est généralement assez bon du fait qu'il n'y pas beaucoup d'effort à faire pour l'extraire de l'environnement. En gros, même si c'est un indicateur dont il faut se méfier quand on compare des énergies, on comprend bien qu'il est plutôt bon car il y a une phase d'extraction, une phase de raffinage, une phase de distribution (tout ça consomme relativement peu énergie) et la le carburant est alors directement prête à l'emploi. (l’ordre de grandeur c'est 10% d’énergie utilisé pour réalisé cette mise à disposition). C'est lié au fait que la phase énergivore lié a la fabrication de ce combustible fossile a eu lieu pendant longtemps, il y a très longtemps (fabrication et décomposition de matière organique, elle même ayant en quelque sorte "capturé" de l’énergie solaire pendant des millions d'années).
Dans le cas de ce kérosène vert, la phase d'extraction est remplacé par tout un empilage difficile à démêler. En gros, on a de l’électricité (qu'on ne peut pas extraire de l'environnement, il faut la produire, et là il faut regarder comment), qu'on transforme en hydrogène, elle même "raffiné" ensuite avec du carbone, lui pour le coût extrait de environnement (et il faut voir aussi comment), pour produire un hydrocarbure qui pourrait être utilisé comme kérosène pour des avions.
économiquement, c'est évident que ça va coûter beaucoup plus cher, déjà et écologiquement, comment dire, il y deux problèmes, comment on produit l’électricité nécessaire à l'hydrolyse et à l'extraction du carbone atmosphérique puis au "raffinage" et ensuite, ben ce carbone qu'on s'est évertué à retirer de l’atmosphère, ben, on va l'y relâcher de nouveau (enfin, c'est pas précisé, mais si c'est utilisé comme kéro dans un avion, je vois mal comment on va le récupérer). Alors, certes, sur le papier on a un impact carbone nul (du moins, si on est sur que l'énergie utilisée pour fabriquer ce carburant à elle-même un bilan carbone nul), puisque le carbone relâché n'est pas du carbone fossile, mais du carbone retiré de l’atmosphère. Mais, est-ce pour autant une bonne idée de l'y remettre ? Est-ce que ce serait pas plus intelligent de le séquestrer, vu ce que cela nous a coûté pour l'extraire ?
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.