Si ça peut te consoler, j'ai le sentiment aussi de ne plus être à ma place... en France.
J'ai refusé d'accepter la nouvelle idéologie du passe pseudo-scientifique. Je n'ai plus accès à la culture, au sport social, au train ou même à l'hôpital. Si j'accepte la nouvelle idéologie, même malade et symptomatique, j'aurai de nouveau accès à ces services.
Quand on n'accepte pas la nouvelle idéologie, on est présumé malade et contagieux.
Les médias me répètent à longueur de journée que je suis un idiot. Sur certains réseaux sociaux, comme reddit, certains bannissent des personnes suspectées de ne pas avoir accepté la nouvelle idéologie. Je ne dois pas m'inquiéter du nombre explosif de messages haineux qu'on y lit envers ceux qui n'acceptent pas la nouvelle idéologie.
Je dois comprendre que ceux qui s'exposaient courageusement en vue de soigner des malades, ces héros de l'année dernière qu'on applaudissait avec les casseroles, sont maintenant à mettre à la porte s'ils n'acceptent pas la nouvelle idéologie.
Le sénat, dans son rapport « Crises sanitaires et outils numériques » au sujet du numérique, m'explique que les GAFAMs jouent un rôle « parfois à l'égal des États » pour gérer la crise sanitaire. Que ce sont les outils « les plus efficaces ». Je dois comprendre qu'ils permettent de lutter contre la désinformation. Je dois aussi comprendre que les recherches Google auraient une « valeur prédictive » sur l'évolution des épidémies et qu'elles permettent de faire des modélisations épidémiologiques.
Je n'ai pas le droit de m'inquiéter du fait que l'histoire nous a prouvé que les mesures liberticides sont rarement temporaires et qu'il en reste toujours un bout. Je ne dois pas m'inquiéter du fait que plusieurs extensions de la loi de renseignement soient passées en catimini cette année. Je n'ai pas non plus le droit de m'inquiéter des possibles conflits d'intérêts au sein du Conseil d'État ou questionner l'indépendance d'autres acteurs importants.
# Moi non plus je ne me sens plus à ma place...
Posté par anaseto . En réponse au journal La Quadrature du Net fait-elle fausse route ?. Évalué à 0. Dernière modification le 08 septembre 2021 à 11:45.
Si ça peut te consoler, j'ai le sentiment aussi de ne plus être à ma place... en France.
J'ai refusé d'accepter la nouvelle idéologie du passe pseudo-scientifique. Je n'ai plus accès à la culture, au sport social, au train ou même à l'hôpital. Si j'accepte la nouvelle idéologie, même malade et symptomatique, j'aurai de nouveau accès à ces services.
Quand on n'accepte pas la nouvelle idéologie, on est présumé malade et contagieux.
Les médias me répètent à longueur de journée que je suis un idiot. Sur certains réseaux sociaux, comme reddit, certains bannissent des personnes suspectées de ne pas avoir accepté la nouvelle idéologie. Je ne dois pas m'inquiéter du nombre explosif de messages haineux qu'on y lit envers ceux qui n'acceptent pas la nouvelle idéologie.
Je dois comprendre que ceux qui s'exposaient courageusement en vue de soigner des malades, ces héros de l'année dernière qu'on applaudissait avec les casseroles, sont maintenant à mettre à la porte s'ils n'acceptent pas la nouvelle idéologie.
Le sénat, dans son rapport « Crises sanitaires et outils numériques » au sujet du numérique, m'explique que les GAFAMs jouent un rôle « parfois à l'égal des États » pour gérer la crise sanitaire. Que ce sont les outils « les plus efficaces ». Je dois comprendre qu'ils permettent de lutter contre la désinformation. Je dois aussi comprendre que les recherches Google auraient une « valeur prédictive » sur l'évolution des épidémies et qu'elles permettent de faire des modélisations épidémiologiques.
Je n'ai pas le droit de m'inquiéter du fait que l'histoire nous a prouvé que les mesures liberticides sont rarement temporaires et qu'il en reste toujours un bout. Je ne dois pas m'inquiéter du fait que plusieurs extensions de la loi de renseignement soient passées en catimini cette année. Je n'ai pas non plus le droit de m'inquiéter des possibles conflits d'intérêts au sein du Conseil d'État ou questionner l'indépendance d'autres acteurs importants.