Parmi les scientifiques et professionnels de santé, il y en a beaucoup un peu partout dans le monde qui pensent qu'il y a présomption d'efficacité
C'est quoi, beaucoup ? Ceux qui ne sont pas d'accord et qu'on entend ?
C'est quelle proportion par rapport à la majorité silencieuse qui est d'accord avec le consensus actuellement admis ?
À mon avis, au mieux, ce que tu démontres, c'est que nous, en tant que non-spécialiste du sujet, on ne peut pas se permettre d'avoir un avis vraiment tranché sur l'aspect scientifique, car on n'a pas pris le temps (ou n'a pas les compétences) pour évaluer une méta-analyse ou la pertinence d'une sélection perso.
Certes, tout le monde n'est en capacité de se faire son avis (soit pas manque de compétences, soit par manque d'intérêt).
Je ne sais pas quoi te répondre sur ta question de qui choisir pour aider à décider du vrai ou du faux.
Certains préfère visiblement suivre les avis de chanteur has-been ou de comique en état d'ébriété avancé, d'autres s'accroche à toute voix discordante parce qu'ils sont contre le gouvernement et la politique actuelle etc. Beaucoup ne cherche pas à croiser les sources des avis contraires.
J'aurai tendance à dire de suivre les avis majoritaire des scientifiques ou des médecins spécialistes du sujet et laisser tomber twitter, les politiques et les journaux à la recherche des news rapides. Et surtout accepter que les connaissances avancent avec le temps, que ce ce qui est dit un jour peut être contredit la semaine suivante et que c'est parfois long malgré l'urgence.
En passant, on peut être non spécialiste du sujet mais comprendre les résultats voire faire confiance aux papiers scientifiques correctement revus. C'est le but des papiers scientifiques : transmettre les nouvelles connaissances à parfois de moins initiés sur le sujet.
Évidemment, il faut un minimum de bagage scientifique et surtout les lire avec du recul quand les résultats sont si peu tranchés ou que les papiers sont pauvres en qualité.
Éventuellement, se mettre une sécurité sur le délai entre la publication et la prise en compte pour laisser un temps à d'éventuelles corrections voire rétractations. Le revue par les pairs, ça renforce la confiance mais il peut y avoir des couacs mais normalement les auteurs sont relancés par les relecteurs sur les points problématiques s'ils existent.
C'est le problème avec les pré-publications, ça peut faire gagner du temps si le papier est pertinent et l'étude solide mais sinon, il est facile d'y trouver pleins de papiers approximatifs voire factuellement faux (involontairement ou non d'ailleurs)
Les meta-analyses ont par nature beaucoup de bais possibles du fait de colliger des informations hétérogènes sur un sujet. Tout l'art de la question, est de corriger ou a minima atténuer ces biais.
Baser des meta-analyses sur autant de pre-prints avec des résultats faibles statistiquement voire simplement des protocoles d'études (comme évoqué dans les meta analyses sur l'ivermectine cités tout au long de ce journal), c'est n'est pas très solide, c'est ce que j'essayais de montrer avec mon post précédent.
Personnellement, je lis très régulièrement des articles scientifiques en biologie et médicaux.
Attention : je ne me déclare pas spécialiste sur l'ivermectine et ses effets sur les symptômes du covid mais ça fait parti de mon métier.
Avec mes connaissance et mon expérience, j'accorde peu d'intérêt à ces meta-analyses concluant à l'efficacité de l'ivermectine en l'état (et encore une fois, je n'ai pas fait une biblio exhaustive mais j'ai creusé un peu dans les données récentes suite à ce journal).
De ce que j'ai lu dans la littérature scientifique jusqu'à maintenant (je peux me tromper, on est d'accord), c'est que l'ivermectine fonctionne in vitro et sur le hamster à des doses nettement plus importantes que celles administré chez l'humain en tant qu'antiparasitaire.
Ça peut être prometteur mais ce n'est pas suffisant.
Les études chez l'humain, là encore à des doses plus importantes et plus fréquentes (quid des effets secondaires à ces doses fortes et répétées, loin de la posologie habituelle ? tout le monde s'en inquiète pour les vaccins alors qu'ils sont désormais connus pour la plupart, ça gène personne dans ce cas ?), ne montre pas un effet franc de résultats ou ont des biais qui empêchent de conclure sereinement.
On en est au même point qu'avec l'HCQ : pas de résultat probant surtout vendu par media généraliste (ça reste leur boulot, on est d'accord) au grand public mais sans professeur marseillais charismatique pour mettre de l'huile sur le feu.
Il faut attendre des tests plus poussés et plus robustes (effectif suffisant et représentatif avec des groupes contrôles et en double aveugle) pour conclure autre chose.
Comme beaucoup, je serai ravi que étude solide prouve le contraire, que ce soit pour cette molécule ou une autre.
[^] # Re: courage
Posté par littlebreizhman . En réponse au journal Troisième dose. Évalué à 8.
C'est quoi, beaucoup ? Ceux qui ne sont pas d'accord et qu'on entend ?
C'est quelle proportion par rapport à la majorité silencieuse qui est d'accord avec le consensus actuellement admis ?
Certes, tout le monde n'est en capacité de se faire son avis (soit pas manque de compétences, soit par manque d'intérêt).
Je ne sais pas quoi te répondre sur ta question de qui choisir pour aider à décider du vrai ou du faux.
Certains préfère visiblement suivre les avis de chanteur has-been ou de comique en état d'ébriété avancé, d'autres s'accroche à toute voix discordante parce qu'ils sont contre le gouvernement et la politique actuelle etc. Beaucoup ne cherche pas à croiser les sources des avis contraires.
J'aurai tendance à dire de suivre les avis majoritaire des scientifiques ou des médecins spécialistes du sujet et laisser tomber twitter, les politiques et les journaux à la recherche des news rapides. Et surtout accepter que les connaissances avancent avec le temps, que ce ce qui est dit un jour peut être contredit la semaine suivante et que c'est parfois long malgré l'urgence.
En passant, on peut être non spécialiste du sujet mais comprendre les résultats voire faire confiance aux papiers scientifiques correctement revus. C'est le but des papiers scientifiques : transmettre les nouvelles connaissances à parfois de moins initiés sur le sujet.
Évidemment, il faut un minimum de bagage scientifique et surtout les lire avec du recul quand les résultats sont si peu tranchés ou que les papiers sont pauvres en qualité.
Éventuellement, se mettre une sécurité sur le délai entre la publication et la prise en compte pour laisser un temps à d'éventuelles corrections voire rétractations. Le revue par les pairs, ça renforce la confiance mais il peut y avoir des couacs mais normalement les auteurs sont relancés par les relecteurs sur les points problématiques s'ils existent.
C'est le problème avec les pré-publications, ça peut faire gagner du temps si le papier est pertinent et l'étude solide mais sinon, il est facile d'y trouver pleins de papiers approximatifs voire factuellement faux (involontairement ou non d'ailleurs)
Les meta-analyses ont par nature beaucoup de bais possibles du fait de colliger des informations hétérogènes sur un sujet. Tout l'art de la question, est de corriger ou a minima atténuer ces biais.
Baser des meta-analyses sur autant de pre-prints avec des résultats faibles statistiquement voire simplement des protocoles d'études (comme évoqué dans les meta analyses sur l'ivermectine cités tout au long de ce journal), c'est n'est pas très solide, c'est ce que j'essayais de montrer avec mon post précédent.
Personnellement, je lis très régulièrement des articles scientifiques en biologie et médicaux.
Attention : je ne me déclare pas spécialiste sur l'ivermectine et ses effets sur les symptômes du covid mais ça fait parti de mon métier.
Avec mes connaissance et mon expérience, j'accorde peu d'intérêt à ces meta-analyses concluant à l'efficacité de l'ivermectine en l'état (et encore une fois, je n'ai pas fait une biblio exhaustive mais j'ai creusé un peu dans les données récentes suite à ce journal).
De ce que j'ai lu dans la littérature scientifique jusqu'à maintenant (je peux me tromper, on est d'accord), c'est que l'ivermectine fonctionne in vitro et sur le hamster à des doses nettement plus importantes que celles administré chez l'humain en tant qu'antiparasitaire.
Ça peut être prometteur mais ce n'est pas suffisant.
Les études chez l'humain, là encore à des doses plus importantes et plus fréquentes (quid des effets secondaires à ces doses fortes et répétées, loin de la posologie habituelle ? tout le monde s'en inquiète pour les vaccins alors qu'ils sont désormais connus pour la plupart, ça gène personne dans ce cas ?), ne montre pas un effet franc de résultats ou ont des biais qui empêchent de conclure sereinement.
On en est au même point qu'avec l'HCQ : pas de résultat probant surtout vendu par media généraliste (ça reste leur boulot, on est d'accord) au grand public mais sans professeur marseillais charismatique pour mettre de l'huile sur le feu.
Il faut attendre des tests plus poussés et plus robustes (effectif suffisant et représentatif avec des groupes contrôles et en double aveugle) pour conclure autre chose.
Comme beaucoup, je serai ravi que étude solide prouve le contraire, que ce soit pour cette molécule ou une autre.