« Imagine, t'es un puceron, tu débarque[s] avec ta famille sur une terre vierge (une feuille), tu commences à récolter de la bouffe (le miellat) pour te nourrir, et soudain il y a quelqu'un qui ressemble à rien de ce que tu connais, qui débarque et te transforme en esclave, te faisant trimer pour ensuite te piquer tes récoltes... »
Il paraîtrait que l’exsudation de miellat par les pucerons se fasse naturellement sous la pression (osmotique) de la sève. En gros ne pas exsuder conduirait soit à ne pas manger, soit à faire exploser le pucerons. À vérifier : je n'ai jamais pratiquer de dissection ou autre étude détaillée de puceron.
Certaines associations de plantes permettent de se protéger des pucerons : On peut cultiver des plantes qu'ils apprécient beaucoup comme des capucines ou des rosiers.
Chez moi les rosiers sont généralement attaqués par les pucerons bien plus tôt que le pommier. Cela permet aux prédateurs de pucerons de se développer de manière précoce. Du coup, plus d'attaque notable sur les fruitiers.
Par ailleurs, les coccinelles hivernent dans les arbres, et ont visiblement des préférences assez marquées pour certaines espèces. J'ai cru remarquer une très forte affinité pour le cognassier. Chez moi, il se couvre de coccinelles dès le printemps, souvent avant les dernières gelées, et depuis qu'il est planté — peut-être est-ce une simple coïncidence — les attaques de pucerons ont très nettement diminuées même sur les rosiers.
Enfin, il est notable que les fourmis n'apprécient guère les labours. Outre quelques pièges judicieusement placés, et la glu, gratter la terre aux environs des pieds des arbres semble avoir tendance à les pousser à s’installer ailleurs.
= Les vers =
En fait il s'agit de chenilles le plus souvent. Peut-être la confusion est-elle à l'origine de l'inefficacité de Big Brother à fournir des informations intéressantes ? Ce sont les chenilles du carpocapse qui maltraitent le plus nos belles pommes.
Le papillon pond dans l'arbre, les chenilles migrent dans les pommes, elles y dévorent leur content, puis descendent pratiquer leur nymphose dans la terre. Du coup plusieurs moyens de luttes s'offrent à nous. Depuis que j'en pratique quelques-uns ma récolte sur mon unique pommier est passée de systématiquement 0 pommes saines à plusieurs cageots en deux années. Dans la suite des [x] marquent les méthodes que je pratique.
[x] Tenter de capturer les chenilles qui descendent en entourant le tronc de bandes cartonnées. Elles prendraient ça pour de la terre et s'y installeraient. Changer les bandes toutes les semaines pour tuer les chenilles. Lorsque je pratiquais cette technique, j'ai eu l'impression de capturer très peu de chenilles.
Arroser la terre au pied de l'arbre avec un mélange d'eau (90%), de savon noir (5%), et d'huile (5%) ; le même que pour lutter contre les pucerons, afin de détruire les chenilles hivernantes. Il faut sans doute avoir confiance dans la composition de son savon noir... K+ + Acide gras est un engrais, mais n'est pas le seul composant de ce qui est vendu sous l’appellation savon noir. Ce n'est pas mon cas.
[x] Ramasser immédiatement et détruire (au barbecue chez moi) les pommes tombées. Cela interdit à la chenille de descendre en terre, et évite aussi le développement de certaines maladies cryptogamiques comme la monilose.
[x] Inspecter régulièrement TOUTES les pommes, et supprimer celles attaquées par le carpocapse. Les trous du carpocapse se reconnaissent à ce qu'ils sont gros, et suintant d'excréments. Certains prétendent qu'il seraient inutile de supprimer les pommes attaquées par d'autres prédateurs ; à voir. Les carpocapses ayant tendance à attaquer par génération — deux ou trois par ans — quatre à six inspections générales dans l'année suffisent. J'en fait souvent quatre.
[x] Capturer les carpocapses adultes avant qu'ils ne se reproduisent. Il existe des pièges à phéromones chers et efficaces, que je n'ai jamais utilisé. Le système-D fonctionne assez bien apparemment. Percer de larges ouvertures (diamètre 4 à 5 cm) latérales à mi-hauteur dans des bouteilles de Badoit ROUGE (la couleur serait importante). Y mettre un peu de compote de pomme, quelques centilitres de bière, une goutte de vinaigre de cidre, compléter d'eau jusqu'au niveau des trous. Suspendre à des branches et faire l'appoint d'eau en cas d'évaporation. Toutes les deux à trois semaines reprendre une bière, de la compote et de la salade, pour renouveler le piège. Les maintenir actifs durant toute la saison. Cela piège aussi quelques mouches et frelons dont le vol n'est pas assez précis pour savoir sortir de ces bouteilles. Selon moi, c'est cette méthode qui m'a le mieux servi dans la lutte contre les carpocapses.
= Les pommiers =
Les arbres d'horticulteurs sont souvent greffés sur des porte greffe peu vigoureux afin de limiter leur développement, particulièrement les formes palissés, basse et moyenne tige. Malheureusement, cela signifie que lorsque l'arbre atteint la taille autorisée par son sol, le climat, et la vigueur du porte greffe, il commence à développer des maladies qui limiteront son développement. Il est donc aussi important de le tailler efficacement que d'entretenir son sol (amendement, engrais, couverture), ou de traiter préventivement l'apparition des divers parasites (sulfate de cuivre, chaux, soufre).
= Éviter le combat =
Enfin pour éviter d'avoir à lutter trop vigoureusement contre les parasites, il peut être intéressant de choisir des espèces exotiques — compatibles avec son climat, tout de même — qui ne sont pas attaqués par des parasites traînant dans le quartier : plaqueminier, grenadier, feijoa, kiwaï, jujubier, néflier du japon, Yuzu, etc, souffrent généralement de bien moins d'attaques que les pommiers, pruniers, et autres cerisiers, dans les quartiers résidentiels en Normandie.
# Remarques en vrac
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal J'ai mangé une pomme. Évalué à 10.
= Les pucerons =
Il paraîtrait que l’exsudation de miellat par les pucerons se fasse naturellement sous la pression (osmotique) de la sève. En gros ne pas exsuder conduirait soit à ne pas manger, soit à faire exploser le pucerons. À vérifier : je n'ai jamais pratiquer de dissection ou autre étude détaillée de puceron.
Certaines associations de plantes permettent de se protéger des pucerons : On peut cultiver des plantes qu'ils apprécient beaucoup comme des capucines ou des rosiers.
Chez moi les rosiers sont généralement attaqués par les pucerons bien plus tôt que le pommier. Cela permet aux prédateurs de pucerons de se développer de manière précoce. Du coup, plus d'attaque notable sur les fruitiers.
Par ailleurs, les coccinelles hivernent dans les arbres, et ont visiblement des préférences assez marquées pour certaines espèces. J'ai cru remarquer une très forte affinité pour le cognassier. Chez moi, il se couvre de coccinelles dès le printemps, souvent avant les dernières gelées, et depuis qu'il est planté — peut-être est-ce une simple coïncidence — les attaques de pucerons ont très nettement diminuées même sur les rosiers.
Enfin, il est notable que les fourmis n'apprécient guère les labours. Outre quelques pièges judicieusement placés, et la glu, gratter la terre aux environs des pieds des arbres semble avoir tendance à les pousser à s’installer ailleurs.
= Les vers =
En fait il s'agit de chenilles le plus souvent. Peut-être la confusion est-elle à l'origine de l'inefficacité de Big Brother à fournir des informations intéressantes ? Ce sont les chenilles du carpocapse qui maltraitent le plus nos belles pommes.
Le papillon pond dans l'arbre, les chenilles migrent dans les pommes, elles y dévorent leur content, puis descendent pratiquer leur nymphose dans la terre. Du coup plusieurs moyens de luttes s'offrent à nous. Depuis que j'en pratique quelques-uns ma récolte sur mon unique pommier est passée de systématiquement 0 pommes saines à plusieurs cageots en deux années. Dans la suite des [x] marquent les méthodes que je pratique.
[x] Tenter de capturer les chenilles qui descendent en entourant le tronc de bandes cartonnées. Elles prendraient ça pour de la terre et s'y installeraient. Changer les bandes toutes les semaines pour tuer les chenilles. Lorsque je pratiquais cette technique, j'ai eu l'impression de capturer très peu de chenilles.
Arroser la terre au pied de l'arbre avec un mélange d'eau (90%), de savon noir (5%), et d'huile (5%) ; le même que pour lutter contre les pucerons, afin de détruire les chenilles hivernantes. Il faut sans doute avoir confiance dans la composition de son savon noir... K+ + Acide gras est un engrais, mais n'est pas le seul composant de ce qui est vendu sous l’appellation savon noir. Ce n'est pas mon cas.
[x] Ramasser immédiatement et détruire (au barbecue chez moi) les pommes tombées. Cela interdit à la chenille de descendre en terre, et évite aussi le développement de certaines maladies cryptogamiques comme la monilose.
[x] Inspecter régulièrement TOUTES les pommes, et supprimer celles attaquées par le carpocapse. Les trous du carpocapse se reconnaissent à ce qu'ils sont gros, et suintant d'excréments. Certains prétendent qu'il seraient inutile de supprimer les pommes attaquées par d'autres prédateurs ; à voir. Les carpocapses ayant tendance à attaquer par génération — deux ou trois par ans — quatre à six inspections générales dans l'année suffisent. J'en fait souvent quatre.
[x] Capturer les carpocapses adultes avant qu'ils ne se reproduisent. Il existe des pièges à phéromones chers et efficaces, que je n'ai jamais utilisé. Le système-D fonctionne assez bien apparemment. Percer de larges ouvertures (diamètre 4 à 5 cm) latérales à mi-hauteur dans des bouteilles de Badoit ROUGE (la couleur serait importante). Y mettre un peu de compote de pomme, quelques centilitres de bière, une goutte de vinaigre de cidre, compléter d'eau jusqu'au niveau des trous. Suspendre à des branches et faire l'appoint d'eau en cas d'évaporation. Toutes les deux à trois semaines reprendre une bière, de la compote et de la salade, pour renouveler le piège. Les maintenir actifs durant toute la saison. Cela piège aussi quelques mouches et frelons dont le vol n'est pas assez précis pour savoir sortir de ces bouteilles. Selon moi, c'est cette méthode qui m'a le mieux servi dans la lutte contre les carpocapses.
= Les pommiers =
Les arbres d'horticulteurs sont souvent greffés sur des porte greffe peu vigoureux afin de limiter leur développement, particulièrement les formes palissés, basse et moyenne tige. Malheureusement, cela signifie que lorsque l'arbre atteint la taille autorisée par son sol, le climat, et la vigueur du porte greffe, il commence à développer des maladies qui limiteront son développement. Il est donc aussi important de le tailler efficacement que d'entretenir son sol (amendement, engrais, couverture), ou de traiter préventivement l'apparition des divers parasites (sulfate de cuivre, chaux, soufre).
= Éviter le combat =
Enfin pour éviter d'avoir à lutter trop vigoureusement contre les parasites, il peut être intéressant de choisir des espèces exotiques — compatibles avec son climat, tout de même — qui ne sont pas attaqués par des parasites traînant dans le quartier : plaqueminier, grenadier, feijoa, kiwaï, jujubier, néflier du japon, Yuzu, etc, souffrent généralement de bien moins d'attaques que les pommiers, pruniers, et autres cerisiers, dans les quartiers résidentiels en Normandie.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace