Selon moi, au-delà de toutes les améliorations possibles des interfaces informatiques d'interaction avec l'administration, le seul et unique moyen d'éviter la fracture numérique et d'assurer l'égalité de toutes les citoyennes et citoyens devant la loi est de toujours proposer au citoyen une voie alternative non numérique.
Quand je vois aujourd'hui des personnes avec peu de moyens, équipées ou non d'un tél. portable ou d'un ordinateur (sous MS Win of course), se rabattre sur les intermédiaires pour faire immatriculer leur véhicule et raquer je ne sais plus combien d'euros pour cela, je suis scandalisé.
Et je ne crois que les initiatives à la 'Maisons de services au public' (MSAP) ou 'France Services' remédieront au problème. Dans mon lieu de vie, la mairie est venue me sonder sur ma volonté d'"accompagner" (bénévolement, cela va sans dire) des "cours" pour familiariser (éduquer) les personnes en butte à des difficultés avec l'informatique ("La préfecture va tout numériser sous notre mandat", m'a-t-il été dit, dans un souci de me faire comprendre la gravité du problème - et dans la tête de nos dirigeants, il ne peut s'agir que des personnes âgées ou défavorisées, bien sûr, avec parfois un coup d’œil pour les personnes handicapées...). Je m'y refuse car ce serait cautionner un mode d'accessibilité des services publics avec lequel je suis en désaccord dès lors qu'aucune autre possibilité n'est proposée. Et je n'évoque même pas ici celles ou ceux dont la volonté de passer par un circuit non numérique peut résulter d'un choix volontaire (par ex., pour ne pas être pisté par Google - quand vous tentez de consulter la carte des structures France Services, vous passez par google.com pour accéder à un google docs...).
[^] # Re: « fracture numérique » ?
Posté par WalterPolo (Mastodon) . En réponse au journal L'administration en ligne "prête pour le citoyen" ?. Évalué à 2.
Selon moi, au-delà de toutes les améliorations possibles des interfaces informatiques d'interaction avec l'administration, le seul et unique moyen d'éviter la fracture numérique et d'assurer l'égalité de toutes les citoyennes et citoyens devant la loi est de toujours proposer au citoyen une voie alternative non numérique.
Quand je vois aujourd'hui des personnes avec peu de moyens, équipées ou non d'un tél. portable ou d'un ordinateur (sous MS Win of course), se rabattre sur les intermédiaires pour faire immatriculer leur véhicule et raquer je ne sais plus combien d'euros pour cela, je suis scandalisé.
Et je ne crois que les initiatives à la 'Maisons de services au public' (MSAP) ou 'France Services' remédieront au problème. Dans mon lieu de vie, la mairie est venue me sonder sur ma volonté d'"accompagner" (bénévolement, cela va sans dire) des "cours" pour familiariser (éduquer) les personnes en butte à des difficultés avec l'informatique ("La préfecture va tout numériser sous notre mandat", m'a-t-il été dit, dans un souci de me faire comprendre la gravité du problème - et dans la tête de nos dirigeants, il ne peut s'agir que des personnes âgées ou défavorisées, bien sûr, avec parfois un coup d’œil pour les personnes handicapées...). Je m'y refuse car ce serait cautionner un mode d'accessibilité des services publics avec lequel je suis en désaccord dès lors qu'aucune autre possibilité n'est proposée. Et je n'évoque même pas ici celles ou ceux dont la volonté de passer par un circuit non numérique peut résulter d'un choix volontaire (par ex., pour ne pas être pisté par Google - quand vous tentez de consulter la carte des structures France Services, vous passez par google.com pour accéder à un google docs...).