• [^] # Re: faille sémantique possible

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Les satanistes, le dernier rempart contre l’interdiction de l’avortement au Texas ?. Évalué à 4.

    Je ne crois pas. Je me souviens assez bien de la définition de la vie qu'on m'avait enseigné en cours de bio, et qui passait pour assez largement reconnue. Est considéré comme un être vivant un organisme capable de grandir — pas forcément par réplication cellulaire, puisque la croissance ou la maturation peut être constatée chez des unicellulaires —, de se reproduire — à l'âge adulte — et de métabolisme.

    Ça m'évoque des questions intéressantes. Est-ce qu'on ne pourrait pas voir le fœtus comme une forme de parasite, dans le sens où il est absolument dépendant de son hôte pour se développer ?

    On pourrait pousser la comparaison jusqu'au ridicule. Que penser d'une personne majeure qui se brancherait au corps d'une personne non consentante pour filtrer une partie de son système sanguin ? Quand bien même sa vie en dépendrait ? Quid d'un enfant ? Que penser du préjudice concernant la vie quotidienne compliquée (douleurs, vomissements, encombrement etc.) ?
    Autrement dit, est-ce que le fœtus ne s'en prend pas par son parasitisme à l'intégrité du corps de la mère ? S'il est considéré comme un être humain vivant, est-ce que cela ne pourrait pas lui être juridiquement reproché ?

    Ça fait des nœuds au cerveau cette histoire...