Hier j’étais chez un imprimeur, il a beaucoup d’imagination et est le roi de la macro. la majorité de sa relation clientèle par mail se résume peut-être à une poignée de macro Excel. Attends... relation client ? courriel ? Excel ? Oui c’est surprenant. Pour chaque modèle de mail, un fichier Excel, il copie l’adresse du client et double clic sur un fichier excel, et voilà, le mail est envoyé.
Il m’a montré, j’étais à la fois admiré par l’imagination, l’efficacité du procédé, et horrifié par le bouzin. Quand il ouvre ce genre de document Excel, Excel démarre automatiquement une macro qui copie le contenu du presse-papier dans une cellule prédéterminée, puis envoie par mail le contenu d’autres cellules à l’adresse dans cette cellule, c’est Outlook qui prend en charge la partie « envoie de mail ». Il s’agit donc de sélectionner une adresse, taper Control+C et cliquer sur l’icône du document Excel. Et oui cette personne fait ses modèles de mail dans Excel, et le document Excel compose le mail et pilote l’envoi du mail.
Il a d’autres documents-macros pour des tas d’opération, comme créer des dossiers pour les projets de ses clients. Il copie le nom du client, il clique sur l’icône adéquat, et hop dans le bon dossier des projets, un nouveau dossier est créé avec le nom du client avec la bonne arborescence et tout.
Je me suis dit que ce serait encore plus efficace s’il avait la copie-sur-sélection comme sous Linux et s’il pouvait configurer l’ouverture des documents en un seul clic comme on peut souvent le faire sous Linux. J’ai commencé à avoir peur de moi-même.
Pour ce genre d’opération nous ferions probablement un script-shell, mais lui il sait faire des macros Excel. C’est le langage et le framework qu’il maîtrise pour faire ses petits utilitaires qui automatisent son métier.
Le problème, c’est que ce genre de pratique peut-être très ancré dans certains métiers, ça peut rendre la migration depuis Office très difficile car pour ce genre de personne, Office c’est un environnement de développement et d’exécution, pas un éditeur de document.
J’ai aussi vu des agences funéraires migrer leur CRM depuis je ne sais plus quel logiciel vers un autre logiciel de Salesforce. Les agences n’avaient pas vraiment le choix, c’était décidé au niveau national du réseau. On pourrait se dire qu’un logiciel d’un éditeur aussi réputé serait très loin des bidouilles imaginatives de l’imprimeur ? Que nenni.
Le logiciel se présentait avec moult fierté comme un logiciel « cloud » patati-patata, la plaquette insistait beaucoup là-dessus. Mais il y avait un hic, les agences en question travaillaient avec LibreOffice et Firefox, et le nouveau logiciel « cloud » requérait Microsoft Office et Google Chrome. Il a fallu acheter des licences Offices pour tous les postes, déployer le pack Office sur tous les postes, que le personnel soit formé, etc. et il a fallu déployer Google Chrome aussi.
C’était une appli « cloud » qu’ils disaient, c’était en fait une interface au framework Microsoft Office réalisée dans le dialecte de Google Chrome.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: C'est peut-être pour leur apprendre à coder finalement
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal En Belgique, l’usage de LibreOffice est interdit par les (certaines ?) Écoles !. Évalué à 10.
Et puis ça dépend ce que font les macros.
Hier j’étais chez un imprimeur, il a beaucoup d’imagination et est le roi de la macro. la majorité de sa relation clientèle par mail se résume peut-être à une poignée de macro Excel. Attends... relation client ? courriel ? Excel ? Oui c’est surprenant. Pour chaque modèle de mail, un fichier Excel, il copie l’adresse du client et double clic sur un fichier excel, et voilà, le mail est envoyé.
Il m’a montré, j’étais à la fois admiré par l’imagination, l’efficacité du procédé, et horrifié par le bouzin. Quand il ouvre ce genre de document Excel, Excel démarre automatiquement une macro qui copie le contenu du presse-papier dans une cellule prédéterminée, puis envoie par mail le contenu d’autres cellules à l’adresse dans cette cellule, c’est Outlook qui prend en charge la partie « envoie de mail ». Il s’agit donc de sélectionner une adresse, taper Control+C et cliquer sur l’icône du document Excel. Et oui cette personne fait ses modèles de mail dans Excel, et le document Excel compose le mail et pilote l’envoi du mail.
Il a d’autres documents-macros pour des tas d’opération, comme créer des dossiers pour les projets de ses clients. Il copie le nom du client, il clique sur l’icône adéquat, et hop dans le bon dossier des projets, un nouveau dossier est créé avec le nom du client avec la bonne arborescence et tout.
Je me suis dit que ce serait encore plus efficace s’il avait la copie-sur-sélection comme sous Linux et s’il pouvait configurer l’ouverture des documents en un seul clic comme on peut souvent le faire sous Linux. J’ai commencé à avoir peur de moi-même.
Pour ce genre d’opération nous ferions probablement un script-shell, mais lui il sait faire des macros Excel. C’est le langage et le framework qu’il maîtrise pour faire ses petits utilitaires qui automatisent son métier.
Le problème, c’est que ce genre de pratique peut-être très ancré dans certains métiers, ça peut rendre la migration depuis Office très difficile car pour ce genre de personne, Office c’est un environnement de développement et d’exécution, pas un éditeur de document.
J’ai aussi vu des agences funéraires migrer leur CRM depuis je ne sais plus quel logiciel vers un autre logiciel de Salesforce. Les agences n’avaient pas vraiment le choix, c’était décidé au niveau national du réseau. On pourrait se dire qu’un logiciel d’un éditeur aussi réputé serait très loin des bidouilles imaginatives de l’imprimeur ? Que nenni.
Le logiciel se présentait avec moult fierté comme un logiciel « cloud » patati-patata, la plaquette insistait beaucoup là-dessus. Mais il y avait un hic, les agences en question travaillaient avec LibreOffice et Firefox, et le nouveau logiciel « cloud » requérait Microsoft Office et Google Chrome. Il a fallu acheter des licences Offices pour tous les postes, déployer le pack Office sur tous les postes, que le personnel soit formé, etc. et il a fallu déployer Google Chrome aussi.
C’était une appli « cloud » qu’ils disaient, c’était en fait une interface au framework Microsoft Office réalisée dans le dialecte de Google Chrome.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes