Une fois qu'on a vaincu tous les monstres, qu'on a tout vu, l'intérêt d'un jeu se perd.
Il est clair que dans un jeu purement solo, on se fiche (ou en tout cas on devrait) qu'un joueur triche. Si une personne prend du plaisir en allant voir directement l'identité du tueur quand elle lit un polar, en sautant 90% du livre, c'est son droit ; les créateurs (que ce soit un livre, film, jeu vidéo...) proposent une expérience telle qu'ils la pensent intéressante, les utilisateurs/consommateurs en font ce qu'ils veulent. Donc protéger cette expérience via du logiciel propriétaire (voire des logiciels anti-triche) est clairement une aberration.
Mais pour des jeux multi-joueurs en ligne la question se pose. Il y a toujours eu, bien avant le jeu vidéo, des gens qui préfèrent tricher plutôt que perdre (ou n'être que 2ème) ; c'est triste je te l'accorde, mais c'est comme ça. Et ces tricheurs rendent l'expérience moins bonne pour les joueurs honnêtes.
En l'occurrence ces systèmes anti-triche sont plutôt associés à des jeux multi-joueur en ligne (en tout cas il me semble, je ne pratique pas les jeux proprios sur PC).
À la fin, les joueurs joueront sans le tricheur...
Tu pars du principe que c'est facile de savoir qu'une personne triche; ce n'est pas forcément le cas.
la triche peut permettre de gonfler artificiellement son niveau sans faire des choses fondamentalement illégitimes (comme avoir des munitions illimitées dans un jeu où elles ne doivent pas l'être) (voir exemple les wall hacks qui permettent de voir à travers les murs).
dans des jeux avec énormément de joueurs, où tu es amené à croiser des gens que tu ne croiseras parfois plus jamais, comment savoir qu'une personne triche bien ou est juste forte ?
Chose qui à été résolu depuis peu en ajoutant le calcul de distance entre le coffre et le joueur pour permettre l’interaction.
C'est très naïf de croire que les devs de Minetest ont globalement résolu le problème de la triche dans les jeux, que la solution consistait à mettre un test côté serveur, et que personne dans l'industrie du JV n'y a pensé.
Faire tourner toute la simulation côté serveur [*] enlève une majorité de types de triche, mais ça amène un coût important pour les serveurs. Au final je pense qu'une majorité de joueurs préfère avoir des logiciels anti-triche sur leur machine (aussi dégueulasse soient-ils) que de devoir payer le surcoût engendré. Ça ne me réjouit pas, mais c'est pour souligner que le problème n'est pas trivial. Je ne cautionne pas ces logiciels, mais je ne vais pas affirmer que le problème est facile à résoudre.
[*] il est amusant de noter que techniquement parlant le cloud gaming (les jeux qui sont rendus coté serveurs, ces derniers envoyant l'image et le son aux joueurs, qui eux envoient juste leurs inputs ) est ce concept poussé à l’extrême, et évite beaucoup de triches possibles (il y a évidemment d'autres problèmes qui viennent avec, comme le besoin d'une très bonne connexion). En pratique le cloud gaming tel que proposé par l'industrie du JV va à l'encontre de ce que j'aime en informatique (le libre) avec une approche jetable des œuvres et ôtant tout le contrôle aux utilisateurs. Mais dans l'absolu un service payant faisant tourner des jeux libres en mode cloud, permettant d'affronter d'autres joueurs (utilisant ce même service) sans triche majeure, est imaginable (on peut rêver).
[^] # Re: L'intérêt pour le joueur
Posté par GuieA_7 (site web personnel) . En réponse au journal EAC fonctionne à présent sous Wine/Proton, BattlEye confirme le support. Évalué à 6.
Il est clair que dans un jeu purement solo, on se fiche (ou en tout cas on devrait) qu'un joueur triche. Si une personne prend du plaisir en allant voir directement l'identité du tueur quand elle lit un polar, en sautant 90% du livre, c'est son droit ; les créateurs (que ce soit un livre, film, jeu vidéo...) proposent une expérience telle qu'ils la pensent intéressante, les utilisateurs/consommateurs en font ce qu'ils veulent. Donc protéger cette expérience via du logiciel propriétaire (voire des logiciels anti-triche) est clairement une aberration.
Mais pour des jeux multi-joueurs en ligne la question se pose. Il y a toujours eu, bien avant le jeu vidéo, des gens qui préfèrent tricher plutôt que perdre (ou n'être que 2ème) ; c'est triste je te l'accorde, mais c'est comme ça. Et ces tricheurs rendent l'expérience moins bonne pour les joueurs honnêtes.
En l'occurrence ces systèmes anti-triche sont plutôt associés à des jeux multi-joueur en ligne (en tout cas il me semble, je ne pratique pas les jeux proprios sur PC).
Tu pars du principe que c'est facile de savoir qu'une personne triche; ce n'est pas forcément le cas.
C'est très naïf de croire que les devs de Minetest ont globalement résolu le problème de la triche dans les jeux, que la solution consistait à mettre un test côté serveur, et que personne dans l'industrie du JV n'y a pensé.
Faire tourner toute la simulation côté serveur [*] enlève une majorité de types de triche, mais ça amène un coût important pour les serveurs. Au final je pense qu'une majorité de joueurs préfère avoir des logiciels anti-triche sur leur machine (aussi dégueulasse soient-ils) que de devoir payer le surcoût engendré. Ça ne me réjouit pas, mais c'est pour souligner que le problème n'est pas trivial. Je ne cautionne pas ces logiciels, mais je ne vais pas affirmer que le problème est facile à résoudre.
[*] il est amusant de noter que techniquement parlant le cloud gaming (les jeux qui sont rendus coté serveurs, ces derniers envoyant l'image et le son aux joueurs, qui eux envoient juste leurs inputs ) est ce concept poussé à l’extrême, et évite beaucoup de triches possibles (il y a évidemment d'autres problèmes qui viennent avec, comme le besoin d'une très bonne connexion). En pratique le cloud gaming tel que proposé par l'industrie du JV va à l'encontre de ce que j'aime en informatique (le libre) avec une approche jetable des œuvres et ôtant tout le contrôle aux utilisateurs. Mais dans l'absolu un service payant faisant tourner des jeux libres en mode cloud, permettant d'affronter d'autres joueurs (utilisant ce même service) sans triche majeure, est imaginable (on peut rêver).