• # Pensons à l'autre côté du comptoir

    Posté par . En réponse au journal Rendez moi mon futur!. Évalué à 7. Dernière modification le 24 août 2021 à 17:26.

    Tout à fait d'accord avec toi concernant les infrastructures logicielles qui gèrent les données de santé, et la tendance inquiétante de Doctolib à devenir une plateforme obligatoire pour tous les citoyens français (en ce qui me concerne j'ai beau eu essayer, je n'ai pas réussi à me faire vacciner contre le coronavirus sans).

    J'ai vraiment eu le désagréable sentiment de n'être qu'un numéro ballotté de hall d'accueil en salle d'attente. Je n'ai parlé à personne si ce n'est l’opératrice radio, la secrétaire étant en monde "bonjour / merci / voici vos codes / au revoir".

    Une borne d'enregistrement, c'est peut-être un accueil un peu froid. Mais pensons au personnel qui est normalement chargé de cet accueil. Créer des dossiers médicaux, récupérer des profils de sécurité sociale, scanner ordonnances, cartes de mutuelle, etc, toute la journée, constamment, ça doit fatiguant, pour ne pas dire abrutissant. Si une borne leur permet de se débarrasser de cette charge néfaste et rend leur travail plus pertinent, doit-on y être réfractaire pour sauver le prétendu aspect humain d'une relation de service ? En plus du côté du personnel, pas sûr qu'ils soient enchantés à l'idée de devoir tenir du bla bla superficiel toute la journée avec les clients.
    Bien sûr l'illectronisme est une raison valable de solliciter des employés. Mais autrement, tenir la patte à des gens et redouter la simplification de leur travail parce que sentimentalement ça nous convient plus, ça frôle l'indécence.