Ok, t'as toujours pas accepté l'idée (proprement sourcée) que la « probabilité de voir apparaître un variant préoccupant » ne dépend pas uniquement du nombre de mutations, mais aussi de quelles mutations sont favorisées. Bref, j'ai l'impression que tes réponses sont indépendantes de mes messages.
Soyons plus précis.
La probabilité de voir apparaître un variant est indépendant du status vaccinal de la population : plus tu as de virus qui se répliquent, plus tu as de mutations qui vont dans un sens positif pour nous, ou négatif (et donc préoccupant).
L'impact de la vaccination n'est pas la probabilité qu'il apparaisse, mais cela induit une pression de sélection sur le virus. Si le variant parvient à mieux circuler dans la population vaccinée, il aura une probabilité importante (mais pas de certitudes absolues) d'émerger et de devenir dominant. Tout comme l'alpha et delta ont supplanté la souche d'origine puis alpha lui même car il augmente l'infectiosité (dans la population générale comme la population vaccinée).
Cependant, cela ne concerne que l'infectiosité, qui est la clé pour dominer les contaminations, et non la létalité. Si tu as un virus qui ne circule pas aussi bien que le delta chez les vaccinés mais qui est plus mortel dont chez les vaccinés, il ne se propagera pas trop car le delta prendra sa place. Donc il faut que le virus qui mute pour devenir problématique soit aussi contagieux que le delta, tout en étant plus mortel chez les vaccinés. Cela est possible, mais ça fait quelques conditions à remplir et ce n'est pas automatique que cela arrive, par exemple actuellement nous avons eu successivement deux variants plus contagieux sans augmentation notable de la dangerosité pour la population vaccinée comme non vaccinée.
En vaccinant massivement, tu réduis le risque d’apparition d'un variant quelconque. C'est une certitude. La vaccination introduit un biais pour sélectionner un variant qui circule dans la population vaccinée, c'est vrai, mais il n'introduit pas de biais pour qu'il soit pour autant plus mortel. Donc je ne trouve pas que cela plaide à l'abandon de la vaccination de masse, au contraire.
[^] # Re: Pipeau
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 5.
Soyons plus précis.
La probabilité de voir apparaître un variant est indépendant du status vaccinal de la population : plus tu as de virus qui se répliquent, plus tu as de mutations qui vont dans un sens positif pour nous, ou négatif (et donc préoccupant).
L'impact de la vaccination n'est pas la probabilité qu'il apparaisse, mais cela induit une pression de sélection sur le virus. Si le variant parvient à mieux circuler dans la population vaccinée, il aura une probabilité importante (mais pas de certitudes absolues) d'émerger et de devenir dominant. Tout comme l'alpha et delta ont supplanté la souche d'origine puis alpha lui même car il augmente l'infectiosité (dans la population générale comme la population vaccinée).
Cependant, cela ne concerne que l'infectiosité, qui est la clé pour dominer les contaminations, et non la létalité. Si tu as un virus qui ne circule pas aussi bien que le delta chez les vaccinés mais qui est plus mortel dont chez les vaccinés, il ne se propagera pas trop car le delta prendra sa place. Donc il faut que le virus qui mute pour devenir problématique soit aussi contagieux que le delta, tout en étant plus mortel chez les vaccinés. Cela est possible, mais ça fait quelques conditions à remplir et ce n'est pas automatique que cela arrive, par exemple actuellement nous avons eu successivement deux variants plus contagieux sans augmentation notable de la dangerosité pour la population vaccinée comme non vaccinée.
En vaccinant massivement, tu réduis le risque d’apparition d'un variant quelconque. C'est une certitude. La vaccination introduit un biais pour sélectionner un variant qui circule dans la population vaccinée, c'est vrai, mais il n'introduit pas de biais pour qu'il soit pour autant plus mortel. Donc je ne trouve pas que cela plaide à l'abandon de la vaccination de masse, au contraire.