Juste pour le troll, parce que globalement, je suis d'accord que traquer un utilisateur, c'est nul.
Comme pour tout il faut regarder la balance bénéfice/risque.
La balance bénéfice/risque, ça s'applique surtout dans le cas d'un choix personnel, d'une décision individuelle, à mon avis, et mesure la conséquence qu'on estime prévues d'une action. C'est la version moderne du "peser le pour et le contre". Il a été hyper-médiatisé dans l'actualité récente et le voila utilisé à tout-va, ce que je n'aime pas trop. Ça simplifie beaucoup trop les choses dans une globalité peu discernable.
C'est un peu comme dire qu'il faut réfléchir avant d'agir. C'est globalement assez vrai, mais ça fait une belle jambe :p
On peut aussi bien évidemment l'étendre à un choix collectif, comme ici, mais il ne peut être étendu simplement à une universalité : le simple fait d'avoir à l'évaluer en fait un choix inscrit dans une temporalité, et lié au groupe. De cette recherche permanente (je fais référence ici au "comme pour tout") d'une telle évaluation peut découler de mauvaises choses, comme de nombreuses croyances.
Que se passe-t'il après la mort ? Perso, j'en sais rien, et j'ai pas envie de savoir par l'expérience, pour être honnête :p Je considère, avec l'ensemble des connaissances à ma disposition, qu'il ne se passe strictement plus rien. Or, à n'en pas douter de mon côté, elles sont la résultante directe de cette évaluation : Que se passe-t'il après la mort ?
Bien évidemment, dans le cas des croyances, le raisonnement est basé sur une pure hypothèse. Cependant, on peut en mesurer les conséquences (comme les guerres de religions, même si ce ne sont probablement que des prétextes, beaucoup de religions étant relativement tolérantes à l'égard des autres en soi).
Maintenant que j'en ai fini avec la méthodologie de l'évaluation permanente, que je lie à la peur de l'erreur et une angoisse permanente, je peux en revenir à la technologie.
Ici, on parle de l'usage d'une technologie, pas d'une technologie en soit, qui, in fine, n'a rien contre nous. Une technologie ne connaît pas vraiment le bien ou le mal (oui, je sais, c'est un argument facile... ;) ).
Si je prend mon exemple personnel, je vois très clairement un bon usage que je pourrais en faire : détecter quand mon attention dérive (argument déjà noté par d'autres dans le contexte d'utilisation de machines-outil, pour le risque physique, ce qui n'est pas mon cas). Mon problème actuel est que je passe mes journées en réunions pour faire avancer des projets (que je trouve intéressants, mais parfois, certaines personnes ont un timbre de voix qui berce. Et là, on peut faire ce qu'on veut, l'attention finit toujours par faiblir à un moment dans la journée. C'est "normal"). Un petit coup de pouce pour me l'indiquer et m'inciter à me lever de ma chaise, faire trois pas histoire de reprendre le focus, serait énormément bénéfique pour moi, dans mon cas d'usage.
De là, on détecte deux catégories d'utilisation : celle active (souhaitée), qui est à priori positive, et celle passive (imposée), qui peut potentiellement nuire à l'utilisateur.
Tout cela pour dire que l'affirmation tranchée direction poubelle n'est peut-être pas si justifiée ;)
Pour moi, le risque d'une dérive existe dès lors qu'il y a un doute sur l'usage, comme c'est le cas présent. Mais le développement de cette technologie, quand bien même ce serait par le "méchant" google, n'a que peu d'intention en son sein, bien au contraire : j'ai bon espoir que leur usage voulu (en bien ou en mal, chacun est libre de juger par soi-même) fasse qu'ils se donnent les moyens (particulièrement financiers et humains) de bien développer cette technologie.
Il est nécessaire dans ce cas de s'accorder sur des contraintes législatives d'utilisation, un choix commun d'une aspiration voulue pour notre présent, au sens large. Et libre aux générations futures (si on leur en laisse la possibilité, ce qui est une autre paire de manche...) de remettre en cause un choix que l'on aurait volontairement écarté, par raisonnement (et pas forcément à raison).
[^] # Re: Scénario d'exploitation malveillante
Posté par _kaos_ . En réponse au journal Détection d'inactivité dans Google Chrome. Évalué à 2. Dernière modification le 25 septembre 2021 à 05:45.
Juste pour le troll, parce que globalement, je suis d'accord que traquer un utilisateur, c'est nul.
La balance bénéfice/risque, ça s'applique surtout dans le cas d'un choix personnel, d'une décision individuelle, à mon avis, et mesure la conséquence qu'on estime prévues d'une action. C'est la version moderne du "peser le pour et le contre". Il a été hyper-médiatisé dans l'actualité récente et le voila utilisé à tout-va, ce que je n'aime pas trop. Ça simplifie beaucoup trop les choses dans une globalité peu discernable.
C'est un peu comme dire qu'il faut réfléchir avant d'agir. C'est globalement assez vrai, mais ça fait une belle jambe :p
On peut aussi bien évidemment l'étendre à un choix collectif, comme ici, mais il ne peut être étendu simplement à une universalité : le simple fait d'avoir à l'évaluer en fait un choix inscrit dans une temporalité, et lié au groupe. De cette recherche permanente (je fais référence ici au "comme pour tout") d'une telle évaluation peut découler de mauvaises choses, comme de nombreuses croyances.
Que se passe-t'il après la mort ? Perso, j'en sais rien, et j'ai pas envie de savoir par l'expérience, pour être honnête :p Je considère, avec l'ensemble des connaissances à ma disposition, qu'il ne se passe strictement plus rien. Or, à n'en pas douter de mon côté, elles sont la résultante directe de cette évaluation : Que se passe-t'il après la mort ?
Bien évidemment, dans le cas des croyances, le raisonnement est basé sur une pure hypothèse. Cependant, on peut en mesurer les conséquences (comme les guerres de religions, même si ce ne sont probablement que des prétextes, beaucoup de religions étant relativement tolérantes à l'égard des autres en soi).
Maintenant que j'en ai fini avec la méthodologie de l'évaluation permanente, que je lie à la peur de l'erreur et une angoisse permanente, je peux en revenir à la technologie.
Ici, on parle de l'usage d'une technologie, pas d'une technologie en soit, qui, in fine, n'a rien contre nous. Une technologie ne connaît pas vraiment le bien ou le mal (oui, je sais, c'est un argument facile... ;) ).
Si je prend mon exemple personnel, je vois très clairement un bon usage que je pourrais en faire : détecter quand mon attention dérive (argument déjà noté par d'autres dans le contexte d'utilisation de machines-outil, pour le risque physique, ce qui n'est pas mon cas). Mon problème actuel est que je passe mes journées en réunions pour faire avancer des projets (que je trouve intéressants, mais parfois, certaines personnes ont un timbre de voix qui berce. Et là, on peut faire ce qu'on veut, l'attention finit toujours par faiblir à un moment dans la journée. C'est "normal"). Un petit coup de pouce pour me l'indiquer et m'inciter à me lever de ma chaise, faire trois pas histoire de reprendre le focus, serait énormément bénéfique pour moi, dans mon cas d'usage.
De là, on détecte deux catégories d'utilisation : celle active (souhaitée), qui est à priori positive, et celle passive (imposée), qui peut potentiellement nuire à l'utilisateur.
Tout cela pour dire que l'affirmation tranchée direction poubelle n'est peut-être pas si justifiée ;)
Pour moi, le risque d'une dérive existe dès lors qu'il y a un doute sur l'usage, comme c'est le cas présent. Mais le développement de cette technologie, quand bien même ce serait par le "méchant" google, n'a que peu d'intention en son sein, bien au contraire : j'ai bon espoir que leur usage voulu (en bien ou en mal, chacun est libre de juger par soi-même) fasse qu'ils se donnent les moyens (particulièrement financiers et humains) de bien développer cette technologie.
Il est nécessaire dans ce cas de s'accorder sur des contraintes législatives d'utilisation, un choix commun d'une aspiration voulue pour notre présent, au sens large. Et libre aux générations futures (si on leur en laisse la possibilité, ce qui est une autre paire de manche...) de remettre en cause un choix que l'on aurait volontairement écarté, par raisonnement (et pas forcément à raison).
Matricule 23415