Par contre je ne suis pas du tout sûr que Pfizer soit une organisation altruiste qui poursuit le but de sauver l’humanité pour la beauté du geste. Je serais même plutôt enclin à penser que ce n’est pas le cas.
Visiblement, il faudrait maintenant croire que c'est le cas, tellement qu'on doit accepter efficacité et sûreté des vaccins sur la base d'essais cliniques par le fabriquant avec plein de questions en suspens, comme le fait qu'il y avait 20 fois plus de gens avec symptômes type covid (testés ou pas : on ne sait pas) qu'avec PCR positif confirmé dans leurs résultats préliminaires.
Après requête de clarifications par Peter Doshi (éditeur associé du BMJ) sur l'impact possible concernant les résultats d'efficacité (mesurée donc sur un 1/20 des cas de symptômes type covid), la réponse des pharmaceutiques a été qu'ils donneraient les données brutes nécessaires pour clarifier ces questions dans deux ans, quand l'essai (celui qui n'a plus de groupe témoin) serait terminé.
Heureusement qu'on nous dit qu'on a du recul sur ces vaccins... parce les pharmaceutiques ont visiblement besoin d'attendre la fin des essais pour mettre de l'ordre dans leurs données.
Le consensus scientifique dans le domaine pharmaceutique, avec le niveau de corruption de l’industrie dans ce domaine je le prends avec des pincettes.
Il n'y a pas longtemps, j'ai regardé le deuxième « débat scientifique » public en Espagne depuis le début de la crise (il n'y en a eu que deux en un an et demi, et c'était sur une nouvelle chaîne peu connue). Tout comme pour le premier, les défenseurs de la narration officielle (un médecin en poste directif à madrid et une ex-ministre de santé) n'ont fait que répéter la mantra officielle, comme un meme, et ont quité vers le tiers de l'émission le plateau en fureur, car ils n'acceptaient pas qu'en face ils voulaient débattre (le truc habituel dans un débat). En face, il y a avait un médecin suspendu pour ses propos covid « mettant en danger la santé », qui faisait dans le « déni du covid » (pourtant, il expliquait qu'il venait de perdre son père à cause du covid...), un directeur d'hôpital praticien subissant des attaques similaires, et une médecin qui avait pris volontairement une disponibilité pour étudier le sujet à plein temps depuis un an. Contrairement aux deux autres, ils avaient préparé du matériel et semblaient savoir un minimum de quoi ils parlaient. Les médecins-politiciens ne s'y étaient pas préparé, donc ont vite perdu les moyens : ils n'avaient rien apporté, n'avaient aucune connaissance qui allait au-delà des memes officiels ; ils semblaient ne même pas connaître le sens du mot « débat ».
Dommage, car ces médecins « dissidents » avaient des questions intéressantes à poser, comme pourquoi l'attention primaire des patients avait été supprimée, obligeant tout le monde à se contenter d'une consultation téléphonique ou à aller direct à l'hôpital depuis plus d'un an, provocant un débordement artificiel des hôpitaux et un traitement tardif ou incorrect de beaucoup de patients.
Bref, avec ce niveau de débat scientifique contradictoire presque inexistant, pour parler de consensus... il faut vraiment ne pas avoir réfléchi beaucoup au sens du mot.
[^] # Re: Dictature or not dictature
Posté par anaseto . En réponse au journal La Quadrature du Net fait-elle fausse route ?. Évalué à 1. Dernière modification le 22 septembre 2021 à 19:37.
Visiblement, il faudrait maintenant croire que c'est le cas, tellement qu'on doit accepter efficacité et sûreté des vaccins sur la base d'essais cliniques par le fabriquant avec plein de questions en suspens, comme le fait qu'il y avait 20 fois plus de gens avec symptômes type covid (testés ou pas : on ne sait pas) qu'avec PCR positif confirmé dans leurs résultats préliminaires.
Après requête de clarifications par Peter Doshi (éditeur associé du BMJ) sur l'impact possible concernant les résultats d'efficacité (mesurée donc sur un 1/20 des cas de symptômes type covid), la réponse des pharmaceutiques a été qu'ils donneraient les données brutes nécessaires pour clarifier ces questions dans deux ans, quand l'essai (celui qui n'a plus de groupe témoin) serait terminé.
Heureusement qu'on nous dit qu'on a du recul sur ces vaccins... parce les pharmaceutiques ont visiblement besoin d'attendre la fin des essais pour mettre de l'ordre dans leurs données.
Il n'y a pas longtemps, j'ai regardé le deuxième « débat scientifique » public en Espagne depuis le début de la crise (il n'y en a eu que deux en un an et demi, et c'était sur une nouvelle chaîne peu connue). Tout comme pour le premier, les défenseurs de la narration officielle (un médecin en poste directif à madrid et une ex-ministre de santé) n'ont fait que répéter la mantra officielle, comme un meme, et ont quité vers le tiers de l'émission le plateau en fureur, car ils n'acceptaient pas qu'en face ils voulaient débattre (le truc habituel dans un débat). En face, il y a avait un médecin suspendu pour ses propos covid « mettant en danger la santé », qui faisait dans le « déni du covid » (pourtant, il expliquait qu'il venait de perdre son père à cause du covid...), un directeur d'hôpital praticien subissant des attaques similaires, et une médecin qui avait pris volontairement une disponibilité pour étudier le sujet à plein temps depuis un an. Contrairement aux deux autres, ils avaient préparé du matériel et semblaient savoir un minimum de quoi ils parlaient. Les médecins-politiciens ne s'y étaient pas préparé, donc ont vite perdu les moyens : ils n'avaient rien apporté, n'avaient aucune connaissance qui allait au-delà des memes officiels ; ils semblaient ne même pas connaître le sens du mot « débat ».
Dommage, car ces médecins « dissidents » avaient des questions intéressantes à poser, comme pourquoi l'attention primaire des patients avait été supprimée, obligeant tout le monde à se contenter d'une consultation téléphonique ou à aller direct à l'hôpital depuis plus d'un an, provocant un débordement artificiel des hôpitaux et un traitement tardif ou incorrect de beaucoup de patients.
Bref, avec ce niveau de débat scientifique contradictoire presque inexistant, pour parler de consensus... il faut vraiment ne pas avoir réfléchi beaucoup au sens du mot.