La meilleure manière d'éviter les mutations est donc de limiter la circulation du virus (la vaccination est l'un des moyens le permettant).
C'est plus compliqué que ça. Pour le coup, ça dépasse dans une bonne mesure mes compétences, je préviens.
À prendre donc avec des pincettes, mais ce que je comprends de ce que disent les chercheurs, c'est que des mutations (ou recombinaisons ici), il y en a beaucoup et ce qu'on veut éviter, c'est que celles qui échappent à l'immunité (naturelle ou vaccinale) soient favorisées. Or l'utilisation de vaccins non-stérilisants mais protégeant des formes graves pourrait permettre à un variant circulant parmi la population vaccinée de devenir plus dangereux tout en continuant à circuler, échappant à la tendance classique des épidémies à favoriser les variants moins dangereux et plus contagieux. Un parallèle peut être fait avec les antibiotiques où il est important de prendre son traitement bien jusqu'au bout, car si on arrête trop tôt le traitement, les bactéries qui restent sont celles qui résistent le mieux à l'antibiotique, donc si on les transmet à quelqu'un d'autre, les antibiotiques seront moins efficaces pour celle-ci et ainsi de suite.
L'immunité naturelle aurait moins ce problème que l'immunité vaccinale, car elle est plus complète, moins spécifique et plus variée d'un individu à l'autre, au niveau des anticorps, et plus variée au niveau des réactions du système immunitaire, par exemple au niveau des muqueuses nasales qui sont le premier lieu attaqué par le virus et ont été négligées dans les vaccins actuels, qui n'induisent donc pas une réaction suffisante à ce niveau pour éviter l'infection et la contagion au point de stopper la circulation.
Enfin, perso, j'espère qu'on ira pas vers ce genre de cas de figure, grâce à l'immunité naturelle, mais peut-être aussi grâce à une durabilité de l'efficacité moindre que prévue contre les formes graves pour les vaccins.
[^] # Re: Pipeau
Posté par anaseto . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 2.
C'est plus compliqué que ça. Pour le coup, ça dépasse dans une bonne mesure mes compétences, je préviens.
À prendre donc avec des pincettes, mais ce que je comprends de ce que disent les chercheurs, c'est que des mutations (ou recombinaisons ici), il y en a beaucoup et ce qu'on veut éviter, c'est que celles qui échappent à l'immunité (naturelle ou vaccinale) soient favorisées. Or l'utilisation de vaccins non-stérilisants mais protégeant des formes graves pourrait permettre à un variant circulant parmi la population vaccinée de devenir plus dangereux tout en continuant à circuler, échappant à la tendance classique des épidémies à favoriser les variants moins dangereux et plus contagieux. Un parallèle peut être fait avec les antibiotiques où il est important de prendre son traitement bien jusqu'au bout, car si on arrête trop tôt le traitement, les bactéries qui restent sont celles qui résistent le mieux à l'antibiotique, donc si on les transmet à quelqu'un d'autre, les antibiotiques seront moins efficaces pour celle-ci et ainsi de suite.
L'immunité naturelle aurait moins ce problème que l'immunité vaccinale, car elle est plus complète, moins spécifique et plus variée d'un individu à l'autre, au niveau des anticorps, et plus variée au niveau des réactions du système immunitaire, par exemple au niveau des muqueuses nasales qui sont le premier lieu attaqué par le virus et ont été négligées dans les vaccins actuels, qui n'induisent donc pas une réaction suffisante à ce niveau pour éviter l'infection et la contagion au point de stopper la circulation.
Enfin, perso, j'espère qu'on ira pas vers ce genre de cas de figure, grâce à l'immunité naturelle, mais peut-être aussi grâce à une durabilité de l'efficacité moindre que prévue contre les formes graves pour les vaccins.