C'est quelle proportion par rapport à la majorité silencieuse qui est d'accord avec le consensus actuellement admis ?
Sur ce point notre méthode est différente. Perso j'estime le beaucoup par rapport à ceux qui font du bruit dans l'autre sens (sans conflit d'intérêt) et par rapport au nombre de personnes qualifiées qui peuvent raisonnablement être dans l'erreur pour un résultat qui ne profite à personne (et pour lequel on prétend juste à une présomption d'efficacité, c'est-à-dire « prometteur » comme tu dis). Et puis bon, "consensus" est une exagération : il y a bien des pays qui l'utilisent, globalement ou dans certaines régions, donc du soutient plus ou moins fort par des institutions, qui pour toi semblent être l'écho d'un consensus, il y en a aussi.
Par ailleurs, dans ce genre de situation, le silence est difficile à interpréter, il y a plein d'autres raisons comme : c'est pas vraiment leur sujet (en recherche un domaine très particulier n'a, au final, souvent que peu de monde, j'en sais quelque chose ayant travaillé sur un sujet assez spécifique) ; ou ils ont peur de perdre des financements ; ou ils préfèrent ne pas se mêler de politique de santé ; ou ils ont peur d'être mal vus ; ou ils n'osent pas parler au risque que leur avis leur soit reproché ultérieurement. Dit en passant, au-delà des directives internes existantes, la France a produit fin juillet sans que les médias s'en émeuvent une ordonnance qui mettra en place un conseil national de certification périodique des professionnels de santé et, tel que je le comprends, sous l'autorité politique de l'exécutif (essentiellement le ministre de la santé), sans contre-pouvoir. C'est pas pour rien qu'il y a un certain nombre de retraités ou presque parmi les contestataires : ils n'ont plus rien à perdre. En tous cas, c'est mon interprétation.
Les études chez l'humain [...] là encore à des doses plus importantes et plus fréquentes (quid des effets secondaires à ces doses fortes et répétées, loin de la posologie habituelle ? tout le monde s'en inquiète pour les vaccins alors qu'ils sont désormais connus pour la plupart, ça gène personne dans ce cas ?), ne montre pas un effet franc de résultats ou ont des biais qui empêchent de conclure sereinement.
Toutes parmi la soixantaine d'études et les 40 revues par les pairs ? Peux-tu vraiment affirmer qu'il n'y en a aucune qui, couplée à d'autres, permet de conclure à une présomption d'efficacité ?
J'ai l'impression qu'on n'exige pas le même résultat, parce que justement ta phrase peut être réécrite pour les vaccins qui ont été autorisés à l'époque où il y avait juste un essai clinique partiel, par le fabriquant, sans données de posologie complètes pour les ARNm (et qui ne le sont toujours pas : combien de protéines spikes produites pour un dosage donné ?) ni pour d'autres posologies et populations spécifiques (comme les femmes enceintes pour lesquelles Moderna a commencé un essai clinique après mi-juillet, bien après sa recommandation officielle pour cette population), et aucun historique préalable pour d'autres posologies.
[^] # Re: courage
Posté par anaseto . En réponse au journal Troisième dose. Évalué à 0.
Sur ce point notre méthode est différente. Perso j'estime le beaucoup par rapport à ceux qui font du bruit dans l'autre sens (sans conflit d'intérêt) et par rapport au nombre de personnes qualifiées qui peuvent raisonnablement être dans l'erreur pour un résultat qui ne profite à personne (et pour lequel on prétend juste à une présomption d'efficacité, c'est-à-dire « prometteur » comme tu dis). Et puis bon, "consensus" est une exagération : il y a bien des pays qui l'utilisent, globalement ou dans certaines régions, donc du soutient plus ou moins fort par des institutions, qui pour toi semblent être l'écho d'un consensus, il y en a aussi.
Par ailleurs, dans ce genre de situation, le silence est difficile à interpréter, il y a plein d'autres raisons comme : c'est pas vraiment leur sujet (en recherche un domaine très particulier n'a, au final, souvent que peu de monde, j'en sais quelque chose ayant travaillé sur un sujet assez spécifique) ; ou ils ont peur de perdre des financements ; ou ils préfèrent ne pas se mêler de politique de santé ; ou ils ont peur d'être mal vus ; ou ils n'osent pas parler au risque que leur avis leur soit reproché ultérieurement. Dit en passant, au-delà des directives internes existantes, la France a produit fin juillet sans que les médias s'en émeuvent une ordonnance qui mettra en place un conseil national de certification périodique des professionnels de santé et, tel que je le comprends, sous l'autorité politique de l'exécutif (essentiellement le ministre de la santé), sans contre-pouvoir. C'est pas pour rien qu'il y a un certain nombre de retraités ou presque parmi les contestataires : ils n'ont plus rien à perdre. En tous cas, c'est mon interprétation.
Toutes parmi la soixantaine d'études et les 40 revues par les pairs ? Peux-tu vraiment affirmer qu'il n'y en a aucune qui, couplée à d'autres, permet de conclure à une présomption d'efficacité ?
J'ai l'impression qu'on n'exige pas le même résultat, parce que justement ta phrase peut être réécrite pour les vaccins qui ont été autorisés à l'époque où il y avait juste un essai clinique partiel, par le fabriquant, sans données de posologie complètes pour les ARNm (et qui ne le sont toujours pas : combien de protéines spikes produites pour un dosage donné ?) ni pour d'autres posologies et populations spécifiques (comme les femmes enceintes pour lesquelles Moderna a commencé un essai clinique après mi-juillet, bien après sa recommandation officielle pour cette population), et aucun historique préalable pour d'autres posologies.