• [^] # Re: Remarques en vrac

    Posté par . En réponse au journal J'ai mangé une pomme. Évalué à 7. Dernière modification le 25 août 2021 à 12:11.

    Il paraîtrait que l’exsudation de miellat par les pucerons se fasse naturellement sous la pression (osmotique) de la sève. En gros ne pas exsuder conduirait soit à ne pas manger, soit à faire exploser le puceron. À vérifier : je n'ai jamais pratiqué de dissection ou autre étude détaillée de puceron.

    En fait pour leur croissance les pucerons ont besoin de protéines. La sève étant pauvre en protéines, ils sont obligés d'en consommer une grande quantité et de rejeter le reste: l'eau et le sucre principalement.

    Il est efficace d'empêcher les fourmis d'atteindre les pucerons car la plante, lorsqu'elle détecte du glucose qui coule sur elle, augmente l'épaisseur de ses parois cellulaires ce qui ralentit les pucerons (et aussi la croissance de la plante). Si les fourmis prélèvent le miellat, la plante ne détecte pas qu'elle est attaquée et les pucerons peuvent proliférer. D'ailleurs pulvériser du glucose peut avoir une certaine efficacité.

    Chez moi les rosiers sont généralement attaqués par les pucerons bien plus tôt que le pommier. Cela permet aux prédateurs de pucerons de se développer de manière précoce. Du coup, plus d'attaque notable sur les fruitiers.

    En effet, il est important que les prédateurs soient nourris tout le temps. Les pucerons sont spécifiques (chaque espèce attaque une famille de plante) alors que les prédateurs sont généralistes (ils attaquent n'importe quelle espèce de puceron). Le sureau par exemple peut être intéressant comme réserve de pucerons.

    Autre prédateur notable du puceron: les syrphes.