Ok, je m'autorepond, apparement on ne parle d'energie fossile que si c'est riche en carbone, ce qui n'est pas le cas du nucleaire base sur l'uranium.
Que si l'origine de cette énergie vient de la décomposition de matière organique du passé lointain, d'où le terme fossile qui est le même que celui qu'on emploie dans les musées pour les espèces fossilisées. Par exemple la biomasse (brûler du bois) n'est pas de l'énergie fossile car il était encore dans le cycle du carbone à notre époque.
Ca change tout de meme pas le fond du raisonnement que le nucleaire n'est pas une source durable d'energie, on ne fait que reporter le probleme dans le temps.
Une terminologie est une terminologie, cela peut se modifier en fonction des priorités.
Si on considère que le nucléaire apporte de l'énergie pour une horizon de 100 ans (ce qui est le cas) et qu'il est bas carbone donc un allié pour la lutte contre le réchauffement climatique, on peut considérer que son apport à cette échéance est plus positive que négative et que la terminologie permette son usage maintenant est pertinent. Et que dans 100 ans, quand la question du réchauffement climatique aura été réglé (espérons-le) ou quand le stock de nucléaire sera insuffisant pour la durée de vie des centrales, alors on pourra l'en exclure des financements futurs.
Une centrale nucléaire ça dure 60-80 ans environ. En gros en construire une aujourd'hui nous engage à 2100 (si du moins on cherche l'optimum d'allocation des ressources financières et matérielles). 2100 c'est globalement l'horizon de la lutte contre le réchauffement climatique, durant toute cette intervalle il faudra faire le maximum pour limiter les émissions de GES. Le nucléaire est efficace, en complément de l'hydraulique, du solaire, de la biomasse et de l'éolien. Le défi est déjà assez grand comme ça, se passer du nucléaire augmente les risques d'échouer.
Après on peut considérer que la question du réchauffement climatique n'est pas la priorité numéro 1 (c'est un choix) et que la question des ressources de l'uranium en 2400 prévaut sur l'état climatique en 2100, mais ce n'est pas ce que j'en pense.
À titre personnel, quand le soucis du réchauffement climatique aura été réglé, on pourra commencer à privilégier les sources d'énergies les plus durables possibles, donc se passer de la fission nucléaire à terme. Mais je suis assez convaincu que d'y renoncer maintenant, c'est courir un trop grand risque d'échouer, on a besoin de toutes les sources d'énergie bas carbone dès maintenant.
[^] # Re: Le nucléaire n'est pas durable
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Les obligations vertes de l’UE excluent le nucléaire ... mais pas le gaz russo-allemand . Évalué à 10.
Que si l'origine de cette énergie vient de la décomposition de matière organique du passé lointain, d'où le terme fossile qui est le même que celui qu'on emploie dans les musées pour les espèces fossilisées. Par exemple la biomasse (brûler du bois) n'est pas de l'énergie fossile car il était encore dans le cycle du carbone à notre époque.
Une terminologie est une terminologie, cela peut se modifier en fonction des priorités.
Si on considère que le nucléaire apporte de l'énergie pour une horizon de 100 ans (ce qui est le cas) et qu'il est bas carbone donc un allié pour la lutte contre le réchauffement climatique, on peut considérer que son apport à cette échéance est plus positive que négative et que la terminologie permette son usage maintenant est pertinent. Et que dans 100 ans, quand la question du réchauffement climatique aura été réglé (espérons-le) ou quand le stock de nucléaire sera insuffisant pour la durée de vie des centrales, alors on pourra l'en exclure des financements futurs.
Une centrale nucléaire ça dure 60-80 ans environ. En gros en construire une aujourd'hui nous engage à 2100 (si du moins on cherche l'optimum d'allocation des ressources financières et matérielles). 2100 c'est globalement l'horizon de la lutte contre le réchauffement climatique, durant toute cette intervalle il faudra faire le maximum pour limiter les émissions de GES. Le nucléaire est efficace, en complément de l'hydraulique, du solaire, de la biomasse et de l'éolien. Le défi est déjà assez grand comme ça, se passer du nucléaire augmente les risques d'échouer.
Après on peut considérer que la question du réchauffement climatique n'est pas la priorité numéro 1 (c'est un choix) et que la question des ressources de l'uranium en 2400 prévaut sur l'état climatique en 2100, mais ce n'est pas ce que j'en pense.
À titre personnel, quand le soucis du réchauffement climatique aura été réglé, on pourra commencer à privilégier les sources d'énergies les plus durables possibles, donc se passer de la fission nucléaire à terme. Mais je suis assez convaincu que d'y renoncer maintenant, c'est courir un trop grand risque d'échouer, on a besoin de toutes les sources d'énergie bas carbone dès maintenant.