Pas forcément, les usages changent. À noter que le sens premier est différent de celui de "Remédier à quelque chose" pour lequel il est utilisé aujourd'hui.
Le Grand Robert : pallier
pallier [palje] v. tr. [CONJUG. prier.]
1 Littér. Dissimuler (une faute, une affaire fâcheuse, etc.), chercher à atténuer (une impression défavorable) en présentant sous une apparence spécieuse. ⇒ Cacher, couvrir (supra cit.
[...]
2 Méd. (vx). Ne guérir (une maladie) qu'en apparence, atténuer (un mal) sans le guérir.
[...]
3 (xxe). Atténuer, à défaut de mieux, faute de remède véritable. | Pallier un inconvénient, un défaut. | Je ne sais que faire pour le pallier.
4 Les deux grandes lois que je viens de citer, notamment, s'efforcent à pallier certaines infortunes.
G. Duhamel, Paroles de médecin, p. 18, cité par Grevisse. REM. Dans ce sens, on rencontre couramment la construction pallier à, par anal. avec obvier à, parer à, remédier à; le tour, critiqué par les puristes, est utilisé par des écrivains consacrés :| « tout ce que l'homme a inventé pour essayer de pallier aux conséquences de ses fautes » (A. Gide, Isabelle, p.
; | « on pallie généralement au manque de matériel par des hommes » (A. Camus, la Peste, p.
[in Grevisse, le Bon Usage, §599, Rem. 15].
— Également, dans le TLFi :
Rem. Dans ce dernier sens (et p.anal. avec obvier à, parer à, remédier à) l'emploi trans. indir. pallier à qqc., critiqué par les grammairiens puristes, est fréq.: Je serais parfaitement heureux, si je n'avais le coeur plein de la tristesse de Ghéon. J'ai écrit à Jean Schlumberger d'y pallier s'il se peut dans une note (GIDE, Journal, 1914, p.418). On pourrait, pour pallier immédiatement aux symptômes asphyxiques, (...) pratiquer l'intubation (BORY ds Nouv. Traité Méd. fasc. 8 1925, p.288). Le tannage au fer constitue seulement un procédé de crise destiné à pallier au manque éventuel d'approvisionnement en sels chromiques (BÉRARD, GOBILLIARD, Cuirs et peaux, 1947, p.94).
[^] # Re: bof
Posté par sebas . En réponse au lien Facebook de plus en plus fragilisé par les révélations d'une lanceuse d'alerte - france inter. Évalué à 4. Dernière modification le 03 octobre 2021 à 11:06.
Pas forcément, les usages changent. À noter que le sens premier est différent de celui de "Remédier à quelque chose" pour lequel il est utilisé aujourd'hui.
Le Grand Robert :
pallier
pallier [palje] v. tr. [CONJUG. prier.]
1 Littér. Dissimuler (une faute, une affaire fâcheuse, etc.), chercher à atténuer (une impression défavorable) en présentant sous une apparence spécieuse. ⇒ Cacher, couvrir (supra cit.
[...]
2 Méd. (vx). Ne guérir (une maladie) qu'en apparence, atténuer (un mal) sans le guérir.
[...]
3 (xxe). Atténuer, à défaut de mieux, faute de remède véritable. | Pallier un inconvénient, un défaut. | Je ne sais que faire pour le pallier.
4 Les deux grandes lois que je viens de citer, notamment, s'efforcent à pallier certaines infortunes.
G. Duhamel, Paroles de médecin, p. 18, cité par Grevisse.
REM. Dans ce sens, on rencontre couramment la construction pallier à, par anal. avec obvier à, parer à, remédier à; le tour, critiqué par les puristes, est utilisé par des écrivains consacrés :| « tout ce que l'homme a inventé pour essayer de pallier aux conséquences de ses fautes » (A. Gide, Isabelle, p.
; | « on pallie généralement au manque de matériel par des hommes » (A. Camus, la Peste, p.
[in Grevisse, le Bon Usage, §599, Rem. 15].
— Également, dans le TLFi :
Rem. Dans ce dernier sens (et p.anal. avec obvier à, parer à, remédier à) l'emploi trans. indir. pallier à qqc., critiqué par les grammairiens puristes, est fréq.: Je serais parfaitement heureux, si je n'avais le coeur plein de la tristesse de Ghéon. J'ai écrit à Jean Schlumberger d'y pallier s'il se peut dans une note (GIDE, Journal, 1914, p.418). On pourrait, pour pallier immédiatement aux symptômes asphyxiques, (...) pratiquer l'intubation (BORY ds Nouv. Traité Méd. fasc. 8 1925, p.288). Le tannage au fer constitue seulement un procédé de crise destiné à pallier au manque éventuel d'approvisionnement en sels chromiques (BÉRARD, GOBILLIARD, Cuirs et peaux, 1947, p.94).
(les passages en gras sont soulignés par moi)